TROISIEME PARTIE
qui arrèlaieiit l'cxpausiou de son bonheur et l'épanchernent de sa tendresse, elle se vit forcée d'y obéir; car c'est une loi du monde, que l'on soit obligé de sacrifier les amis aux indifférents. L'accueil de la comtesse ne put donc être que bienveillant; Mar cel le trouva glacial et se repentit d'être venu , mais il ne resta pas long-temps dans ces sombres dispositions : la comtesse prolestait, par de nombreux signes d'intelligence et des regards passionnés lancés à la dérobée, contre son insensibilité officielle; elle espérait et faisait espérer au jeune homme la fin prochaine de cette pénible contrainte. Mais les indifférents semblent souvent prendre à tache de devenir fâcheux ; les visites se prolongèrent. La comtesse, voyant s'avancer l'heure qui devait ramener son mari au logis et ne voulant pas s'exposer de nouveau au désagrément d'une entrevue manquée, dit à Marcel avec un clignement d'yeux significatif :
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23i MARCEL.
— Vous ne tarderez sans doute pas à repartir, monsieur?
— Non , madame, répondit Marcel avec hésitation.
— Quand cela? dans deux ou trois jours peut-être?
— Après-demain probablement , dit le jeune homme, qui commençait à comprendre.
— Déjà? Je regrette, monsieur, que vous ne nous restiez pas plus long-temps. Mais les affaires avant tout. Auriez-vous la bonté de vous charger d'une commission pour madame votre mère?
— Avec le plus grand plaisir, madame.
— Voulez-vous prendre la peine de venir nio voir demain à une heure? mon message sera prêt.
— Il suffit, madame. J'aurai l'honneur de venir prendre vos ordres.
— Mille remercîments. Au revoir.
Marcel salua et sortit.
L'arrivée du jeune homme avait renou-