DEUXIÈME PARTIE. H
Quant à demander davantage , il n'y songeait plus.
Hasardant à grand'peine dans l'ombre un pas timide , Marcel commença donc h s'avancer vers la porte du cabinet. Mais , au moment de la pousser , il s'arrêta. Il venait d'entendre un léger bruit. C'était la porte du salon qui s'ouvrait et se refermait doucement. Au même instant un homme traversa la chambre à'pas de loup. A sa grande taille, Marcel reconnut le comte. Il fut saisi d'un accès de désespoir. Son cœur se serra, son sang afflua tumultueusement h sa tête ; il perdit connaissance.
Quand il revint à lui, les premières lueurs du jour, pénétrant à travers les rideaux que soulevait le vent du matin , répandaient dans la chambre une clarté blafarde.
Il était étendu par terre , la face plongée dans le sang, Il releva péniblement sa tête appesantie, et, en y portant la main, toucha une large blessure. Il s'était, on toni-
bant, fendu le front sur le marbre d'une commode.
Il resta quelque temps sans pouvoir rassembler ses souvenirs^ ne comprenant rien à sa situation. Mais tout à coup la mémoire lui revint. Il se leva d'un bond, en pou>isant un cri de rage , et s'élança vers la porte pour s'enfuir. ^
Réveillée par le bruit, la comtesse courut au cabinet et se trouva face à face avec Marcel au moment où il en sortait. A l'aspect du jeune homme pâle et sanglant, elle recula avec épouvante. Lui, de son côté, s'arrêta en jetant sur elle un regard impossible à dépeindre , un regard où il y avait à la fois de l'amour, de la haine , de la douleur, de la colère et du mépris. ua-jiji
— Vous êtes donc seule maintenant? hii dh-îî. ^^^Â
— Vous étiez là ! s'écria-t-elle en se frappant la tête de la, main. Ah ! si je l'avais su !
Il ne répondit pas et s'avança vers la