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« (ollèrent sur le Tambris intérieur, du côté du nord-
ouest, de vieux journaux rapportés des villages et soigneusement gardés, nr ômenèrent leurs mains Le tous les angles à la recherche des courants d’air 4." 7 Cela fait, il restait encore à ramasser la prôision de bois de l’ net De l’autre côté de la clôture des champs, à la lisière de la forêt, les chitotsécs abondaient encore. Esdras et Légaré prirent leur hache et bûchètent pen-
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MARIA CHAPDELAINE 79 Re fa À Ra
dant trois jours; puis les troncs furent mis en tas, pour attendre qu’une nouvelle chute de neige permît de les charger sur le grand traineau & bois. se
Tout au long d’octobre les jours de gel et les jours de pluie alternèrent, cepeñdänt que la forêt devenait d’une beauté miraculeuse. A cinq cents pas de la maison des Chapdelaine la berge de la rivière Péribonka descendait à pic vers l’eau rapide et les DIOÈS dé pierre qui précédaient la chute, et de l’autre côté du courant la RAR opposée montait comme un amphithéâtre de rocher en 'cotèdu; de 6otéau en colline, mais comme un amphithéâtre qui se prolongeait sans fin vers le nord. Du feuillage des bouleaux, des trembles, des aunes, des merisiers semés sur les pentes, octobre vint faire des taches jaunes et rouges de mille nüänce$. Pour quelques semaines le brun de la mousse, le vert inchangeable des sapins et des cyprès ne furent plus qu’un fond et
. , LMAA, = A eg servirent seulement à faire ressortir les teintes émou+
vantes de cette autre végétation qui renaît avec chaque printemps et meurt avec chaque automne. La splendeur de cette RP nd la pente des collines comme sur une bandé’sans fin allant toujours aussi belle, aussi riche de couleurs vives et tendres, aussi émoüvanté, vers les régions lointaines du nord où nul œil humain ne sé posait sûr de. Mais voici que du nord vint bientôt.un grand vent
froid qui ressemblait à une cofdämnation définitive, à la fin cruelle d’un sursis, ét préfenterient les pauvres feuilles jaunes, brunes et rouges, secouées trop durement, jonchèrent le sol; la neige les recouvrit et le sol blanchi ne connut plus comme parure que le vert immuable des arbres sombres, qui triomphèrent, pareils
n qui suivait l’eau, s’en |‘
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à des femmes emplies d’une RE CENT A Qui auraient échangé pour une vie éternelle leur droit à la beauté. En novembre, Esdras, Da’Bé et Edwige Légaré repartirent pour les chantiers. Le père Chapdelaine et Tit’'Bé attelèrent Charles-Eugène au grand traîneau à bois et chaffoyérént laborieusement les troncs coupés qui furent empilés de nouveau près de la maison; quand cela fut fait les deux hommes prirent le “gomo et scièrent, scièrent, scièrent du,matin au uis les haches eurent leur tour et ele ER feur tdille 11 “restait plus” qu’à "Corde a : bois fendu dans le hangar accoté à la maison, à l’abri des grandes pe en Piles im ee où se RS le CYprés gomrmieux qu i Hambe de Suite avec une grande flamme chaude, Fa étte et le,m Ref STE qui brûlent régulièrem ment € un feu sou Le et le Bouleau au grain sefré É po oli comme du marbre, qui nu ne se consume que lentement et montre encore des b re rouges à l’aube d’une longue nuit d’hiver.
ns. ue où l'on empile le bois est aussi celle où l’on “fait Bouchérié.{ Après la défense contre le froid, la défense contre la faim. Les quartiers dé fard $’entassèrent dans le saloir ; à Boûtre d du hangar se Balança | la moitié d’une belle g avait été vendue à des habitants de Honfleur — que le froid devait c conserver fraîche jusqu’au printemps; des sacs de farine furent rangés dans un coin de la maison, A Tit’Bé prit un rouleau de Î de L fin et co ença "A le confectionnér des collets p pour te teñdre aux lièvrest Une sorte d’indolence avait succédé à la grande hâte de l'été, parce que l’été est terriblement court et qu’il Use ‘importe de ne pas perdre une heure des précieuses se-
maines pendant lesquelles on peut travailler la terre, au cie 4 lieu que l’hiver est long, et n'offre que trop de temps pour ses besognes.
La m son. devint le centre du monde Ep f et en vérité la seule parcelle du monde oi où lon pût t Vivre, et plus que jamais le grand poële de fonte fut le centre Le la maison. À chaque instant, quelque membre dela famille allait sous l’escalier x chercher deux ou trois bücfies, de cyprès le matin, d’épinette dans la journée, de boufeau le soir, et les poussait sur les braises encore ardentes. Lotique la chaleur semblait RTE la mère Chapdelaine disait d’un ton inquiçt: Ru EUR
— Ne laissez pas ne léfeu, les enfants |
Et Maria, it Bé OU, Télesphore ouvrait la petite porte du foyer, etait un Coup d'œil et s’en allait vers la pile de bois sans farder!!
Au matin Tit’Bé sautait à bas de son lit ru avant le jour pour aller voir si les gros morceaux de bouleau avaient repli leur office et brûlé toute la nuit; His ai) si par malheur, Je Féu était amorti, il le AIRES aussitôt avéc de l’écorce de bouleau et des branches de cyprès, entassait de grosses A ni la Première flamme, et retournait en courant ge foncer sous /es couvertures de laine brune et de éatalogne pour atténdre que la bonne chaleur eût de nouveau rempli la maison. | er SE
Dehors, Je bois voisin ét même les champs, s conquis, | ñ À den : sur le bois n’ taient f plus au un monde étranger, hostile, que l’on sürveillait avec RSité par les petites fenêtres carrées. Parfois il était, ce monde, d’une beauté curieuse, glacée et comme immobile, faite d’un ciel très bleu et d’un soleil éclätañt" sous lequel scintillait la neige; mais la pureté ‘égale “du/ bleu et du blanc
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