De Pradt, 5 octobre. — Maret à Napoléon, 3 et d octobre
vriers pour garder Varsovie (15 octobre). Deux jours plus tard, de Pradt était forcé de convenir que le gouverneur avait eu raison. « Varsovie avait repris sa physionomie habituelle, et, comme il n^arrivait plus de fuyards, personne ne songeait plus à fuir. » Cette fois encore, on avait pris un arbrisseau pour une forêt, quelques cosaques pour une armée. L*héroïque ambassadeur trouvait même les habitants de Varsovie trop rassurés. Après cette nouvelle expérience, ils étaient capables de ne plus s'effrayer, même en présence d'un danger réel (17 octobre) ! » Maret se bornait à répondre : « Le mouvement rétrograde du prince de Schwarzenberg peut n'être qu'une manœuvre... Cela ne fiit-il point, il faut qu'on croie que vous pensez ainsi. » Il le pressait de nouveau d'exhorter les ministres o à sortir des voies ordinaires dans des circonstances extraordinaires. Votre rôle, lui disait-il encore, est de croire toutce qui rassure et de repousser toutes les craintes, de soutenir et d'exciter l'enthousiasme, qui n'a pas d'ennemis plus dangereux que les hommes inquiets et timides (13 octobre). »
Le duc de Bassano savait que le véritable péril n'était pas ou n'était plus pour le duché, mais pour les communications do la Grande Armée. Des le 9 octobre, il était prévenu par le gouverneur de Minsk, que le général Dombrowski, menacé sur le Dnieper par des forces supérieures, parlait déjà de se replier sur cette ville. Ces forces étaient lavant-garde des troupes de Moldavie. Après avoir, dans le courant de septembre, rallié Torniasov et refoulé Schwarzenberg et Reynier sur le duché ; Tchitchakov, conformément aux derniers ordres venus de Pétersbourg, avait laissé vingtcinq mille hommes seulement pour contenir Schwarzenberg, et filait avec le reste vers la haute Bérésina. Ce nouveau morcellement des forces russes était déjà commencé, quand Schwarzenberg alléguait leur con-
centration récente pour justifier ses mouvements rétrogrades et son inaction ! Après avoir promis au duc de Bassano « de ne quitter au moins la ligne du Bug qu'à la dernière extrémité, » il repassait cette rivière sous prétexte de recueillir des renforts, restait scrupuleusement sur la défensive, en présence d'un ennemi redevenu en réalité inférieur à lui. Le général autrichien était-il véritablement abusé sur Tétat véritable des choses? ne péchait-il que par excès de circonspection ? On pouvait affecter de le croire par politique ; de même qu'on avait feint de croire, en 1809, à- la coopération sincère du corps auxiliaire russe contre les Autrichiens. Hais le langage de Maret dans sa correspondance confidentielle, les documents qu'il communiquait à l'Empereur, prouvent que lui, du moins, ne se laissait pas tromper. Le 11 octobre, il transmettait à Moscou une lettre alarmante qui lui avait été envoyée directement de Varsovie par le ministre des finances Matuszewicz. Un officier polonais, frère d'un général Lambert au service de la Russie, avertissait qu'il fallait se méfier des Autrichiens, que les officiers de tout rang tenaient les plus mauvais propos, que les opérations étaient incohérentes, etc. Pendant ce temps, l'Empereur, dont les précédents rapports de Maret, et ceux même du général autrichien, avaient excité la défiance, prescrivait à son ministre d'envoyer auprès de Schwarzenberg et de Reynier un homme intelligent, qui pût faire connaître le véritable état des choses de ce côté {Corr., 19266). Maret chargea de cette mission l'un des auditeurs attachés à l'ambassade de Varsovie, M. de Panât, dont il transmit, le 31 octobre, le rapport à l'Empereur. Reynier avait répondu : « Les officiers inférieurs (autrichiens), ainsi que la plupart des généraux, font cette guerre à contre-cœur; mais, quand une affaire est engagée, l'honneur les conduit bien. Us sont même
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forcés à s'exposer beaucoup, parce qu'en général leurs troupes sont trës-molles. Aussi, dans tous les combats, ils ont eu plus d'ofRciers blessés que les Saxons ' . Schwarzenberg, indépendamment des consùiérations particulières qui peuvent agir sur lui, est intimidé par la connaissance parfaite qu'il a de ses soldats. Il s*épouvante de l'idée d*une défaite qui serait accompagnée de circonstances honteuses... » Napoléon, quand il reçut des renseignements, était déjà en pleine retraite, et savait trop bien à quoi s'en tenir sur le résultats des « contre-marches de Schwarzenberg. »
Maret avait bien d'autres sujets de préoccupation. D'abord, dès le commencement d'octobre, de nouveaux dissentiments avaient surgi entre les autorités lithuaniennes et le gouverneur général. Ces conflits paralysaient l'action du gouvernement,|les mesures militaires réclamées sans cesse par l'Empereur. L'affaire si importante des remontes de cavalerie subissait des retards dont il accusait à tort son ministre. Celui-ci élait contraint de lui avouer, le 6 octobre, qu'il ne fallait plus compter, pour cet objet, sur la Prusse, épuisée par la fourniture de 80,000 chevaux qu'elle avait faite au commencement de la guerre. En Lithuanie, les changements continuels qui se faisaient dans l'administration fatiguaient le zèle et arrêtaient le progrès-. Conformément aux ordres expédiés depuis Toccupation de Moscou, il avait fait partout des
1. On sait que le 7* corps, commandé par Reynier, était composé de troupes saxonnes animées d'un excellent esprit... dans ce temps-là,
2. Allusion au dernier démêlé de M. de Uogendorp avec les membre du gouvernement. Il voulait absolument faire entrer dans )a commission administrative de Wilna une personne qui était antipathique aux membres de cette commission. Maret et Bignon s'efforçaient vainement de concilier les esprits. • Le gouverneur, écrirait Maret, sera dans une position désagréable si Votre Majesté ne
démarches pour obtenir des renforts; il faisait le possible et rimpossrble pour hâter la formation des régiments lithuaniens. « Je dois croire, ajoutait-il, que les choses sont avancées, mais je ne puis le prouver à Votre Majesté. Je veux entrer dans tous les détails, cela dùt-il déplaire à l'autorité que Votre Majesté a créée, et qui, par jalousie de son pouvoir, aime à cacher ce qu'elle fait. »
Malgré des versements extraordinaires autorisés par TEmpereur, la conclusion des marchés de transports pour la grande armée subissait également des retards. Les effets d'habillement apportés à Kovno par la flottille s'y accumulaient, se détérioraient dans les bateaux. Maret avait pris sur lui de mettre à la disposition de rintendant les recettes de la douane, pour faire faire de doubles planchers dans les églises de Kovno, transformées en magasins, à l'exception d'une seule. Néanmoins il était urgent, si l'on voulait éviter un déchet considérable, d'autoriser le transport de ces effets concurremment avec celui des munitions de guerre. L'empereur eut égard à ces observations, mais un temps irréparable s'était écoulé. Ces objets, qui auraient été si nécessaires pendant la retraite, allèrent s'entasser à Minsk et y furent pris par les Russes.
Depuis que la nouvelle de l'incendie de Moscou était répandue en Europe, les ministres des différentes puissances insistaient naturellement plus que jamais pour se rapprocher du théâtre de la guerre, et Maret pour les en tenir éloignés. Toutefois l'Empereur, sachant que l'envoyé prussien se trouvait déjà à Wilna par la faute de Berthier, avait fait venir aussi celui d'Amérique dans cette ville, et crut devoir lever la con-
nomme pas son candidat, et peut-être non moins embarrassé s'il est nommé. » Ce démêlé se prolongea, et donna lien à de Tives récriminations pendant plusieurs séances.
signe pour les ministres des autres puissances (12 oe* tobre). Ils arrivèrent aussi à Wilna au moment le plus inopportun, celui où commençait la retraite.
Dès le 14 octobre, des bruits alarmants circulaient en ville. On disait que des forces imposantes, venant du Nord et du Midi, manœuvraient pour se réunir sur les communications de la Grande Armée ; on parlait même d'une attaque directe contre Wilna. Haret, transmettant ces bruits à TËmpereur, ajoutait qu'il était fort heureux que le maréchal Oudinot, convalescent, fût encore dans la ville. « S'il était parti, ajoutait-il, on pourrait difficilement compter ici sur des mesures froides et réfléchies. » Le gouverneur général voulait déjà arrêter la marche des renforts. « Il entrevoyait la nécessité de former un corps pour se porter au-devant de Tennemi. 11 ne faut pas, disait-il, se battre dans les rues. » Oudinot et Maret parvinrent à lui démontrer la nécessité d'attendre des informations plus sûres.
L'horizon s'assombrissait de toutes parts. Les nouvelles directes de Saint-Cyr manquaient, mais sa retraite était tenue pour certaine. Le 21 on apprenait, d'une manière trop positive pour pouvoir en douter, trop bruyante pour n'en rien laisser paraître, qu'un des régiments de cavalerie lithuaniens, de formation récente, venait d'être enveloppé et détruit à Slonim. Ce désastre révélait la présence d'une forte avantgarde ennemie sur le haut Niémen. La garnison bivouaquait dans les rues de Wilna. Le service, assez négligé jusque-là, se faisait avec autant d'exactitude que dans une place assiégée, et cette précaution semblait l'indice d'un danger imminent. On disait les Russes maîtres de Grodno, et ce bruit semblait confirmé, le 21, par le changement de direction de l'estafette du duché, obligée de faire un grand détour par Gumbinnen... L'émotion s'accrut le lende-
main, quand on vit arriver de tous côtés des paysans fugitifs. Maret c se montrait partout, parlait à tout le monde. » Il affirmait que le seul bruit d'une prochaine apparition de Cosaques avait déterminé cette émigration des campagnes sans qu'on en eût vu un seul; ce qui était vrai à cette date. La nouvelle apocryphe de la prise de Grodno courait déjà en Allemagne. (Maret à Napoléon, 22 octobre ^)
Le lendemain, les communications avec Napoléon furent interceptées pour la première fois. L'estafette expédiée de Wilna fut forcée de rebrousser chemin ; des Cosaques avaient envahi la station d*Oszmiana. Cette fois, un détachement de cavalerie suffit pour balayer ces maraudeurs, et les courriers expédiés du quartier général le 17 et le 18 octobre arrivèrent ensemble à Wilna le 25. Leurs nouvelles n'étaient pas de nature à alléger les soucis du ministre.
Il savait déjà, par une lettre impériale en date du 9, dont il communiqua confidentiellement quelques passages à ses agents, « qu'il pourrait arriver que vers le mois de novembre Sa Majesté prit ses quartiers d'hiver entre le Boristhène et la Dwina. » Celte lettre est perdue, et une autre du 16, sur le même sujet, est un de ces documents en chiffres qu'on n'a pu traduire '. Mais on a pu, par induction, en restituer une partie au moyen d'une dépêche adressée, au reçu de cellelà, à notre ministre en Autriche; dépêche dont la portion la plus essentielle est, suivant les propres expressions de Maret, a la reproduction textuelle de sa
1. EUe avait été mise en circulation par un employé des finances, personnage peu héroïque, qui avait rebroussé chemin à dix-huit lieues de Grodno, sur le rapport de quelques paysans qui avaient cru apercevoir des Cosaques de Tautre côté du Niémen.
2. Corr. 19,275. Nous croyons qu'on s'est un peu trop pressé de renoncer à ce déchiffrement, et qu'il ne serait pas impossible de Topérer en confrontant avec ces pièces les minutes des dépêches corrélatives de Maret, qui étaient chifTrées d'après la même table.
correspondance. » Ainsi, rfè« le\6 octobre, TEmpereur avait écrit à son ministre qu'il avait fait évacuer les malades et les blessés sur Smolensk, et se pi^posait de partir de Moscou le 19, pour se porter sur Kalouga et battre Tarmée ennemie si elle voulait couvrir cette place, comme on Tannonçait. Ensuite son projet était, si le beau temps continuait, de faire une pointe sur Toula ou Briansk, où les Russes avaient de grandes fabriques d'armes, ou de retourner de suite sur Smolensk, si le temps devenait rigoureux.
L'Empereur compte que ses quartiers d'hiver seront pris entre Smolensk, Minsk et Mohilef, dans les premières semaines de novembre. Il se décide à ce mouvement parce que Moscou, qui a cessé d'existei\ n'est pas une position militaire pour ses opérations futures. De Moscou à Rief il y a deux cent quinze lieues, et de Smolensk à Kief il n'y en a que cent douze. De Smolensk à Pétersbourg il n'y a que cent quarante lieues, tandis que de Moscou il y en a cent quatre-vingt-dix, et que cette marche, d'ailleurs, obligerait toujours à prendre une ligne d'opérations qui revînt sur Witebsk. L'armée se trouvera, à Smolensk, appuyée sur un pays ami..., et l'Empereur sera en mesure de préparer ses moyens pour la campagne de Pétersbourg, et de se porter où sa présence serait nécessaire.
Ces détails sur les dernières opérations projetées devaient être communiqués aux ministres près les cours alliées, pour leur suggérer des explications convenables, quand ils seraient dans le cas d'en donner. «En attendant, ils n'en devaient rien laisser pénétrer; l'événement, dans les choses de cette nature, se trouvant quelquefois différer beaucoup de ce qui avait été prévue » (Maret à Otto, 26 octobre). Il pouvait arriver, en effet, que cette marche sur Kalouga rapportât
1. D'après les lettres de Votre Majesté, j'écris partout; mais on ne doit rien dire, rien pubUer nulle pari, avant les événements. (Maret à Nap., 25 octobre.)
des avantages assez grands pour atténuer beaucoup Teffet moral de Tabandon de Moscou; ou même que Favantage fût assez décisif pour dispenser de cet abandon jusqu'à la paix, pour forcer Alexandre de répondre aux ouvertures que Napoléon lui avait faites aussitôt après rincendie. L*Empereur n*avait pas tout à fait, abandonné cette dernière espérance dans la matinée du 18, puisqu*à cette date il prescrivait encore au duc de Trévise, commandant de Tarrière-garde qu'il laissait à Moscou, des mesures d'armement, d'approvisionnement, qui supposaient une longue occupation. {Corr, 19285, 19286.) Mais ses illusions à cet égard furent entièrement dissipées le même jour par la nouvelle du combat deWinkowo. Cette attaque imprévue ne précipita pas, comme on l'a prétendu, le mouvement qui eut lieu le lendemain sur Kalouga, puisque ce mouvement était positivement annoncé pour ce jour-là depuis le 16. Mais elle donna à l'empereur une plus juste idée de l'exaspération et des ressources des Russes, et par suite entraîna l'abandon immédiat et complet de Moscou. La résolution de l'Empereur était arrêtée quand il quitta cette ville : nous en trouvons une preuve irréfragable dans la dernière lettre adressée de Moscou au duc de Bassano, le jour de ce départ. Après lui avoir raconté, « pour sa gouverne, 9 la surprise de la veille, il ajoutait « que l'armée était en marche, que le lendemain on se déciderait à faire sauter le Kremlin^ et à passer par Kalouga ou Wiazma pour arriver avant les grands froids et prendre les quartiers d'hiver. » (Napoléon à Maret, 19 octobre, n» 19288.) C'est donc à tort que M. Thiers, rejetant la version historique généralement admise jusqu'ici, a représenté Napoléon sortant de Moscou avec l'intention d'y revenir, et changeant tout à coup de résolution, le 20, au château de Troitzkoï. Sur ce point, comme sur plusieurs autres, l'illustre historien avait
fait son siège, et ne tient compte que des docuncients qui se raccordent avec son système ^.
Le duc de Bassano apprit, le 28 octobre, Tabandon définitif de Moscou. En même temps, du côté delà Dwina, la retraite de Saint-C]^ devant les forces combinées de Wittgenstein et de Steinghel (armée de Finlande), laissait Wilna à découvert. Il fallut, de toute nécessité, retenir les troupes de passage dans cette ville. D'un moment à Tautre, on pouvait en avoir besoin pour protéger les environs contre la cavalerie ennemie, dans le large espace qui séparait maintenant Macdonald de Saint-Cyr. (Maret à Napoléon, 25 octobre.] Ce maréchal, grièvement blessé, fut remplacé par Oudinot, à peine convalescent.
La correspondance de Haret nous fournit, à la date du 28, im document du plus grand intérêt. G*est une longue réponse à la lettre de TEmpereur, du 9, Tune de celles dont la perte est des plus à regretter. Nous savons déjà qu'elle contenait la première indication du projet d'un retour sur Smolensk ; mais il parait que l'Empereur, sachant que l'approvisionnement de cette place était loin d'être complet, se plaignait avec amertume des autorités lithuaniennes , et du duc de Bassano lui-même. On voit, par la réponse de Maret, combien ces reproches lui étaient sensibles. 11 donnait des explications détaillées sur les retards forcés qu'avait subis la contribution en nature pour la formation des magasins de réserves...
Les ordres avaient été donnés, on me garantissait chaque
1. Thiers, XIV, 467 et suiv. M. Thiers ne cite que les ordres donnés le 18 à Mortier pour rarmement du Kremlin; il passe 90us silence les deux lettres au duc de Bassano des 16 et 19 octobre, ainsi qu'une autre non moins importante adressée dans la soirée du 18 au général La Riboisière, qui se termine par cette pbraso significative : Les officiers (Tartillerie chm^yés de faire sauter Ip Kremlin, quand il en sera temps j restei^ont au Kremlin. (Corr. 19287.)
MARBT, DUC DE BASSAKO. 445
jour leur prompte exécution. Elle a été différée. Les transports ont éprouvé des difficultés insurmontables. Des ordres nouveaux demandaient déjà des suppléments, quand les premières livraisons n'étaient pas commencées. Les souspréfets n'avaient pas assez de forces pour lutter contre la tendance des fermiers à différer ces livraisons, jusqu'au moment où les moyens de transport seraient disponibles et où le traînage rendrait le transport plus facile. On ne prévoyait pas les nouveaux événemenis^ : de plus, on ne savait pas comment l'administration entendait établir ses magasins. Le manque d'instructions de l'intendant général avait donné un prétexte plausible à l'inertie... •
Le duc de Bassano , désolé du mécontentement de l'Empereur, avait exigé des mesures plus rigoureuses. On avait expédié dans chaque district des détachements qui devaient aller de village en village faire des perquisitions, et s'annoncer aux récalcitrants comme Tavant-garde de troupes plus nombreuses*. Dans ces nouvelles circonstances, il avait également pris sur lui de déroger aux dernières instructions de l'Empereur. Celui-ci, précédemment renseigné sur l'encombrement d'effets d'habillement qui existait à Kovno au commencement d'octobre , avait ordonné de les expédier, avant toute chose, sur Wilna et Minsk. « Mais alors, disait Maret, Votre Majesté ne prévoyait peut-être pas qu'un si grand nombre de troupes se rapprocherait de Smolensk , ou pensait que les magasins du pays étaient formés. J'ai eu à choisir entre deux nécessités pressantes : la plus urgente m'a paru celle de faire vivre Varmée, » En conséquence , il avait ordonné que les convois fussent à l'avenir composés d'effets seulement pour moitié, et de subsistances pour lereste. oJe ne termine pas cette