‹ Marc-Aurèle et la fin du monde antiqueChapitre 237 sur 436 · Ibid., I · texte numérisé non relu

Ibid., I

3. Celse paraît avoir écrit sur le même sujet deux autres livres, qui se sont perclus. Orig., Contre Celse, IV, 36.

4. La loi de Théodose II (an 449 après J.-G.) aurait suffi pour le faire détruire (Cod. Just., I, i, 3, § 4).

5. Voir Th. Keim, Celsus' Wahres Wort, Zurich, 4 S 73 ; Aube, la Polémique païenne, Paris, 1877, p. 158 et suiv.

6. M. Aube a bien reconstitué la bibliothèque de Gelse, opùU., p. 245 et suiv.

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remarquable instruction chrétienne, s'étonne d'avoir tant de choses à apprendre de lui *. Pour l'érudition, Gelse est un docteur chrétien. Ses voyages en Palestine, en Phénicie, en Egypte* lui ont ouvert l'esprit sur les matières d'histoire religieuse. Il a lu attentivement ies traductions grecques de la Bible, la Genèse, l'Exode, les Prophètes, y compris Jonas, Daniel, Hénoch, les Psaumes. Il connaît les écrits sibyllins, et il en voit bien les fraudes 3 ; la vanité des tentatives d'exégèse allégorique ne lui échappe pas4. Parmi les écrits du Nouveau Testament, il connaît les quatre Évangiles canoniques et plusieurs autres, peut-être les Actes de Pilate \ Tout en préférant Matthieu, il se rend bien compte de différentes retouches que les textes évangéliques ont subies, surtout en vue de l'apologie6. Il est douteux qu'il ait tenu dans ses mains les écrits de saint Paul ; comme saint Justin, il ne le nomme jamais; cependant il rappelle quelques-unes de ses maximes et n'ignore pas ses doctrines7. \ln fait de littérature ecclésiastique, il

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