‹ Mariage de demainChapitre 20 sur 45 · UNE BELLE DAME TREMPE LE BOUT DE SES DOIGTS DANS SON BOL · texte numérisé non relu

UNE BELLE DAME TREMPE LE BOUT DE SES DOIGTS DANS SON BOL

place, de porter sa serviette à ses lèvres au moment opportun, de tenir son verre et son pain, ses coudes et ses mains. Admirables leçons de choses!

Et Léon n'avait même pas besoin d'intervenir en cas d'erreur, de signaler la faute. Il s'en applaudissait dans sa tendresse délicate, soucieuse de ne pas froisser l'amour-propre de la jeune femme.

Jeanne manquait-elle aux rites? Elle le découvrait et se corrigeait d'elle-même.

Se lnisse-t-on intimider par la prestance d'un maître d'hôtel à face de pi/Ut qui daigne tendre un plat et l'en , aye-t-on d'un « Merci, Monsieur »? C:i s'aperçoit vite, rien qu'à épier si n vis-àvis, qu'il convient de lâcher un « merci » tout court, ou de décocher un petit signe de tête bien sec, ou même d"ignorer l'existence du prélat.

Est-on tenté de croire que le rincebouche mérite son nom? i : euieusement, il se trouve toujours, à quelque table voisine, une belle dame tout ea dentelles

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- i.i règle, un apitoiement dé« me nu- lui pinçait le i oeur et lui piquait les yeux. Il aurait voulu se je!

noux de a feanne, lui demander pardon de la soumettre à l*épi eui e de œ u< souvent t omiqueSj qui tomberaient en poussière si l'on se pen< hait sur »ux pour les examiner, mais qu'il faut, héi raindre et respei ter, sous peine de se m. ne, puisque c'est avec < es \ ieilles pierres de touche que Le inonde nous ,i] précie.

Heureusement, elle apportait à la tâche autant d'alerte courage que de ii-

iblait 1* < i ne lui gâtai I ; Et j

ût il pa . tou ours près d'elle j l'entoui le moin-

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sur elle, le ni. m. e qui la

jetait vers lui; m b< l'un a l'autre.

Pour qu'un amour soit durable, il faut qu'il soit soutenu par un autre infc «l1"' W propre e, il lui faut une

direction, un but N'est i e pa - l< cret des unions longues et solides? Ne sont elli toujours rèali a deux

êtres qui poursuivent une même iâ< lie livrent une même lutter La passion qui se nourrit uniquement de sa propre substam e fait fusée, jaillit, éclate et r<tombe, éteinte, sur elle même 1 andis que la tendresse guidée et soutenue par un idéal extérieur connaît la longue et patiente croissance d'un lierre au liane de l'arbre...

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