SCÈNE PREMIÈRE
MARIE
Le peuple du dauphin entoure le palais : J'attache vers ces lieux mes regards inquiets. Peut-être en ce moment!... Exauce ma prière, Dieu puissant; qu'un rayon de ta sainte lumière De mon père abusé dessille enfin les yeux! Eloigne de son cœur ces soins ambitieux, Qui de tourmens sans nombre empoisonnent sa vie; Rends-lui ces jours de paix, ces jours dignes d'envie ; Où goûtant les douceurs de son obscurité, Mon amour suffisait à sa félicité; Qu'il retrouve en son cœur, qu'il y garde sans cesse Pour des rois qu'il aima, sa première tendresse. Ah! si pour obtenir un semblable retour, Il fallait imposer silence à mon amour, Pour le salut d'un père est-il rien qu'on ne fasse? Dieu juste, Dieu clément! certaine de sa grâce» Heureuse à son bonheur de me sacrifier, Aux pieds de tes autels, oubliant Olivier, J'irais... C'est lui. ,