‹ Marcelin Gayard. Illus. de Lobel-RicheChapitre 31 sur 37 · LUCETTE DECOUVRAIT DES ACCOINTANCES ENTRE LE VICE · texte numérisé non relu

LUCETTE DECOUVRAIT DES ACCOINTANCES ENTRE LE VICE

armi les passants et discutant des grandes passions mondaines qui se mettent i la scène.

Charenton, errer au bord de la Marne, et l'on rentrait dîner sans autre dépense que celle du transport. A la descente du

bateau, Lucette se plaçait à droite de son père qui donnait le bras à sa mère, et ils marchaient lentement, tous les trois de front. A la correction des vêtements, d'un chic pauvrement imité, aux visages médiocrement nourris, vides de passions, à un certain air sans-le-sou, sans relations, sans énergie, n'importe quel observateur aurait fait l'annonce sans hésiter : famille d'employé.

On voyait un tas de gens pleins d'entrain qui parlaient fort, se démenaient.

mes furibonds et s'assurait que sa fille gardait un visage mort. Lucette, les paupières prudes, constatait que le manque de moralité rendait certaines physionomies diantrement naturelles et agréables, tandis que la sagesse avait le nez plutôt pincé, triste, fané. Elle se baissait, cueillait deux ou trois fleurettes blanches ; son père en mettait une à sa boutonnière et fumait dignement. On s'asseyait sur l'herbe, après avoir longtemps cherché une bonne place introuvable. Quelques

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