DEUXIÈME PARTIE
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— Maintenant, mon enfant, dit le curé, allons rejoindre votre mère, qui vient de rentrer au salon. Mais auparavant essayez bien vos yeux. Il ne faut pas qu'elle voie que vous avez pleuré.
— Oh ! soyez tranquille, répondit-elle avec un triste sourire, je sais cacher mes larmes.
Et ils prirent ensemble le chemin de la maison.
Pendant ce temps, Marcel et Agathe s'approchaient ensemble du château. Le commandant les avait, suivant son habitude, quittés à la hauteur du Domaine, après avoir rappelé à la comtesse qu'elle devait venir avec sa tante dîner chez lui, le lendemain i 5 août.
Le 15 août était pour le commandant, comme pour tout le monde, un jour consacré, mais à un titre différent. Pour tout le monde c'était la fête de la Vierge; pour lui c'était encore celle de Napoléon. Il avait coutume d'inviter ses amis à dîner ce joiit^
là. Cela se trouvait d'autant mieux celte année qu'en buvant à la mémoire du grand homme on célébrerait en même temps le retour du curé. Le vieux soldat faisait ainsi d'une pierre deux coups.
Durant le trajet, la comtesse avait adressé à Marcel de nombreuses questions sur le curé, sur son caractère, sur ses habitudes. Le jeune homme y avait naturellement répondu parle plus complet éloge.
— N'importe, reprit-elle après un moment de silence, pendant lequel elle avait semblé n^ éditer les paroles de Marcel , je suis fâchée du retour de ce prêtre.
— Et pourquoi?
— Je crains son influence.
— Sur qui?
— Sur tout le monde, sur vous le premier.
— Sur moi? .
— Oui, j'ai peur de voir exclure de nos relations cette liberté , celte facilité qui en font le charme. Adieu nos longues promenades! adieu nos joyeuses folies! Il n'y a de