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2. Voir surtout l'inscription de Doxato. Heuzey, Miss, de Macêd.,^. 4 28 et suiv. Cf. Plutarque, Consol. ad uxorem, 40; Froehner, Vases du prince JVap.,p. 34 et 35; Macrobe, SaL, VII, xvi, 8; Servius, in Georg., 1, 466.
% Collignon, Mythe de Psyché (Paris, 4,877), p. 35 et suiv., 56 et suiv.; 80 et suiv. L'image de Psyché figure à la catacombe de Flavie Domitille. De Rossi, Roma sott., I, p^ 487
facilement les caprices de la mode. Les images qui, a cet égard, ont un moment contenté notre soif passent bien vite; en fait de rêves d'outre-tombe, on veut toujours du nouveau; car rien ne supporte longtemps l'examen.
La religion établie ne donnait donc aucune satisfaction aux besoins profonds du siècle. Le dieu antique n'est ni bon ni mauvais; c'est une force. Avec le temps, les aventures que l'on contait de ces prétendues divinités étaient devenues immorales. Le culte aboutissait à l'idolâtrie la plus grossière, parfois la plus ridicule1. Il n'était pas rare que des philosophes, en public, se livrassent à des attaques contre la religion officielle, et cela aux applaudissements de leurs auditeurs*. Le gouvernement, en voulant s'en mêler, ne fit que tout abaisser. Les divinités de la Grèce, depuis longtemps identifiées aux divinités de Rome, avaient leur place de droit dans le Panthéon. Les divinités barbares subirent des identifications analogues et devinrent des Jupiter, des Apollon, des Esculape. Quant aux divinités locales, elles se sauvèrent par le culte des dieux Lares. Auguste avait
4. Sénèque, Lettres, xli, 4, et dans saint Augustin, De civ. Deij VI, 40 ; scholies sur Juvénal, x, 55 ; Épictète, Dissert., III, iv, 7; Suétone, Caius, 5. Gf. Querolus, p. 247 et suiv. (J. Havet).
%. Tertullien, Apol., 46.
introduit dans la religion un changement des plus considérables en relevant et en réglant le culte des dieux Lares1, surtout des Lares de carrefour, et en permettant d'adjoindre aux deux Lares consacrés par l'usage un troisième Lare, le Génie de l'empereur. Les Lares gagnèrent à cette association l'épithète d'augustes (Lares augusti) , et, comme les dieux locaux durent pour la plupart leur maintien légal à leur titre de Lares, presque tous furent aussi qualifiés d'augustes (numina augusta)*. Autour de ce culte complexe, un clergé se forma, composé du flamine, sorte d'archevêque représentant l'État, et des sévirs augustaux, corporations d'ouvriers et de petits bourgeois, particulièrement attachées aux Lares ou divinités locales. Mais le Génie de l'empereur écrasa naturellement ses voisins; la vraie religion de l'État fut le culte de Rome, de l'empereur3 et de l'administration4. Les Lares restèrent de très
4. Suétone, Aug*, 34; L. Renier, dans les Comptes rendus de l'Acad. des inscr., 1872, p. 410 et suiv., 419, 455; Allmer, Revue épigr., n° 4, p. 56-57.
2. Camulus Augustus, Borvo Augustus, etc. Sanctitati Jovis et Augusti. Allmer, Revue épigr., n° 9, p. 435; cf. n° 10, p. 453 et suiv.