DEUXIÈME PARTIE
salon. Il était trop tard pour liiir. Il se jeta dans un cabinet sans issue, qui aliénait à la chambre, en tirant précipitamment après lui la porte, qui resta entrebâillée. Avant qu'il eût eu le temps de se retourner pour la fermer, la comtesse entra, suiviQ de son mari.
Comme celui-ci allait s'asseoir :
-— Ne vous donnez pas la peine de vous installer, lui dit-elle d'un air railleur ; j,e serais , à mon grand regret , obligée de vous déranger. Je vais me coucher.
— Eh bien ! répondit-il , qu'est-ce que cela fait ?
— Cela lait qu'il faut vous en aller.
— Vous ne voulez pas vous déshabiller devant moi ?
— Certainement non.
— Ce ne serait pourtant pas la première fois.
— Ce serait la première fois depuis que nous ne nous aimons plus, .,
— Ne pourrions-nous reprendre nos ancienne* habitudes ?
— Pas avant que nous ayons repris nos anciens sentiments.
— Pour ma part c'est déjà fait.
— Mais pas encore pour la mienne.
— Cela se fera-t-il encore beaucoup attendre ?
— Assez probablement pour lasser voire patience.
— Ne sauriez-vous abréger la durée de mes épreuves?
— Cela ne dépend pas de moi.
— De qui donc ?
— De vous.
— Je vous aime. Que puis-je faire de plus ?
— Me plaire.
— Que faut-il pour y parvenir ?
— Oh ! bien des choses.
— Par où dois-je commencer?
— Par la retraite. Bonne nuit.
Ce disant, la comtesse poussa doucement