‹ Marguerite d'Autriche, duchesse de SavoieChapitre 54 sur 125 · PREUVE XXXIX · texte numérisé non relu

PREUVE XXXIX

(1510, vers le 15 juillet] — Lettre de Marguerite d'Autriche à Jean Perréal concernant les travaux de Brou et le marché de Thibaut Landry.

{Minute non datée. Arch. Nord, B 18929, n° 36223).

De par l’archiduchesse et contesse.

Chier et bien amé, nous avons, apres bien avoir veu voz lecttres, conclud et deliberé fere fere la sepulture a Brou de l’alebastre tel que avez veu audict Brou et selon vostre pourtraicte et marchief. À ceste cause, escripvons a lui maistre Thiebault qu'il se tire audict Brou pour besongnié selon ledict marchief, et voldryons bien que le bon ouvrier de Tours eust fait le pourtraict selon que avez conclud doit fere sur ledict marchief. |

Nous escripvons ausst audict maistre Thiebault qu'il treuve et praigne des melheurs ouvriers qu'il pourra fyner, afin que tant myeulx et plustost il parface son marchief pour apres, selon ce, marchandé des euvres (?). Luy venu, vous prendrez garde de trois mois en trois mois ou de quatre, selon que aviserez, pour regarder com il besongnera et se il fera selon vostre dict pourtraict et devis.

Au surplus, nous avons ordonné trois mil florins sur les cinq mille florins pour fere avances de pierre afin de, a ceste caresme qu'il vient, commancer a nostre eglise, et ne cesserons au plesir de Dieu qu’elle ne soit achevée pour que les religieulx s{oijent bien lougiéz. Par quoy vous requerons, chier et bien amé, que si avez fait le patron et pourtraict de ladicte eglise, que le nous envoyez avec vostre advis et que, si ne l’avez fait, le veullez fere le plus tost que pourrez, et incontinent le nous envoyé, et vous nous ferez plesir. À tant, chier et bien amé, nostre seigneur soit garde de vous.

A nostre chier et bien amé verlet de chambre Jehan de Paris.

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