Deshacquets à Dumouriez, 8 mai
merveilles. En attendant, ne pouvant entrer en Belr gique par les voies directes, il allait s'embarquer à Dunkerque, a pour prendre, disait-il, Tennemi en flanc. »
Coup d'essai diplomatique de Maret ; réoonoiliation des réfugiés olérioaux et libéraux. -^ Retraite de Tannée française et ses fatales conséquences. — Suite de la mission de Maret. — Mémoire sur les affaires belges rédigé par lui pour le nouveau ministre Chambonas (juiUet 47îl2).
Dans le courant de mai, Maret s'occupa avec zèle et succès d'un des objets les plus délicats de sa mission, le rapprochement du comité Vonckïste de Lille avec celui de Paris. Vonck et ses fidèles, qu'on pourrait justement définir <c les Feuillants de la Belgique » , appartenant pour la plupart à la haute bourgeoisie, avaient été fort effrayés, dans le principe, de l'énergie révolutionnaire des « Belges et Liégeois unis ». Ils craignaient aussi, comme l'avoue leur historien, « de compromettre leurs possessions en Belgique » (Borgnet, I, 346). Enfin beaucoup de réfugiés, même des plus zélés, appréhendaient que la France ne finit par s'arranger à leurs dépens, après qu'ils se seraient compromis pour elle. Déjà, pour les rassurer, Maret ou Lebrun avait fait passer au Moniteur une note qui parut en même temps que l'article sur le manifeste insurrectionnel (29 avril). 11 y était dit que la France pouvait, il est vrai, traiter avec d'autres États, mais qu'en fait de garanties offertes aux divers princes, la nation française ne pouvait plus en reconnaître qu'une, celle de la liberté des hommes. Cela devait signifier que, désormais, les Belges n'avaient plus à
craindre de voir reparaître, dans un arrangement entre la France et rAutriche, des conditions pareilles à celles du traité de 1756, qui avait garanti la Belgiqoe à cette puissance.
Conformément à ses instructions, Haret s^efiorça de ramener les dissidents de Lille. Ce fut lui qui négocia, avec Yonck et les principaux membres de son comité, la convention par laquelle ils se rallièrent à Finvasion française. Ce pacte important fut le coup d'essai diplomatique de Maret. Il s'était attaché fort adroitement à lui donner une forme qui attribuait le mérite de Tinitiative au comité vonckiste. Aussi, cette pièce, signée de Yonck et de ses amis, fut'imprimée sous le titre suivant, d'un libellé essentiellement belge : « Propositions du comité Belgique à Lille, relatives à Téquipement d'un corps militaire de Belges, faites an ministère français dans le mois de mai 1792; conformément auxquelles le ministère français, après les avoir agréées par une lettre da 28 di'to, signée Bonnecarre {sic), a commencé par faire remettre audit comité Belgique la somme de 60,000 livres en assignats, dont ci-dessous est jointe la copie de la quittance, n On stipula qu'il serait formé un corps militaire, que les Belges organiseraient (art. 1^.), et qui serait confié aux généraux français, pour être employé sur les frontières ou dans l'intérieur des Pays-Bas, point ailleurs (2). La France devait faire, pour cette organisation, des avances dont il serait tenu un compte exact, et qui devaient être remboursées aussitôt que l'auraient permis les progrès de la révolution belge (4 et 5). De plus, le gouvernement français s'engageait à laisser à la disposition entière et absolue de la puissance popalairc qui viendrait à se former dans les Pays-Bas, ce corps, destiné à continuer son service, mais comme contingent d'une puissance alliée. Enfin, une dernière
clause trahissait les appréhensions égoïstes de la bourgeoisie belge. La France devait s'engager à sauvegarder, dans tout arrangement qu'elle pourrait faire avec TAutriche, les personnes et les propriétés des Belges qui auraient combattu pour la liberté. L'adhésion de ces libéraux trèsr-modérés avait son importance ; mais des gens si prudents n'étaient guère propres à aider bien efficacement, par eux-mêmes, les Français ii prendre la Belgique, ni à les empêcher de la garder pour eux.
Maret était à Lille et s'occupait activement de son travail d'organisation, au moment ou l'armée française du Nord, passée sous le commandement de Lûckner, s'ébranlait de nouveau pour envahir la Belgique*.
Nous n'avons pas à rappeler ici les événements qui firent avorter cette nouvelle tentative d'invasion, d'une façon plus déplorable encore que la précédente. Ce fut la conséquence forcée des nouvelles crises ministérielles qui écartèrent successivement du pouvoir d'abord les Girondins, puis Dumouriez lui-même, et y ramenèrent les Feuillants. Ceux-ci, en voulant sauver la monarchie^ consommèrent sa perte et la leur. La brusque retraite de l'armée (fin juin) attribuée non sans raison à l'influence de La Fayette, avait porté av
1. Le 15 juin 1792, Maret envoyait de Lifle, an ^recteur Bonne- Carrère, ou reçu d*uive somme de 32,000 fr. assignats, transmise par Reus, président des Belges et Liégems unis, poar l'armement des volontaires. Bonne-Carrère loi écrivait alors presque tous les jours, et le tenait au courant, à mots couverts, des dissentiments de Dumouries a^ec ses collègues girondins. U irenait de lui annoBr cer, le 12, la retraite de Boland, Clavière et Servan, et ajoutait qu^il était temps. M, Masson a publié quelques passages de cette oorrespondanee (p. 178, ouvr. cité). Elle semble prouver qu*à cette époque tous deux attaidaient de Dumouriez la restauration de Tautorité de Louis XVI sans contre-révolution, et sans le secours de l'étranger; en un mot, la réalisation des derniers projets de Mirabeau.
00 MARBT,.DUC DE BA.SSANO.
comble Texaspération révolutionnaire. On proclama que cette armée n*avait été retirée de Belgique que pour être portée sur Paris, et venger la royauté outragée par la tentative du 20 juin. Ce fut le texte d*un discours de Vergniaud, d'une beauté sinistre, reproduit par tous les historiens, et d'une de ces acres récriminations de Robespierre, qui déjà faisaient sur les masses une impression plus profonde que les harangués éloquentes des Girondins. « Ce n'est plus aujourd'hui un secret pour personne, écrivait Robespierre dans son journal, que le but de la guerre n*est point de détrôner la maison d'Autriche dans le Brabant, mais de rétablir son empire en France. Ce n'est point Bruxelles qu'on veut affranchir, c'eBt Paris que l'on veut réduire. Il s'agit non de dompter les factieux de Coblentz, mais de châtier les factieux de l'Assemblée et de la capitale. Le roi de Prusse et le roi de Hongrie, comme on sait, sont bien moins à craindre pour la France que les municipaux et les sociétés des amis de la Constitution ; Léopold et La Fayette nous l'ont hautement déclaré ! Il faut épargner Coblentz^ évacuer Courtrai, et préparer le siège du couvent des Jacobins. Le véritable théâtre de la guerre n'est donc point la Belgique ; c'est Paris. Le véritable quartier général n'est pas au camp retranché de Maubeuge ; il est dans le palais des Tuileries ^.. »
Pour colorer d'un prétexte suffisant la tactique contre-révolutionnaire signalée dans ce réquisitoire, on avait fait signer à Lûckner un rapport qu'il désa-^ voua plus tard, et dans lequel on s'était attaché à justifier le mouvement rétrograde de l'armée par le défaut de concours des patriotes belges. Ce rapport fut l'objet d'une longue réfutation insérée dans le Moniteur du 13 juillet. Cette pièce, datée de Lille,
L Le Défenseur de In Constitution^ n* 8.
portait la signature du président et des secrétaires du comité belge et liégeois, mais elle était Toeuvre de Haret. On y établissait par des faits irréfragables Faccueil sympathique que les Français avaient d*abord rencontré en Belgique, c II est vrai qu*un morne silence avait succédé à ces preniières manifestations, mais la cause en était simple et naturelle. Des hommes, bien intentionnés sans doute, avaient publié partout que M. le maréchal ne voulait plus avancer sans les ordres du nouveau ministère. Il était raisonnable de croire que ces ordres pouvaient être con traires à ceux du ministère précédent. » Dans cette situation, « si les Belges avaient fait quelques mouvements, on n^aurait eu qu'à gémir de leur imprudence. » Cet article, qui produisit une vive sensation, ne disait pas encore toute la vérité. Les réfugiés formaient déjà un corps de 2,000 hommes bien commandés; ils avaient fait bonne contenance dans les premiers engagements. Un de leurs chefs était Duiïionceau, qui devint un de nos meilleurs généraux divisionnaires sous TEmpire. Par suite du brusque ajournement de Tinvasion, cette troupe auxiliaire devenait un embarras. Aussi Ton avait employé, pour la disloquer, diverses manœuvres qui furent dénoncées avec une vivacité extrême à TAssemblée par une députation du comité belge, dans la séance du 27 juillet. Ils se plaignirent aussi de l'abandon dans lequel les laissait le ministère des affaires étrangères depuis la démission de Dumouriez, et l'Assemblée, faisant droit à cette plainte, décréta qu'ils seraient de nouveau secourus. Maret, qui, vers la fin de juillet, avait été rappelé à Paris, fut renvoyé à la frontière pour y surveiller l'exécution de ce nouveau décret.
Pendant cette première mission, il n'avait pas eu beaucoup à se louer de ce Deshacquets, qu'on lui avait donné pour principal auxiliaire dans l'intérieur de la
62 MARST, DUC DE BAJSSAKO.
Belgique. Cet agent était prodigue de belles promesses ; il se vantait d'avoir des ramifications partout^ de pénétrer dans les cabinets en passant par les 6oudoù% (textuel). Mais, en définitive, il ne faisait guerre autre chose que des appels de fonds. Maret, ayant eu dei renseignements peu flatteurs sur son compte (notamment par Léàgre, Thomme à la tabatière d'or), avait bientôt cessé toute communication avec lui. Le 20 juillet, Deshacquets écrivait directement de Bruxelles à Bonne-Carrère pour se plaindre du mutisme obstiné de Maret « qui paralysait toutes ses mesures. » Faute de fonds, les agents subalternes avaient dû discontinuer ce que Deshacquets appelait leurs prouesses. D s'était mis personnellement en avance de sept louis pour payer la façon de quelques déserteurs^ etc. ^
C'est à l'époque de ce premier séjour de Maret sur la frontière du Nord que se rapporte un docu* ment curieux conservé aux Archives. C'est une sorte de notice ou de Mémoire confidentiel, écrit en entier de sa main, et qui semble avoir été rédigé pour mettre le ministre successeur immédiat de Dumouriez (Chambonas) au courant de la situation des Pays- Bas autrichiens. Ce travail contient des renseignements que l'on chercherait vainement ailleurs. Maret y faisait preuve d'une connaissance approfondie de l'état des choses, et d'une modération bien rare
1. Dans son fameux rapport sur le « comité autrichien, » pièce qui contient certains faits véritables môles à bien des calomnies. Chabot, sur l'attestation d'un « citoyen qui ne pouvait être nommé sans danger pour sa fortune dans les Pays-Bas, » articula que, dans le temps où Deshacquets éUiit encore secrétaire de légation, ses appointements avaient été augmentés par le ministre Montmorin, sur la recommandation expresse de rarchiduchesse Marie- Christine. (Séance du 4 juin 1792, Moniteur du 6.) En rapprochant cette indication de la conduite de Maret à regard de Deshacquets, et du style de cet agent, on serait tenté de croire que Maret avait fini par le soupçonner de jouer un double rôle.
MJUilT» JDUO DE BA8SJLM0. 6t
dans ce temps*Uu On en jugera par les extraits qui suivent :
« Depuis qae les Pays-Bas obéissent à des princes ayant ailleurs des possessions plus importantes, ils ont cessé d'a- Toir un gouiremement national. Le leur a été tour à tour espagnol, allemand, tandis que les autres institutions, magistratures, corporations, etc., consenraient les formes antiques. I)e là il est résulté, entre les hommes du gouvernement et ceuK delà nation, une guerre sourde, qui fut la principale source des troubles. Soqs Joseph n,lous les pou- Toirs furent absorbés par les gouyemeurs généraux; tout $e fabriquait à Vienne, Cet effort prématuré vers l'uniformité aggrava le mécontentement général... Ce système a engendré une défiance incurable : elle a résisté aux tentatives conciliantes de Léopold depuis la rentrée des Autrichiens. On n*a pas cru à la bonne foi de ce prince ; et la protection alternativement accordée aux deux partis a confirmé cette opinion. Maintenant la haine de l'Autriche, l'amour de la liberté sont à peu près les seules passions qui aient survécu... L'influence personnelle de rarchidnchesse et de son mari estnulle... Marie-Christine redoute la guerre : 1« parce quelle aime fort à avoir son mari avec elle; 2<» parce qu'elle craint pour son château de Lacken, qu'elle a bâti, orné, et dont elle ne peut arriver à jouir...
« Le comte de Metternich , s'était posé d'abord en adversaire de Mercy, en ministre àmi des patriotes. Il y a maintenant, de son côté^ retour visible vers l'aristocratie. Cette révolution est due en partie à l'influence très-grande de sa femme, altière, qui ne fréquente que la haute noblesse émigrèe, et communique à son mari la haine croissante pour les principes de la Révolution, qu'elle puise dans cette société. Aussi Metternich, si opposé à la coalition il y a un an, en est devenu l'un des plus ardents provocateurs...
te n a fallu beaucoup de prudence pour opérer une fusion entre les patriotes, nos seuls alliés possibles ; on y a tra» ▼aillésousie précédent ministre (Onmouriez) et avec succès <• '
1. Cette phrase prouve que le mémoire a été rédigé immédiatement après la démission de Dumouriez^ et son remplacement par Qiambonas. Sur ce personnage, connu seulement jasqae-là par 9m iafoctBoes con|agales, v. MasMu, pp. 184 et sutv.
Aujourd'hui, la haine la plus violente contre TAutriche règne dans la Flandre, le Hainaut, et la plus belle moitié du Brabaut. Avec des ménagements, de Tordre et de la discipline, un silence absolu sur les matières de religion^ on peut espérer d'amortir peu à peu les préventions de la minorité contre nos principes. Il faut pour cela ne pas brusquer les choses, avoir le plus grand respect pour les propriétés, même eccMsiasiiques: se borner à demander que le peuple soit consulté sur la forme de gouvernement à adopter : s*occuper uniquement de la convocation de ses représentants, à mesure que l'on pénétrera dans le pays. Par cette conduite, on inspirera moins d'ombrage aux fanatiques ; leur opposition sera plus lente et plus faible.
En comparant ce Mémoire au manifeste des Belges et Liégeois unis, on s*aperçoit qu'un examen approfondi de la situation avait déjà ramené 1^ jeune secrétaire de légation à des vues plus pratiques. Mais, dans ces jours d'effervescence, les idées de modération, de conciliation, n'étaient que de vaines utopies.
Conduite irréproobable de Maret. — Suite de sa correspondance avec Bonne-Carrëre. — Lettre inédite et curieuse de Dumonriez à SemonTÎUe. — Maret chef de division aux relations extérieures. — r n sauve la vie à Stanislas Girardin.
Un biographe a reproché à Maret de n'avoir pas donné sa démission lors de Tinsurrection du 10 août * « qui renversait cette même Constitution pour laquelle il s'était prononcé jusque-là. » C'est comme si Ton reprochait à quelqu'un de n'être pas resté immobile pendant un tremblement de terre. Maret avait sincè* rement désiré la consolidation de la monarchie cou*-
stitutionnelle; il Tavait bien prouvé en passant aux Feuillants en juillet 1791. Comprenant que la Constitution avait trop affaibli le pouvoir exécutif, il aurait voulu qu'il se relevât, mais sans les abus anciens, et par des moyens exclusivement français. La guerre avec TAutriche, franchement et vivement menée, était Tunique chance de salut qui restât à la monarchie ; Maret y coopéra de tout json pouvoir pendant sa première \nission. Quand il revint à Paris après trois mois d'absence, le manifeste régicide de Brunswick était lancé I Maret rendait justice aux vertus privées du roi, et nous le verrons bientôt s'exposer courageusement pour lui sauver au moins la vie. Mais, voulant par-dessus tout le maintien des réformes de 1789, Tex-annotateur de la Constituante était de ceux qui subirent la suspension du pouvoir exécutif, et plus tard la République, comme des maux préférables encore à la contre-révolution sans frein, au triomphe des armées étrangères. Dans cette crise redoutable, de même qu'au commencement et à l'issue de la Révolution, les sentiments de Maret furent conformes à ceux de l'immense majorité des Français.
Il ne donna donc pas sa démission, et mériterait plutôt des éloges pour n'avoir pas désespéré du salut de son pays. Tous les historiens du temps ont fait ressortir le mérite des services rendus par des officiers qui, devant à l'ancien régime le bienfait de l'éducation, restèrent néanmoins fidèles, dans cette crise, à la cause nationale. On a trop laissé dans l'ombre les agents politiques qui se trouvaient dans une position semblable, et dont la fidélité ne fut pas moins méritoire et le concours moins utile.
Maret n'assista pas à la catastrophe du 10 août. Il était reparti la veille pour Lille, avec le titre de * commissaire pour l'exécution du décret de l'Assemblée pour le recrutement et l'armement des troupes
belges et liégeoises. » Cette mission, suite de la précédente, lui avait été conférée par Bonne-Carrère, encore directeur, et même ministre de fait. Deux jours après, Maret lui écrivait de Lille :
« Je suis parti jeudi très-précîpitammcnt, mon cher directeur général, et sans vous voir, parce qu'on m'annonçait la défense ti'ès- soudai ne de sortir de Paris. Déjà, les habitants des faubourgs Saint-Martin et Saint-Denis exécutaient Tembargo. Il a fallu se résoudre à prendre la route un peu plus longue d'Amiens, afin de passer par la rue de Clichy, trop aristocrate pour s'opposer à la marche d'un homme qui a l'air d'émigrer ou de fuir de peur. Je ne suis arrivé ici que ce matin. J'ai trouvé nos Belges assez actifs pour la bonne cause, mais inquiets de quelques intrigues tramées contre eux en mon absence... Dumouriez était ici hier. Il se porte bien, et il est assez content, quoiqu'il ne commande pas en chef... Le gouverneur général a mis ma tôte à prix. C'est bien honnête assurément,,,^ »
Plus loin il ajoute que le conseil de Flandre Tavait antérieurement décrété de prise de corps avec plusieurs autres agents français. L*archiduc Albert, ou plutôt le ministre plénipotentiaire autrichien, comte de Metternich, avait jugé à propos d'anticiper sur le procès, en mettant à prix la tétc de Maret. Tels furent les premiers rapports, assez tendus comme on voit, de la famille Metternich avec le futur duc de Bassano.
Du 12 au 18 août, Maret, instruit des mésaventures de son directeur, adressa sa correspondance à Noël, alors chef d'une des divisions ^. En attendant les ins-