‹ Maria, drame en deux actes, mêlé de chant (sic)Chapitre 21 sur 33 · SCENE IL · texte numérisé non relu

SCENE IL

ALBERT, Mm° DE RANCÉ, LUCY.

Albert, allant à Lucy, avec douceur.

Lucy!

lucy, revenant à elle-même.

Ah ! ah ! c'est vous, mon ami? (A Mme de Rancé.) Madame...

Mme de rancé, d'un ton de reproche affectueux. Madame!... je suis ta tante maintenant.

LUCY

Oh! pardonnez, ma tante, ma mère, pardonnez ! mais c'est à peine si je puis croire encore... Mme de rancé, bas à Albert.

Eh bien ! yous le voyez, j'avais raison.

ALBERT

Lucy, je disais à notre bonne tante toute la joie que je ressens, et combien je serais heureux de vous la voir partager.

LUCY

' Moi! en douteriez- vous ? ah ! si je ne me trouvais pas heureuse aujourd'hui, je serais bien ingrate.

Mme DE RANCÉ.

Vous l'entendez ?

Albert, lui faisant signe.

Ma tante !

LUCY

Comment ! que voulez-vous dire ?

ALBERT

Rien... (Regardant à gauche.) Mais pardon... je vous laisse... on rentre dans les salons... et j'ai oublié de donner des ordres.

LUCY

Je vous suis.

ALBERT

Non... chère amie, restez, restez avec ma tante... (Bas[à Mmede Rancé.) Tâchez de savoir.... songez que je dois quitter demain la Guadeloupe avec ma femme...

Mme DE RANCÉ.

Très-bien.. . laissez-nous.

Albert, baisant la main de Lucy.

Je vous rejoins à l'instant... j'ai à vous parler, Lucy.

Il sort en échangeant un signe avec sa tante ; Lucy l'a: perçoit.

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