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À. cecoinple, le corps diplomatique, lo plus utile, le plus rétribué et le plus honoré de tous , serait aussi considéré comme une corporation destinée à l'espionnage. — Monsieur le marquis, je suis ici comme etwojéy chargé (V affaires.
— Oui , mais d affaires secrètes.
— Hé ! que m'importe qu'elles soient secrètes ou publiques; — les généraux ne tiennentils pas à grands frais, dans le camp ennemi , des envoyés qui leur rendent compte de tout ce qui s'y passe?
— Cela n'en est pas plus loyal.
— En vérité , monsieur le marquis , vous êtes étonnant avec votre loyauté ; — en guerre comme en politique, il faut agir de représailles.
— Monsieur de Castelli, je ne saurais approuver ce système ; j'aime qu'on combatte son ennemi sur le champ de bataille, qu'on le tire à la face du jour, il n'y a rien là que de loyal ; mais j'abhorre qu'on le fasse tomber dans un piège à renard, qu'on le tue dans un guet-apens.
— Bah î bah ! monsieur le marquis , il ne vous faudrait dans le cœur qu'un petit grain
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(\c jalousie pour vous faire tendre des pièges à renard , et si je ne me trompe , ce grand homme pale, — vêtu de noir...
— Monsieur, je vous dis que j'ai besoin de savoir qui est cet liomme, — ma sûreté personnelle en dépend.
Tu vois donc bien , pensa Castelli en observant le marquis devenir pâle et tremblant , que souvent on a besoin d'a^\r avec secret aiïn de perdre son ennemi ;— mais le petit orgueilleux n'en veut pas convenir pour trancher en paroles du preux chevalier.
— Monsieur le marquis , reprit Castelli, saura promptement quel est cet homme noir qu'on ne peut tuer en face...; seulement je le prierai de vouloir bien m'avancer un billet de cinq cents francs , car ma pauvre bourse , comme le cœur d'une danseuse, est toujours vide , et pour faire des pas et démarches il faut de l'argent ; — sans ce passe-partout , impossible d'entrer nulle part .
— Soit, demain Lambert vous les comptera.
Castilli se retira enchante; il voyait engrener