Saint Paul, p. 244-245. Cf. Philos., IX
2. EÙTCpsTrr,; (xotxeîa. Athénagore, Ley.,33 ; Theoph., Ad Autol., III, 45; Minucius Félix, 34 ; Tertullien, De monogamia.
3. Jos., Anl., IV, vin, 23; XVI, vu, 3; Mischna, Eduioth, h, 7. Akiba en était venu, dit-on, à permettre le divorce au mari qui trouvait une autre femme plus agréable que la sienne. Cf. Matth., xix, 3.
4. Matth., v, 31-32; xix, 3 et suiv. ; Marc, x, 4 et suiv. ; Luc, xvi, 48 ; I Cor., vu, 40 et suiv., 39 ; Rom., vu, 2 et suiv.
5. Cette resti iction ne se trouve que dans le texte de Matthieu. L'Église catholique a réussi, à force de subtilités, à s'en débarrasser.
6. Les prophètes, précurseurs du christianisme, avaient fait opposition au divorce comme à la polygamie. Malach.,n, 43 etsuiv Rome, ici encore, donna l'idéal du mariage austère : Val. Max., II, i, 4; Denys d'Halic, II, 25; Plutarque, Quœst. rom.} 44.
7. Saint Paul, p. 244; saint Cyprien, De habitu virg., 22, 23
les thérapeutes *, se rapprochait, sans s'en douter, des idées qui, chez les anciens peuples aryens, présentent la vierge comme un être sacré. La synagogue a toujours tenu le mariage pour obligatoire2; à ses yeux, le célibataire est coupable d'homicide ; il n'est pas de la race d'Adam, car l'homme n'est complet que quand il est uni à la femme 3 ; le mariage ne doit pas être différé au delà de dix-huit ans4. On ne faisait d'exception que pour celui qui se livre à l'étude de la Loi et qui craint que la nécessité de subvenir aux besoins d'une famille ne le détourne du travail. « Que ceux qui ne sont pas comme moi absorbés par la Loi peuplent la terre » % disait Rabbi ben Azaï.
Les sectes chrétiennes qui restèrent rapprochées du judaïsme conseillèrent, comme la synagogue, les
4. Matth., xix, 40-14; I Cor., vu; Apoc, xiv, 4; Eusèbe, H. E., II, xvii, 4 8, 19; VI, v, 1 ; xli, 48; De mari. Pal., V, 3; VII, 4 ; IX, 6.
2. Hors les cas assez rares de virginité religieuse, les maximes d'État de Rome étaient aussi très contraires au célibat. Varron dans saint Augustin, De civ. Dei, XIX, i, 2; Val. Max., H, ix, 4.
3. Taira, de Bab., lebamolh, fol. 62 b et suiv.; Eben ha-ezer, ch. i, art. 1 (Sautayra et Charleville, p. 39-40); Schuhl, Sentences, n°» 823-825.
4. Mischna, traité Aboth, v, 24 . Cf. Syncelle, Chronogr., p. 84 (Paris, 4652).