Rossi, Bullettino, 4865, p
que le préliminaire1. Il était administré par une triple immersion, dans une pièce à part, près de l'église; puis l'illuminé2 était introduit dans la réunion des fidèles. Le baptême était suivi de l'imposition des mains, rite juif de l'ordination du rabbinat. C'était ce qu'on appelait le baptême de l'Esprit ; sans lui, le baptême de l'eau était incomplet3. Le baptême n'était qu'une rupture avec le passé; c'était par l'imposition des mains qu'on devenait réellement chrétien. Il s'y joignait des onctions d'huile, origine de ce qu'on appelle maintenant la confirmation, et une sorte de profession de foi par demandes et par réponses4. Tout cela constituait le sceau définitif, la sphragis *. L'idée sacramentelle, Y ex opère operato, le sacrement conçu comme une sorte d'opération ma-
4. Talm. deBab., Jebamoth, 46a et suiv.; Schabbath, 435a; Talm. de Jéms., Kidduschin, ni, 14; Masséket Gérim, Kirchheim, ch. i, p. 38; ch. h, init.