‹ Marc-Aurèle et la fin du monde antiqueChapitre 197 sur 436 · LES GNOSTIQUES ET LES MONTANISTES A LYON · texte numérisé non relu

LES GNOSTIQUES ET LES MONTANISTES A LYON

Il y avait près de vingt ans que la colonie asiatique de Lyon et de Vienne, malgré plus d'une épreuve intérieure, prospérait en toutes les œuvres de Christ. Grâce à elle, la prédication évangélique rayonnait déjà dans la vallée de la Saône. L'Église d'Autun, en particulier, fut, à beaucoup d'égards, une fille de l'Église gréco-asiatique de Lyon1. Le grec y fut longtemps la langue de la mysticité2, et y garda durant des siècles une certaine importance liturgique8. Puis apparaissent, dans une sorte de pénombre matinale et incertaine, Tournus, Chalon, Dijon, Langres, dont les apôtres et les martyrs se rattachent à la colonie

1 . Légende de saint Bénigne, etc. Tillemont, Mém.j III, p. 38

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