‹ MarcelChapitre 28 sur 155 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

abbé, si vous ne voulez pas qu'elle s'en aille à tous les diables... A propos, vous allez me loger jusqu'à ce que je puisse rentrer à la caserne. Arrangez-vous : tant pis!

-— Votre logement est tout trouvé, commandant, lui répondit le curé. Vous prendrez ma chambre et mon lit. Je pars ce soir pour Saint-Brieuc.

— Ce soir ? s'écrièrent à la fois tous les assistants.

— Ce soir, répéta tranquillement le curé.

— Mais il va faire un temps horrible, reprit madame Hubert.

— Il n'importe. H faut que j'aie sans retard un entretien avec monseigneur. C'est décidé ; si vous le voulez bien, mes amis, nous n'en parlerons plus.

On connaissait la fermeté un peu opiniâtre de l'abbé Pascal, et personne ne chercha plus à le détourner de son projet.

— C'est convenu, dit M. Jacquin, je prends votre place, mais pas vos fonctions, entendons-nous. Pour confesser, passe encore : je

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crois que je m'en tirerais; mais pour dire la messe et cœlera, serviteur; rompez les rangs.

— Si, pendant mon absence, on avait besoin de mon ministère, vous auriez la bonté d'envoyer chercher le curé de Matignon, que je vais prévenir en passant. Quant à l'argent que cette dame vous a donné pour les pauvres, vous le distribuerez vous-même, ou vous me le remettrez à mon retour, seloii que vous le jugerez convenable. — Maintenant, prenons, si vous le voulez bien, congé de nos amis. Je vais vous installer le moins mal qu'il me sera possible, et me mettre ensuite en route.

— Moi, dit Marcel, je vais accompagner M. le curé pour l'aider dans ses préparatifs dé voyage.

Et il sortit le premier, suivi de Griffon.

Le commandant souhaita le bonsoir, et le curé fit ses adieux à madame Hubert et à Eugénie. Celle-ci lui dit, au moment de le quitter :

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