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et ses leçons exercèrent sur Clotilde une grande influence. Aliénor était non-seulement poète et musicienne, mais elle possédait aussi des secrets admirables de physique qui la firent passer pour sorcière. « On l'arracha des bras de son époux le bûcheron pour la traduire à Viviers devant le juge épiscopal qu'elle traita d'imbécile et de fanatique avec tant d'énergie, de sang-froid et de dignité, qu'il n'osa prononcer la fatale sentence. Clotilde, déjà veuve et fort éloignée, fut instruite trop tard de ce danger affreux; et comme elle accourait avec le bûcheron qui fut l'en avertir, ils apprirent sa fin tragique qui n'était pourtant pas celle qu'on peut présumer. Mais je préfère m'arrêter ici sur ce point plutôt que de risquer le croquis du tableau le plus déchirant qu'offre la totalité des mémoires de Clotilde. Elle et son fils retrouvèrent un père tendre dans linconso lable mari d'Aliénor; eux seuls lui firent supporter la vie et semèrent quelques fleurs sur le reste de ses jours *, »
Tels sont les contes à dormir debout dont le marquis de Surville accompagnait a Lausanne la publication des premiers extraits de Clotilde.
Mais abordons la vie de Clotilde elle-même.
A peine âgée de onze ans, par conséquent vers 1417, Clotilde traduit en vers une ode de Pétrar-