‹ Marguerite Chalis et la légende de Clotilde de SurvilleChapitre 22 sur 25 · Le mouton d'or était une monnaie de France qui por · texte numérisé non relu

Le mouton d'or était une monnaie de France qui por

MARGUERITE CHAHS. 8$

bijoux ladite Marguerite, l'épouse future, pourra disposer absolument à sa guise, aussi bien pendant sa vie que pour après sa mort.

Item, il a été stipulé que ledit futur époux devra également acheter à ladite future épouse des vêtements de noces bons et en rapport avec la condition personnelle des futurs époux.

En outre, devant nous notaires a personnellement comparu noble et vénérable Antoine Jourdan, prieur de Vessaux, oncle dudit époux, lequel, à l'effet de faciliter le mariage, sciemment et spontanément, en

tait, d'un côté, l'image de saint Jean-Baptiste et, de l'autre, celle d'un agneau, avec ces mots pour légende : Ecee agnus Dei. Dans le courant du xve siècle, par conséquent à l'époque du contrat, la pièce en question valait 7 fr. 95. Cette valeur néanmoins n'est que celle du poids ; quant a la valeur relative, elle est incalculable. Du ve au xvie siècle en effet, l'or conserve une valeur spécifique excessivement élevée par suite de l'abandon presque général de l'exploitation, et ce ne fut qu'au xvie siècle, après la découverte de l'Amérique et quand les métaux précieux affluèrent en Europe, que cette valeur diminua. Au xvie siècle, cette dépréciation était déjà de plus du tiers, presque de la moitre cette dépréciation progressive de la valeur spécifique de l'or, il y aurait encore a tenir compte de la dépréciation survenue suite

de l'accroissement de la richesse publique, pour pouvoir faire une estimât des joyaux de Marguerite. I

tous les cas, on peut dire qu'ils ne le cédaient point, pour la valeur, aux plus rie: dei noble-

l'aujourd'l,

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faveur et en vue de ce futur mariage, a donné, par donation pure et simple entre-vifs, audit noble Bérenger présent, à savoir, cent moutons d'or bon et fin, au coin de notre sire le roi de France, lesquels cent moutons d'or ledit prieur a promis de payer exactement audit noble Bérenger, son neveu, ici présent, en s'y engageant sous serment et en renonçant à toute reprise, à la première requête dudit noble Bérenger ou de ses ayants droit, le tout avec intérêt.

Promettant lesdites parties contractantes d'exécuter fidèlement tout ce que dessus, à l'effet de quoi ces mêmes parties contractantes, de bonne foi, y engagent tous leurs biens par hypothèque et s'obligent à tout observer, sans jamais rien faire contre ce qu'elles ont juré ; et pour tout ce que lesdites parties contractantes ne feront pas, l'ayant juré, elles obligent, toutes et chacune d'elles, elles et leurs biens, sous le sceau royal du Vivarais et du Valentinois comme aussi sous le sceau de Privas et de toute l'autre partie du territoire du comté de Valentinois et de Die en deçà et au delà du Rhône, le sceau de monseigneur l'évêque de Viviers, et celui de chacune d'elles, avec renonciation.

De tout ce que dessus, chacun desdits futurs époux a demandé qu'il fût pris acte, quand il se pourra, et à la discrétion de chacun des notaires, à savoir, ledit futur époux par moi, Louis Riffard, et

ladite future épouse par moi, Antoine de Brion, notaires publics.

Fait à Privas, au domicile de ladite Marguerite, en présence des témoins ci-apres :

Noble et vénérable messire Guillaume de Rocles, bachelier dans l'un et- l'autre droit;

Nobles :

Guillaume Floccart (châtelain de Privas), Guillaume de Montgros, ou de Gras, Raymond Vieux, Hébrard du Cheylard.

Pierre de Bénéfice;

Révérends et messires :

Imkert de la Mothe, prieur d'Upie (Drôme), Eloi Charrière, curé de Privas, Guillaume de Mourier,

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Et de plusieurs autres encore, ainsi que de moi Louis Riflard, notaire, qui suis intervenu eu l'acte ci-dessus avec maître Antoine.

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