‹ [Mariage d'amourChapitre 97 sur 109 · VERS L ECOSSE · texte numérisé non relu

VERS L ECOSSE

Devant le redoublement d'insistance de lord Warder, les médecins avaient autorisé son transfert en Ecosse en prescrivant de grandes précautions.

Du reste, Léona était elle-même favorable à son propre exil, ninsi qu'elle le disait.

Et, par la fascination qu'elle exerçait sur le vieux médecin de son mari qu'elle leurrait toujours de vagues et lointaines promesses, elle avait fait lever les hésitations des autres docteurs.

Le spleen qui semble écraser Londres à certains jours de brouillard semblait peser sur elle.

Le rapprochement de sa fille et d'Hector Brémootier sur qui elle avait reporté une partie de sa haine contre la famille de Saint-Florent, le triomphe du comte dans ce duel auquel il devait succomber, tout cela avait aigri davantage sou esprit tourmenté.

Kllc voyait noir, et, par momenls, de sombres présages se présentaient à elle.

Et, phénomène singulier pour sa nature avide d'agitation et de lulte, elle éprouvait un besoin maladif d'isolement.

Voilà pourquoi elle secondait les désirs de son mari de se rendre au plus tôt au château de Kingsworth.

Du reste, si l'austérité de la vie sédentaire qu'elle allait y trouver venait à lui peser, elle savait comment trouver les moyens de se distraire.

N'y avait-il pas, autour de Kingsworth, les galants hobereaux des châteaux voisins?

Leur em[)ressement autour d'elle, lors de son précédent séjour en Ecosse, était encore présent à sa mémoire.

Léona n'aurait qu'à paraître; et avec les facilités relatives que donne la vie de campagne, elle y auiait plus de courtisans qu'à Londres.

Aussi, huit jours à peine après son arrivée dans la capitale de l'An glelerre, prenait-elle, avec son mari, le chemin de l'Ecosse, la contrée la plus attachante et l;i plus piltorescpie du lioyaume-Uni.

L'Ecosse illustrée par Waller Scott et, — connue on l'a tlit, — si longtemps surtout illustrée par ses admirables lils. *

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n seUo, et, <e courbant iur rencoluro de son chcTal. il lui enroya un long bais.r. (P.168.S.)

LIV. 211. — MICHKL MORPHT. — JIARIAG» d'aMOOH. — i HOOW IT C*», éoiT.

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