TROISIÈME PARTIE
— Je le disais bien, moi, que cela s'arrangerait, répétait-il souvent eu se f«'Ot tant les mains, et qu'un brave garçon n'était pas perdu pour une amourette. Mais ils n'entendent rien à ces choses-là , eux autres ; et Dieu sait où l'on en serait encore, si je ne m'en étais pas mêlé. Je savais ce que je taisais en conduisant Marcel à la chasse ; un coup de fusil a suffi pour le calmer. Après cela, écoutez donc encore les femmes! Décidément, il n'est rien de tel que de mener les choses militairement.
L'abbé Pascal lui-même , quoique loin d'adopter les calculs et de partager la confiance de ses amis, commençait à entrevoir la possibilité d'une guérison, et en remerciait le ciel comme d'un miracle.
Les choses en étaient là, lorsque M. Jac» quin reçut par la poste un paquet timbré de Paris. En déchirant renvelop[»e, il trouva deux lettres dont l'une était adressée à Marcel. L'autre ne contenait que ces mots:
(( {Jne personne qui a toute confiance dans
» la loyauté de M. Jacquin le supplie, au » nom (le l'honncui'. de remeltre secrète- » ment et en mains propres la lettre ci- » jointe h la personne dont la suscription » porte le nom. Cette lettre ne contient que » des regrets et un adieu. M. Jacquin peut » donc sans scrupule l'endre le service que » l'on réclame de son obligeance. Il ac~ » querra par là des droits à la reconnais- » sance d'une personne dont il a déjà toute » l'estime. » ■ "' ''•'^^'^
Malgré l'absence de signature, le commandant <levina facilement l'auteur de la lettre. Il se demanda avec hésitation s'il devait s'acquitter de la singulière commission dont il se trouvait inopinément chargé. Il sentait bien qu'il y avait du danger à remettre Marcel en communication avec la comtesse. Mais, en y rétléchissanl, il trouva (]ue la chose n'était pas aussi grave qu'elle en avait l'air au premier abord. Puisqu'il ne s'agissait que clip regrets et d'adieu, l'épître en rpiestion ne pouvait que confirmer le