DEUXIÈME PARTIE. è^^Q
air (le doux reproche, né diteâ pas qUe vous n'aimez pas Eugénie.
— Je ne l'aime pas comme... l'autre.
Le jeune homme prononça ce dernier
mot d'une voix [tellement étouffée que l'abbé le devina plutôt qu'il ne l'entendit.
— L'autre! répondit-il en appuyant sur chaque parole, vous croyez l'aimer.
— Je crois ? s'écria Marcel, en lançant au prêtre un regard dédaigneux à force d'ëtonnement.
— Oui , vous le croyez , reprit celui-ci avec fermeté, et vous vous trompez. Je ne demande pas quinze jours pour vous en convaincre. Promettez-moi de ne pas voir pendant quinze jours madame de Barjols.
— Ne pas la voir! Est-ce que c'est possible?
~ Nous partirons ensemble, dit le curé en prenant la main de Marcel dans la sienne; nous irons..*
— Jamais ! interrompit le jeune homme en retirant avec violence sa main à& celle
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du curé, comme si celui-ci eût voulu l'emmener (le force. i »r.ry
— C'est ainsi que vous me repoussez, malheureux enlantj quaml je cherche a vous guérir? dit l'abbé d'un ton découragé.
— Ne pkis voir Agathe! reprit , Marcel avec exaltation. Qu'est-ce que je deviendrais ? Pour que je m'éloignasse d'elle, il faudrait qu'elle me l'ordonnât elle-même. Et encore, je ne sais pas si j'aurais la force de lui obéir.
— Vous êtes plus malade encore que je ..ne crQyais, mon pauvre Marcel ; c'est plus
que de la fièvre, c'est de la foHe.
-îî'iîT— Vous appelez cela une folie, l'amour! dit avec une sorte d'ironie orgueilleuse le jeune homme dont l'excitation ne connaissait plus de bornes.
— J'en ai malheureusement le droit , ré- .pondit le prêtre, d'un air profondément pénétré. J'ai passé par ce chemin , et je sais qu'il mène à l'abîme.
Ces paroles, et surtout la sombre exprès-