QUATRE ANS APRES
Pendent opéra interrupta.
Derrière mes épaules où je me tasse, j'entends les cris des grands vainqueurs, et faudrait voir qu'ils n'outragent pas leurs vaincus !
Et je vous imagine
Avec votre œuvre, ô Pollion, l'œuvre de Rome,
En face de l'événement.
Titan foudroyé? que non pas!
Aujourd'hui votre corps est inerte, Mais vos yeux sont large ouverts et ils rient; O le plus pur regard, ô le rire le plus libéré, Toute acceptation et toute certitude, Grand saint, c'est votre rire que j'imagine, Votre rire, dans les étoiles.
Ecrit en 1921.