TROISIEME PARTIE. i
dit-il d'une voix Iremblanle, va, laisse faire, cela se passera.
La jeune li!!c laissa tomber su tête sur l'épaule de son cousin, et tous deux se mirent à pleurer h cbaudes larmes. Madame Hubert ne put résister h ce spectacle, et, serrant à la lois ses deux enfants dans ses bras, mêla ses larmes aux leurs. Griffon était accouru à sa suite, et léchait tour à tour les mains d'Eugénie et de Marcel, en levant vers eux un regard d'intelligence.
Le conimandanl se promenait à grands pas dans le salon, regardant le panpiet et mordillant sa moustache, pour ne pas se laisser aller à son attendrissement.
Seul, le curé paraissait avoir conservé son calme habituel.
M. Jacquin le remanpia, et, s'approcbanl deluiavecétonnement, lui dit à voix basse :
— Eh bien, l'abbé .' (pie pensez-vous de cela ? Il me semble que c'est bon signe, hein ?
— Il liant toujours espérer, répondit gravement le curé.
M. Jacquin le regarda d'un air inquiet, niais sans oser lui demander l'explication de sa pensée.
Craignant que cette scène, si on la laissait se prolonger, n'aboutît à quelque crise violente , le curé s'approcha de madame Hubert, et, la tirant à part :
• — Permettez - moi , madame, lui dit-il d'un ton pénétré, permettez-moi de vous faire observer qu'il serait convenable et prudent de mettre un terme à cette vive expansion. Elle pourrait dégénérer en quelque chose d'excessifet de l'unesle.
■ — Ah ! monsieur le curé, répondit -elle, laissez-nous pleurer. Nous en avions tous besoin.
— C'est justement parce que les larmes sont une Aiveur de Dieu, qu'il ne faut pas en abuser. Je vous en supplie, tâchez de vous contenir, et de modérer la sensibilité déjà trop excitée de ces jeunes gens. C'était