‹ MarcelChapitre 96 sur 155 · DEUXIÈME PARTIE. Hî · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. Hî

faute 5 et la punissent de leur propre dé- Mre. '^^•"^*"

L^'assemblée entière palpitait sous riiiipression de Ces fortes paroles; les fetnttiès^ les écoutaient avec anxiété, coitime si tà^ chaire eût été un tribunal et le prêtre lèitt^

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— Hé! hé! fit la marquise d'un air d'ap-^ probation, voilà qui n'est point mal tourrlé. Il est plus orateur que je ne croyais, cë^ monsieur Pascal.

-.^ C'est la haine qui lui donne de Télo- (jàence, lui répondit là comtesse très'-pâlér^

— La haine contre qui ? ' '■

— Eh! contre moi, donc.

— Je croyais que tu m'avais dit qu'il t'aimait encore.

— L'amour et la haine ne vont-ifs pats souvent de compagnie? î^r^r'^î

Le curé reprit :

— Du reste, il faut reconnaître que si le châliment est sévère, il est mérité. La femme licencieuse est le ftéau, non-seulement d'd''

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sa maison, non-seulement de sa famille, mais encore du pays qu'elle habite. Toutes les mauvaises passions s'allument à ses regards; tous les troubles naissent sous ses pas. Elle fomente les divisions, les jalousies, les haines, les querelles. Quand elle entre par une porte , la sécurité et le bonheur s'en vont ensemble par l'autre. Elle étouffe dans les cœurs tous les bons sentiments, elle féconde le germe de tous les mauvais, elle corrompt Tamour même en y mêlant le mépris. C'est la pire et la plus dangereuse des créatures. Mieux vaudrait avoir parmi vous un brigand que la femme dont je parle. Contre l'un on peut s'armer, comme contre un loup ; on peut le poursuivre, l'attaquer, l'exterminer. Mais contre l'autre , que faire ? Souple , fuyante et introuvable, comme une vipère, elle se dérobe et se cache, avance et recule en silence, tourne autom" de vous sans que vous puissiez la voir ni l'entendre , et ne révèle sa présence que par sa morsure. Et, si on l'é-

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