‹ Maret, duc de BassanoChapitre 48 sur 60 · I. Protocole des conférences de Trachenberg ; Koch, XI · texte numérisé non relu

I. Protocole des conférences de Trachenberg ; Koch, XI

ration de rarmistice. Les signataires de cet acte étaient : M. de Nesselrode pour la Russie, M. de Hardemberg pour la Prusse, et pour rAutricbe, le comte de Stadion,- notre vieil ennemi, dont le chef du cabinet autrichien attestait deux mois auparavant au comte de Narbonne <« la conversion à ralliance française. »

Ce traité fut signé le 27 juin, pendant que le comte de Metternich négociait à Dresde racceptatioo de Vïmpartiale médiation autrichienne I Bien que par Tun des articles (art. 11), les trois cours alliées « se fussent obligées à garder à jamais le plus strict secret, » les conférences mystérieuses des trois diplomates avaient été signalées immédiatement au duc de Bassano. Aussi, dans la célèbre entrevue de Napoléon avec Metternich, qui eut lieu le lendemain, après avoir parlé des traités de subsides déjà conclus à Reichenbach par la Russie et la Prusse avec TAngleterre. Napoléon ajouta ces mots, dont son interlocuteur n'a eu garde de se souvenir : « on parle aussi d'un traité avec une troisième puissance ; mais vous avez M. de Stadion sur les -lieux, et vous devez ôtre mieux informé que moi à cet égard. » Quelques semaines après, en effet, Napoléon et son ministre acquirent rentière certitude, que par un traité également conclu à Reichenbach, « la troisième puissance » venait de s'engager à joindre ses armes à celles de la Russie et de la Prusse; si, à l'expiration de l'armistice, la France n'avait pas accepté les conditions autrichiennes; savoir, la dissolution et le partage du duché de Varsovie entre elle, la Russie et la Prusse, sans aucune intervention du gouvernement français ; la restitution de l'IIlyrie à l'Autriche, l'indépendance des villes hanséatiques, ou tout au moins de Hambourg et de Lubeck, et « un arrangement éventuel lié à la paix générale sur la cession des autres parties

MARBT, DUC DB BAS8ÀN0. 555

des territoires compris dans la trente-deuxième division militaire » (art. 1 et 2). — La guerre une fois commencée, les cours alliées devaient poser pour but de leurs efforts communs, les articles énoncés dans les notes prussienne et russe du 16 mai précé^ dent » (art. 6) ; c'est-à-dire la restitution du Hanovre à TAngleterre, la reprise de la trente-deuxième division militaire et des provinces allemandes possédées par des princes français ; la dissolution de la confédération (lu Rhin, le rétablissement des frontières d'Autriche et de Prusse sur les bases de 1805 ; les frontières françaises ramenées au Rhin et aux Alpes. Les trois cours s'engageaient formellement à ne traiter que d'un commun accord ; la Russie et la Prusse, à n'écouter pendant l'armistice aucune insinuation ou proposition en arrière djB l'Autriche ; celle-ci à n'accueillir aucune proposition contraire aux bases arrêtées par la présente convention (art. 7, 9, 10). Enfin il était stipulé, par l'article 8 <( que l'on procéderait aussi promptement que possible à établir un accord militaire sur les opérations de la campagne. » Cet engagement fut exécuté avec une promptitude significative: Dès le 9 juillet, les souverains de Russie et de Prusse et leurs généraux, réunis à Trachenberg au prince royal de Suède, aux commissaires anglais et aux commissaires ati^rtcAiens (généraux Wacquant et de Latour), discutaient le plan de la prochaine campagne. Après trois jours de conférences dont il fut tenu protocole, ce plan fut arrêté le 12. Il fut convenu, entre autres choses, que «quelques jours avant l'expiratiàn de l'armistice, cent mille soldats russo-prussiens fileraient de Silésie en Bohême (territoire autrichien) pour agir de concert avec autant d'Autrichiens par Freyberg et Taeplitz sur Dresde K

Page 1