‹ Marcel, tragédie en cinq actesChapitre 32 sur 50 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les mêmes, MARCEL.

MARCEL , a lui-même.

Aux genoux d'un enfant on m'aura vu fléchir , Et je pardonnerais à qui m'a fait rougir!

44 MARCEL

MARIE

C'est mon fère!

MARCEL

Ah ! souffrez que ma joie Devant vous, sans contrainte , aujourd'hui se déploie. Jamais pareil spectacle à mes yeux éblouis D'un si bel avenir n'a tiatté mon pays : Les félons abjurant leurs fureurs sacrilèges, Les barons renonçant à de hauts privilèges , Et d'un commun accord armant tous leurs sujets Pour protéger Valois et chasser les Anglais! Ah! qui ne chérirait cette auguste alliance Qui va rendre la paix et la gloire à la France!

MARIE

Doux espoir!

MARCEL

Olivier , je partage tes vœux.

La paix de mon pays est tout ce que je veux; Mais cette paix encore est loin de ma patrie!

OLIVIER

Le retour du dauphin en est la garantie.

MARCEL

Penses-tu qu'en un jour on la puisse acquérir, Qu'au désir d'un enfant on la voie accourir ; Que ce peuple, animé d'une juste vengeance, Se laisse désarmer par sa seule présence, Et vienne s' accusant des maux qu'il a soufferts, Redemander sa chaîne et reprendre ses fers ?

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