UNE VISION. HT
reinciU elle l'accusait de froideur ou de coquetterie !
Oh ! c'est que, pour se donner, il faut (|ue la femme se sente bien forte ! En se laissant prendre , comme subjufi;uée par la puissance de l'homme , elle se réserve une excuse envers le monde , elle se persuade à ses propres yeux qu'elle a été séduite , et elle conserve le droit dédire à son amant si elle lui est infidèle , ou qu'elle se lasse de l'aimer , qu'il a profité d'un moment de faiblesse.
— Je ne vous aimais pas , vous avez profité de ma faiblesse , je ne me suis pas donnée à vous, vous m'avez prise par ruse.
Dans l'avenir , lorsque la femme aura conscience de son pouvoir, elle s'affranchira de l'approbation d'autrui et ces petits subterfuges , qui l'aident aujourd'hui à tromper les hommes, lui deviendront inutiles; quand les temps seront venus, la femme dira :
— Je choisis cet homme pour mon amant, parce que mon amour sera un mobile puissant sur son intelligence et que notre bonheur commun se reflétera sur les autres! — Si elle