FRAGMENTS SUR MALLARMÉ
Fleurs du mal, et certes avec éloge, à quoi nul ne fait d'objection, mais aussi avec les réserves nécessaires.
De Paul Valéry, voici, d'autre part, une réimpression de l'essai sur Une conquête méthodique, que l'on peut vraiment qualifier de prophétique si l'on songe que ces vues sur l'organisation allemande datent de 1897. Puis, dans le deuxième numéro de Commerce, une bien spirituelle Lettre de Mme Emilie Teste, car le héros de la célèbre Soirée avec M. Teste s'est marié, et l'impression qu'il produit sur sa femme fournit à Paul Valéry une petite merveille d'ironie hautement philosophique. Enfin je tiens à vous annoncer l'édition du type courant et portatif à'Eupalinos, ce chef-d'œuvre dont je vous ai longuement entretenus.
RHUMBS
Un rumb, ou rhumb, c'est la « quantité angulaire comprise entre deux des trente-deux aires de vent de la boussole », d'après Littré, et il en cite un exemple tiré de Voiture, qui écrit rhomb. Le mot est ancien et international : l'orthographe seule varie d'une époque ou d'une langue à l'autre. Paul Valéry a employé ce terme de marine pour indiquer qu'à divers moments de sa pensée il a fait le point, et qu'il nous donne des extraits de son livre de bord. C'est un petit livre étonnamment substantiel et varié, délicieux par cette variété même et cette invitation au voyage, qu'on lit d'abord d'un trait, avec passion, pour y revenir ensuite et s'attarder longuement aux escales les plus révélatrices de cette odyssée intellectuelle.
Ce puissant esprit est capable de détente et de
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flânerie, tout comme un autre, et même beaucoup mieux. S'il lui plaisait de se borner à l'impressionnisme, il n'y craindrait personne, et le prouve dans les premières pages du présent volume par de ravissants croquis de Gênes, de ses ruelles, de son grouillement populaire, de ses cloches : « Liquidement, avec une liqueur infinie tintent ces notes. La grave, les grêles — à tous les étages de l'espace, comme si l'air habité de toutes parts se grattait... s'épuçait, — se hérissait de sons qu'il s'est trouvés... » Et quelle jolie page d'humour pittoresque sur un obscur et secourable petit café, qui doit être d'Italie aussi, mais plutôt de Florence ou de Rome, puisque avec soulagement Valéry s'y proclame « libre enfin des musées ». Enfin seul, devant une glace au citron, servie par un « penseur gras et mal rasé » pour qui le voyageur se sent « client abstrait, essence de client ». Valéry aime la méditation solitaire, umbratile, il n'aime pas les musées. Il dit : « Les collections, contraires à l'esprit : le harem à l'amour... Une assemblée d'objets exceptionnels, une foule de singuliers ne peut plaire qu'à des marchands... » Oui, mais l'inconvénient de ces assemblages hétéroclites est surtout pour le touriste pressé, qui d'autre part y trouve l'avantage de gagner bien du temps. Dans une ville où l'on réside, rien n'empêche d'aller fréquemment au musée, et de n'y
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rendre visite chaque fois qu'à un seul artiste, ou même à un seul ouvrage. Le musée est un mal nécessaire et une grande commodité. En principe, chaque œuvre d'art doit faire partie d'un ensemble architectural ou décoratif et rester dans son cadre. Mais il faut alors des années pour tout voir. D'ailleurs, cette localisation n'était guère possible qu'avec la fresque. L'invention de la peinture à l'huile et la multiplication des tableaux de chevalet transforment nécessairement en musées même les galeries particulières, comme l'accroissement des littératures surcharge aussi les bibliothèques privées. Nous vivons et nos descendants vivront de plus en plus dans des capharnaùms. Mais le moyen de renoncer à rien de tout cela ? Et l'on peut classer, tout en conservant. Valéry reculerait certainement devant la table rase futuriste. L' « ennui prodigieux des choses d'art » ne vient que de l'abus et de la vulgarisation. Il faut de l'art en son lieu, pour les grandes occasions, si l'on peut dire, et de la simplicité pour tout le surplus.
Valéry n'adore aucune idole et pas davantage celle de la nature. Il la peint à merveille quand il veut. Quoi de plus joli, ici, que ces feuilles d'arbre dans le vent : « Le bruit d'un sablier, d'un passage, l'envie et la peur de partir, — mille petits mouchoirs verts agités. » Mais il sait choisir et n'est pas
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dupe. « Erreur ridicule de Rousseau :> — Prendre pour vérité une envie d'aller aux champs... Celui qui, enchaîné à la ville, désire l'arbre et l'odeur des terres — il appelle Nature la campagne. Mais il y a d'atroces campagnes.... L'imagination du désir ne voit jamais qu'un coin, — un fragment favorable des choses... Qui voit tout ne désire rien et tremble de bouger. » D'une cellule de quelques pieds carrés, la pensée humaine embrasse le monde. Et l'on ne conçoit Dieu, c'est-à-dire la pensée de la pensée d'après Aristote, que comme nécessairement immobile et immuable. Plus loin Valéry raille la manie de « découvrir la nature tous les trente ans », et prononce : « Il n'y a pas de nature. Ou plutôt ce qu'on croit être donné est toujours une fabrication plus ou moins ancienne. Il y a un pouvoir excitant dans l'idée de revenir au contact de la chose vierge. On imagine qu'il y a de telles virginités. Mais la mer, les arbres, les soleils — et surtout l'œil humain — tout est artifice. » Voltaire disait déjà : « Tout est art. » (Rappelons que nos pères ne faisaient presque pas de liaisons, quoi qu'on en pense à la Comédie-Française.) Cette vue est encore plus juste dans la théorie de l'évolution que dans l'hypothèse créationniste. Le monde, en tout cas, est très vieux et très composite. Cette idéale virginité ne se trouverait que dans les Idées au sens plato-
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nicien, lesquelles demeurent éternellement jeunes. Mais dans la mesure où nous les admettons aujourd'hui, elles ne sont qu'une mythification de la pensée pure — où il faut toujours revenir.
« Prendre pour vérité une envie ». voilà qui était commun même avant Rousseau et qui ne s'applique pas seulement aux villégiatures. « L'espoir, dit Valéry, méfiance réflexe à l'égard de nos prévisions. Heureuse méfiance. L'espoir est un scepticisme... On se réfugie dans ce qu'on ignore. On s'y cache de ce qu'on sait... L'espoir est l'acte intime qui crée de l'ignorance, change le mur en nuage, — et il n'y a point de sceptique, de pyrrhonien si destructeur de raisonnements, de raison, de probabilité, et d'évidences, que l'est ce forcené démon de l'espoir. » Valéry constate, avec une pitié douce. Quant à lui, il n'estime que le sûr et le précis. Il trouve que « vérité, beauté — ce sont là des notions très anciennes qui ne répondent plus à la précision exigible ». Les opinions courantes se caractérisent pour lui par le vague, qui permet d'en changer aisément, soit en l'avouant, soit en se prétendant fidèle, mais en « expliquant son vote ». Il écrit (et le début de ce précieux aphorisme m'a fait penser au Chef des Odeurs suaves de Salammbô) : « Dans toute société paraît un homme préposé aux Choses Vagues. Il les distille, les ordonne, les pare
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de règlements, de méthodes, d'imitations, de pompes, de symboles... C'est le prêtre, le mage, le poète, le maître des cérémonies intimes ; — encore le démagogue et le héros. Ils construisent de vapeurs des édifices qui ne sont pas solides, mais en revanche qui sont éternels. Toute attaque les dissipe, nulle ne les détruit. » Schopenhauer ou Renan n'eussent pas dénoncé avec plus de force ni d'esprit l'éternelle illusion. Et il y a dans la forme une spirituelle âpreté à la Chamfort, avec une ironie pittoresque à la Flaubert.
Mais Valéry est peut-être, avec M. Emile Meyerson, celui qui aura le plus fortement insisté sur l'opposition de la science au sens commun, dont elle a déjà « ruiné la bonne conscience », d'après l'auteur de Rhumbs. Il considère que le sens commun et le bon sens « ne conservent leur crédit que dans les terrains vagues », que la science « a contraint les esprits à s'attendre toujours à des surprises dans tous les domaines où le langage et les discours ne font pas tout ». C'est pourquoi il appelle la science « l'Inhumaine », c'est-à-dire la hache des vieilles conceptions anthropomorphiques. Cette lutte s'est particulièrement affirmée avec les théories d'Einstein, auxquelles Pierre Duhem a fait (vainement) l'objection du bon sens, qui « n'est que le recul d'un homme devant l'inhumain », déclare Valéry. Il
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ajoute : « C'est que l'écart commence à devenir sensible entre le dictionnaire de l'usage et la table des idées nettes. » Et sur ce point, il conclut : « Voici venir le crépuscule du Vague et s'apprêter le règne de l'Inhumain qui naîtra de la netteté, de la rigueur et de la pureté dans les choses humaines. » Plus loin, il se moquera de la « profondeur », fausse ou même véritable, qui est une affaire de fabrication, et « cent fois plus facile à obtenir de soi que la rigueur ». Taine eût applaudi.
Dans un paragraphe intitulé « Aire chrétienne », cet amusant calembour résume une vue déjà ancienne sur les difficultés du christianisme à se répandre hors des limites de l'antique empire romain, mais Valéry apporte une explication très ingénieuse : « Le christianisme tient au pain et au vin. Le catholicisme les exige. Pain, vin, et la notion de substance. L'opération essentielle qui définit le catholicisme est le changement de substance de deux produits élaborés par l'industrie de l'homme... » (Voir le second volume de M. Pierre Lasserre sur la Jeunesse de Renan, ou le Drame de la métaphysique chrétienne.) Or, le blé et la vigne ne prospèrent pas sur toute la face de notre planète, ni l'idée de substance, « résultat d'une forme de méditation assujettie à certaines règles, elles-mêmes possibles dans certains types linguistiques, et non dans d'au-
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très ». Valéry continue : « Tout ceci définit sur le globe une certaine région qui se dispose autour du bassin de la Méditerranée : région dont les limites sont celles de la vigne et du blé... Dans les empires du riz, des patates, des bananes, des cervoises, des laits aigres et de l'eau claire, le pain et le vin sont des produits exotiques, et l'acte sacramentel de saisir sur la table du repas ce qu'elle porte de plus simple pour en faire ce qu'il y a de plus auguste, n'est plus un acte accompli à même la vie... Les pays catholiques sont aussi les pays du meilleur pain et des meilleurs vins. » Ainsi il y a non seulement une histoire et une philologie, mais une géographie physique des religions.
Dans un autre chapitre, Valéry dira : « Le jugement d'un croyant sur la pensée d'un incroyant, et le jugement réciproque, ne comptent pas. » Entendez surtout qu'ils ne comptent pas pour celui qui formule le jugement contraire. « Un homme qui sent fortement la musique, et un homme qui n'en perçoit que du bruit, peuvent parler jusqu'à demain. » Mais c'est évidemment celui qui sent la musique qui a raison, encore qu'il ne puisse convaincre son adversaire. Auquel de ces deux interlocuteurs Valéry compare-t-il le croyant ? A celui qui sent la musique ? Non, sans doute, car le croyant et l'incroyant sentent chacun de son côté quelque chose que
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l'autre ne sent pas, et la plupart des incroyants ont passé par la foi, au moins dans leur enfance, et ont donc connu l'autre état d'âme, tandis que la plupart des croyants n'ont pas traversé l'incroyance ou ne l'ont pas approfondie et ne se la représentent pas. D'ailleurs, il ne s'agit pas pour Valéry de croire ou de sentir, mais de savoir. « Le débat religieux, poursuit-il, n'est plus entre religions, mais entre ceux qui croient que croire a une valeur quelconque, et les autres. » L'ironie sur les Choses Vagues réparaît encore un peu plus loin : « Notre insuffisance d'esprit est précisément le domaine des puissances du hasard, des dieux et du destin. Si nous avions réponse à tout — j'entends : réponse exacte — ces puissances n'existeraient point. » Et Valéry constate, comme tout le monde, que nos réponses justes sont rarissimes, la plupart faibles ou nulles. En esprit éminemment philosophique, il prononce : « Nous le sentons si bien que nous nous tournons à la fin contre nos questions. C'est par quoi il faut au contraire commencer. Il faut former en soi une question antérieure à toutes les autres, et qui leur demande à chacune ce qu'elle vaut. » La philosophie est avant tout une critique de la connaissance, et des candidatures à la connaissance, depuis les sceptiques grecs jusqu'à Kant et aux contemporains. Certains problèmes ne sont peut-être insolubles
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que parce qu'ils sont mal posés, ou même purement chimériques et qu'à proprement parler, ils ne se posent pas. L'inconnaissable n'est peut-être que le lieu imaginaire où il n'y a rien à connaître, parce qu'il n'y a rien. Les données du sens commun n'ont pas plus de valeur en métaphysique qu'en science positive. « Nos plus importantes pensées sont celles qui contredisent nos sentiments. » Ces sujets abstraits, sur lesquels l'esprit aussi brillant que vigoureux de Valéry projette en se jouant tant d'agrément et de lumière, ne remplissent pas à beaucoup près tout ce petit volume, où l'on trouve la plus riche diversité, non seulement des impressions de voyage, comme je l'ai noté en commençant, mais de la psychologie, de brèves synthèses historiques (Napoléon, César, Frédéric, hommes de lettres), des réflexions morales dignes de La Rochefoucauld, par exemple sur le détour d'amour-propre qui méprise la louange, mais se fait de ce mépris un mérite supérieur à cette louange même, etc.. Je ne puis tout citer. Devant le plus mince volume de Valéry, le critique souffre d'un embarras de richesses. Au fait, pourquoi cette humeur contre la critique ? Je pense que ce sera ma seule réserve. Valéry reproche à la critique de ne pas deviner dans quelles conditions une œuvre a été conçue, par exemple sous l'action d'une envie
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d'écrire, parce que le poète avait tracé par hasard des mots insignifiants dans un bureau de poste, ou ailleurs, et que son écriture lui avait plu. Mais cela est-il bien important ? « Critiques. Le plus sale roquet peut faire une blessure mortelle ; il surfit qu'il ait la rage. » Mais non ! Ces roquets existent, et ne mordent pas seulement les poètes mais aussi, et souvent de préférence, d'autres critiques. S'il m'est permis de le dire, j'ai été moimême beaucoup plus mordu que Valéry, qui n'a pas eu tant à se plaindre, et je ne m'en porte pas plus mal, ni moins gaiement. J'avoue même que cela m'amuse. J'ai cru parfois discerner — et c'est tout à l'honneur de Valéry — qu'il est surtout blessé par les outrages à des maîtres qu'il aime. Je le comprends. Mais quoi ? Que les roquets, enragés ou non, s'oublient au pied du socle, la statue n'en subsiste pas moins.
Toute une partie du recueil traite de littérature. On la lira naturellement avec une particulière attention. Valéry se moque du délire sacré ou prophétique, de la Pythie, qui représente l'inconscient, l'instinct, l'élan vital, c'est-à-dire le continu, mais est incapable de continuité, si bien que c'est l'intellect discontinu qui doit y pourvoir. Moins romantique sur cet article que Platon et que le célèbre texte du Phèdre sur l'inspiration, Valéry observe
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que dans ce qu'elle a de vraiment efficace et précieux elle n'est guère qu'un pseudonyme de l'intelligence. (Oui, pour une grande part : cependant, il y faut aussi le don, et tous les hommes intelligents ne sont pas poètes.) A propos de poésie, Valéry distingue les éléments purs et impurs, mais dans un tout autre sens que l'abbé Bremond, qui a loyalement reconnu le désaccord. Impures n'implique pas un blâme, dit Valéry, pas plus que lorsqu'on parle de métaux purs ou de corps simples. Mais, par coquetterie peut-être, ce grand penseur en vers considère la pensée comme moins importante en poésie que la beauté. Il est vrai qu'il est abondamment paré à cet autre point de vue (si tant est qu'il soit autre, et que les deux éléments soient foncièrement séparables, dont je doute). Je vous recommande une brève, mais bien pénétrante comparaison entre l'art classique et l'art moderne : « La littérature du dix-septième siècle est toujours adaptée à une compagnie. Elle n'est pas de l'homme seul... Le discours de Racine sort de la bouche d'une personne vivante, quoique toujours assez pompeuse... Au contraire chez Hugo, chez Mallarmé et quelques autres, paraît une sorte de tendance à former des discours non humains et, en quelque manière, absolus, — discours qui suggèrent je ne sais quel être indépendant de toute per-
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sonne, — une divinité du langage, — qu'illumine la toute-puissance de l'ensemble des mots. C'est la faculté de parler qui parle ; et en parlant, s'enivre ; et ivre, danse. » On sait que Mallarmé est le maître préféré de Valéry. Ainsi la poésie suivrait la même direction que la science, deviendrait moins anthropomorphique, — - et encourrait de plus en plus les objections du sens commun, c'est-à-dire du philistinisme infatué...
On arriverait ainsi, en poésie, à une sorte de relativité généralisée, c'est-à-dire à un absolu, comme vous savez. D'ailleurs, la beauté est d'autant plus impersonnelle qu'elle est plus haute, et pareillement la vérité à mesure qu'elle est plus exacte. C'est qu'elles atteignent alors l'essence même, ou qu'elles en approchent... A bien des égards, Valéry est platonicien. Son hellénisme foncier, et non pas de pure forme ni de parade, se révèle encore dans cette maxime : « J'aime la pensée comme d'autres aiment le nu, qu'ils dessineraient toute leur vie. Je la regarde ce qu'il y a de plus nu... » En effet, le costume n'est qu'anecdote et contingence. Ce rapprochement ne dévoile-t-il pas le fond même de la pensée grecque et de l'art grec ?