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de taille et d< fora i o itenir la lu Elle l'àco ptait. Il i l'affronteraienl don< , la main dan La m. nu. i omme en 1 1 ment, dan i l'ombre pai fumée de la voi- I Ion I" i"" • « npi ■
)oucui s, ils « tenaient le I OUp ».
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exhortait a Jeanne < la i onfiancs:
— Vo\ tu d que tu ne i
t ■ iii' ■ l'ignorance extraordinaii <•, in
Bondable, folle, de tous i ns que
tu n< ontrer. Au fond, personne
ne sait i " a \ oilà la vérité. Chacun i empressé d'oublier i e qu'il a appris au
cours, au Collège, par devoir, pour des
examens. Aucune de ces femmes, à trente ans, ne pourrait passer le i ertificat d'études qu'on décroche à onze ans. Au hasard tics conversations, en feuilletant des magazines, en écoutant des pièces de théâtre, on acquiert un petit frottis, une pellicule si légère, tellement criblée de lacunes et d'erreurs, qu'on voit l'ignorance au travers et qu'elle s'envole dès qu'on souffle dessus.
— Ohl dit Jeanne, il y a pourtant des hommes comme toi...
— Flatteuse 1 Mais un homme réellement cultivé fait tache et se nuit dans le monde. S'il se tait, atterré par les bêtises qu'il entend, il déçoit et passe pour un imbécile. S'il parle, il humilie et passe pour un raseur. Non, vois-tq, chacun ne sait bien que ce qu'il a appris de lui-même, une fois ses études finies, par plaisir ou par nécessité; chacun ne connaît bien que la voie ou le penchant qu'il a suivis. Un point, c'est tout. Et naturellement, ni toi ni moi ne sommes contraints d'être ferrés sur ces spécialités. Va, va, tu en sais autant que les autres.
— Mais, objecta Jeanne, les livres, les tableaux, la musique?
— Ahl là là... Les livres? Ils sont trop. On n'en parle plus. Les tableaux? Mais personne n'y connaît rien, à part quelques artistes dont la foule suit de loin l'opinion, par snobisme, par suggestion et par hypocrisie. La musique 1 Ahl si l'on voulait, si l'on pouvait être franc l
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I l B |ue < <• soit fini.
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dont il faut profiter, de i er jania
— On prof lit gatment Jeanne.
— Ahl pourtant, continua Léon ]/• nétré, il y a une i hose qu'il faut nattre, qu'il faut posséder à fond
feanne, Inquiète, demand
— Quoi donc?
— I .<•- piè( i Le i
i le vrai, l'unique su; \<r-
sation pour dîners. On ) ment. C'est si facile, si commode! Dès la première cuillerée de potage, le voisin sonde sa voisine: « Avez-vous vu telle
— Non, monsieur. — Et t< autre? — Oui, monsieur. » Dès I le terrain d'entente est trouvé. On pouvoir causer. Voilà le seul examen qu'une femme doive brillamment passer.
Jeanne remarqua :
— Heureusement que tu m'as emmenée voir toutes les pièces nouvelles delà saison.
— Ce n'était pas sans arrière-pensée, répliqua Léon. Maintenant, tu es imbattable. Tu pourrais dîner en ville tous les soirs. Et si, non contente de connaître le sujet de la pièce et le nom des acteurs, tu te rappelles aussi le nom de l'auteur, ohl alors, tu seras même plus forte que les autres, qui l'ignorent profondément. Oui, voilà la vraie science utile, le vrai guide autour de la table. Là, aucun diplôme ne vaut un coupon de loge.
— Ohl tu dois exagérer...
— Si peu.
Et comme la voiture stoppait, elle dit, de son petit air décidé, en se ramassant dans son manteau:
— Nous allons bien voir.
Certes, elle gardait quelque raideur, quelque hésitation, dans sa façon de saluer ou de tendre la main chaque fois que Madeleine la présentait à une dame ou
lui présentait un cavalier. Et pourtant, dans ce salon, — où d'ailleurs un observateur prévenu pouvait seul deviner l'imperceptible gaucherie de la débutante, — elle régnait par la grâce souveraine de ses épaules nues... Pleines et pures, éclatantes de jeunesse, elles s'épanouissaient d'un jet si dru et d'une verdeur si saine qu'autour d'elles, en contraste, les autres femmes, si bien récrépies qu'elles fussent, apparaissaient lasses, amollies et factices. Léon lui-même n'avait pas escompté si haut cet avantage : elle se trouvait être reine par la beauté.
On passa dans la salle à manger. Léon et Jeanne se virent éloignés d'une grande largeur de table. L'avait-elle assez maudite, cette habitude de séparer les couples, de jouer au divorce pendant les repas. N'espérait-elle pas, ingénument, avant que son mari ne l'eût détrompée, qu'il serait tout près d'elle et qu'il pourrait, à petits coups de pied sous la nappe, l'avertir des périls ?
Elle était encadrée par un de ces anonymes jeunes hommes qui sont la providence des maîtresses de maison, — cavaliers haut-le-pied, toujours prêts, qu'on peut héler à la dernière heure pour combler une brèche, — et par un des familiers du logis, La Postolle, peintre avantageux, tout en biceps et en thorax. Il était aussi connu pour sa force que pour son talent.
Au moindre geste, les muscles de ses bras roulaient sous le drap mince de l'habit et ses pectoraux gonflaient son plastron fanfreluche. « Il doit avoir un beau décolletage », disait doucement Gaston.
On sTétonnait que cet hercule maniât des petits pinceaux pour peindre à touches légères des figurines parisiennes.
Car La Postolle était portraitiste pour dames et passait pour étudier du plus près l'épiderme de certains modèles.
Flanqué à sa droite d'une douairière dont la gourmandise restait le seul péché et qui se recueillait sur son assiette, il ne tenait pas la balance égale entre ses deux voisines. Visiblement, il penchait à gauche, vers la plus jeune.
Mais de temps en temps, Jeanne décochait à son mari, à travers la table et