Saint Cyprien, De lapsis
3. Saint Paul, p. 226 et suiv. ; de Rossi, Roma sott., ÏII p. 500 et suiv. Comp. Tertullien, Apol., 39, et De jej., 47 (sed majoris est agape, quia per hanc adolescentes tui cum sororibus dormiunt); Glém. d'Alex., Pœdag., II, 4 ; Carm. sib>, VIII, 498; Eusèbe, Orat. Const., 42.
4. Pline, Epist., X, 97 ; saint Cyprien, Epist., 63, § 45 et 46. L'Église grecque a conservé l'usage de la messe avant le lever du soleil.
quotidien », devoir communier tous les jours. On emportait, pour cela, le dimanche, un morceau de pain bénit, que l'on mangeait chez soi en famille, après la prière du matin1.
On se plut, à l'imitation des mystères, à entourer cet acte suprême d'un profond secret2. Des précautions étaient prises pour que les initiés seuls fussent présents dans l'église au moment où il se célébrait. Ce fut presque Tunique faute que commit l'Église naissante; on crut, parce qu'elle recherchait l'ombre, qu'elle en avait besoin, et cela, joint à bien d'autres indices, fournit des apparences à l'accusation de magie3. Le baiser sacré4 était aussi une grande source d'édification et de dangers. Les sages docteurs recommandaient de ne pas le redoubler si l'on y sentait du plaisir, de ne pas s'y prendre à deux fois, de ne pas ouvrir les lèvres6. On ne tarda pas, du reste, à supprimer le danger en introduisant dans l'église la séparation des deux sexes6.
4 . Saint Gyprien, De orat., ch. xvm. Le reste de cet usage se voit dans le pain bénit de nos églises.