TROISIÈME PARTIE. 23S
velé toutes les inquiétudes de la marquise de Terray. Elle se hâla, toujours de l'air le plus innocent, d'eu informer le comte pour qu'il se tînt sur ses gardes. Celui-ci reçut la nouvelle avec la même apparence d'indifférence. Mais il n'en fut pas moins préoccupé que sa bonne tante, et réfléchit long-temps à ce qu'il devait faire. Il n'y avait pas moyen de recommencer la manœuvre qui avait si bien réussi une première fois. La comtesse ne pouvait plus se laisser prendre à cette comédie amoureuse. D'ailleurs les circonstances étaient pressantes. Il fallait aviser sur-le-champ. Le comte s'endormit, décidé d'aborder la question de front .
Le lendertiaîn ', après son déjeuner , il lit demander h la comtesse un moment d'entretien. Elle lui fit répondre qu'elle serait eïlchantée de le recevoir h quatre heures. Il insista pour être reçu shns délai. Elle refusa. Après un moment d'hésitîUion, il se leva
de table, se dirigea vers l'appartement de la comtesse, et entra sans frapper. r,, , j — Je suis étonnée, monsieur le comte, lui dit-elle d'un ion piqué, que vous vous permettiez de forcer ma porte. Je ne m'attendais pas, je vous l'avoue, à une aussi étrange démarche. A défaut de mieux, vous m'aviez du moins accoutumée à des pro-
cèdes. |.| ■j';-j;:.;nf(-îo:jrî ih )"yr'::x\ ?rf! îinYc M'wT J^ VOUS demande pardon, madame la comtesse, d'avoir pu. yQ^s déplaire, et je regrette que vous m'y ayez^ forcé. J'avais besoin de vous voir sans retard. J'ai à vous parler d'nne affaire sérieuse. ,. j. , .,.; |. La comtesse vit que la lutte fillait s'engager, et se prépara à la bien soutenir. Elle voulut se, donner tout d'abord l'avantage, de paraître ne rien craindre, et, avîinçant elle-même un fauteuil à: son mari;.. » ■^rr ypyo^is , monsieur le comte , luifdi.telle avec la plus grande tranquijlité, je vous
écoute. ,j<^f)|;ji^ , ;jf,f„ ,'iir;>^>-njA .r;;*!/!
Le comte connaissait bien sa femme. I!