SCÈNE V. U
• facile, lorsque J’ai été arrêtée celle nuit... et que je me trouvais en son pouvoir !
marco, vivement.
Ah! c’eût été indigne d’un gentilhomme...
(La regantant avec amour.) Et puis, je peux vous
le dire en confidence depuis ce moment U
vous aime, il vous aime comme il n’a jamais aimé! ANNA, avec joie.
Ah! je le voudrais!..
marco , avec espoir.
Comment ?
ANNA
Pour me venger... pour qu'il fût bien malheureux ! car jamais je ne serai à lui !..
MARCO, reprenant son rôle et avec dépit.
Hum ! peut-être !.. si on le pousse à bout!..
DONATO, revenant à sa gauche.
Oui-dà !.. je jure bien qu’il ne l’enlèvera pas !
marco.
Il l'enlèvera...
Il ne l’enlèvera pas, corbleu !
marco.
U prétend qu’il vous préviendra du jour, de l'heure... et que vous ne l’empêcherez pas!
DONATO, s’échaufiaut.
C’est ce que nous verrons ! quand les portes d’une maison sont bien barricadées...
MARCO, froidement.
Il reste les fenêtres.
DONATO
On les ferme.
MARCO
Il y a les cheminées.
DONATO
On les bouche.
MARCO
Il y a les soupiraux.
DONATO
Ah!
ANNA, allant h son oncle.
11 oserait!
donato, la rassurant.
N’aie donc pas peur!
ANNA
Mais cet épouvantable !
MARCO, avec feu d’abord.
Du tout! quand on est amoureux! est-ce que rien vous arrête!., demandez à votre oncle! s’il s’en souvient?
DONATO, secouant la tête.
C'est vrai... c'est vrai!., quand on est amoureux... Peste! oh! oh! (A sa nièce et en confidence.) je me rappelle, qu’il y a trente ans, j’avais été coudamtié à huit jours d'arrêt à la citadelle, par mon général, le gouverneur actuel... brrrrr... une heure après j’avais gagné le porteclé. sauté par ma lucarne... je n'avais pas la goutte alors !.. ( Pendant ce temps , Marco s'est approché tout doucement de la toilette , a pris l’éventail d’Anna cl y a écrit k la dérobée quelques lignes ati crayon, puis l'a remis k sa place. Continuant en riant.) Le plus joli! c’est que je n'ai jamais fait ! mes huit jours d’arrêt!
MARCO, se retournant.
p* Ah! bah!..
DO NATO
Personne ne s’en est douté !
ma iwio, à pan.
C’est bon à savoir !