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l’exaltation des messes chantées, À l'ivresse d’une belle
journée ensoleillée et venteude, au grand contentement
qu apporte une aupaine ou la promesse sûre d’une riche r 44
MOÏSSON.+.A. 415€ a N 4
Dans le calme de la nuit le mugissement des chutes se rapproche et grandit; le vent du nord-ouest fait osciller un peu les cimes des épinettes et des sapins avec un grand mugissement frais qui est doux à entendre; plusieurs fois de suite, et de plus en plus loin, un hibou crie. Le froid qui précède l’aube est encore loin et Maria se trouve parfaitement beureuse de rester assise s sur le seuil et de guettér la raie dé lumière rouge qui vaci Ie, disparaît et luit de nouveau au pied du four.
I] lui semble que quelqu” un lui a cbhet longtemps que le monde et 1 vie étaient des choses grises. La routine du travail journälier, coupée de plaisirs incomplets e et! >assagérs ; ?lés années quis ’écoulent} monotones, la rencontre d’un j jeune homme tout pareil 2 aux autres, dont la cour patiente et gaie finit par attendrir; sr d mariage, et puis une longue suite d’années presque semblables aux! précédentes, ‘dans une autre maison.
C’est comme cela qu’on vit, a dit la voix. Ce n'est, } |
pas bien terrible et en tout cas il faut s s Soumettre: mais c’est ‘uni, terne et froid comme un champ à l'automne. ka \C > Lo A, ken À Ce n est pas vrai, tout cela. Maria secoue la tête dans. pondre avec un sourire inconscient d’extase, et songe que ce n’était pas vrai. Lorsqu’ elle songe à François Paradis, à son aspect, à sa présence, à ce qu’ils sont et} | seront l’un pour l’autre, elle et lui, quelque chose frissonne et brûle tout à la fois en elle. Toute sa forte ; > jeunesse, sa patience et sa simplicité sont venues aboutir”
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MARIA HAPDELAINE ' | DES ANS AU. Noer RLI RAS LEA 4 b-2ls0 ‘
à, cela; à ce jaillissement d’espoir et de désir, à cette préscience ‘dun -Sontentement miraculeux qui vient.
A la base du four la ps de lumière rouge vacille et
s’affaiblit. VromR fgh Le
“Le pain doit être euitt” se dit-elle.
Mais elle ne peut, se résoudre : à se lever de suite,
craïgnant (de De ain$i le rêve heureux qui ne fait que commencer. ok L voi bo PAM D
: nel Come Septembre arriva, et la sécheresse bienvenue du
temps des foins persista et devint une catastrophe. A en croire les Chapdelaine il n’y avait jamais eu de sécheresse comme celle-là, et chaque jour quelque raison nouvelle était suggérée, qui expliquait la sévérité divine. |
, PALRAD ACL LE»T, L’avoine et le blé jaunirent'avant d’avoir atteint leur ER LC Le LA ha
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croissance; le soleil incessant brûla l’herbe et IS re
« AAA» x Eh CPAO A surveiller sans répit, cär même les maïgres céréales’
encore sur pied tentaient cruellement leur faim, et pas,
un jour ne s’écoula sans que l’une d’elles ne brisât quelques pieux pour tenter de se rassasier dans le grain.
Puis le vent tourna brusquement un soir, comme 0 -
épuisé par une constance si rare, et au matin la pluie tombait. Elle tomba irrégulièrement pendant une semaine, et quand elle s’arrêta et que le vent du nordouest recommençca à souffler, l’automne était venu. L'automne... Il semblait que le printemps ne fût que d’hier. Le grain n’était pas encore mûr, bien que
jauni par la sécheresse ; seuls les foins étaient en grange;,
toutes les autres récoltés achevaient seulement d’extraire leur substance du sol chauffé par le trop court été, et déjà l’automne était là, annonçant le retour de l’inexorable hiver, .le froid, bientôt la neige... Alternant avec les jours de pluie, vinrent encore de beaux jours clairs et chauds vers le midi, où l’on pou-
ains ,,