‹ Mariage de demainChapitre 28 sur 45 · I.t l'u il · texte numérisé non relu

I.t l'u il

— f< en supplie, Jeanne,

à moi...

Voilà. Ça y est. Ah' Madan

comme dit La Postolle, vous . oulu

crâner... Il ne vons a pas déplu d recherchée, courtisée, parre que êtes femme, et jeune, et jolie, pan e qu'ainsi vous preniez cons^i'-nce de v t séduction, parce que vous êtes fière de pouvoir inspirer du désir, parce qu'au fond de votre petit cœur vous rapporti- •/ tous ces hommages comme autant de trophées à votre mari. Mais vous jouiez avec le feu. Regardez maintenant oes doigts agités qui grimpent vers vous. Ecoutez cette voix de spasme à votre oreille:

— Soyez à moi... Vous ne connaissez pas tout l'amour... Si vous saviez quelles félicités vous attendent, quelles vagues de plaisir... Laissez-moi vous initier, vous guider, vous emporter en pleine volupté...

Cette fois, il est temps. Et dressée, lui glissant des mains, redevenue la petite ouvrière qui saque un suiveur trop pressant, de sa voix en coup de serpette:

— Je vous remercie, Monsieur. J'ai mon contentement à la maison.

vu

ehors, Jeanne, les pommettes en fièvre, mais la cervelle lucide et fraîche, murmurait tout en guettant une voiture:

— Ce n'est pas tout ça. Qu'est-ce qu'est devenue Madeleine?

Ça ne lui ressemblait guère un rendez-vous manqué. Pourvu que rien de grave ne lui fût arrivé ?...

Bah! Le plus simple était d'y aller voir. Mais le trajet lui parut plutôt long, du logis du peintre à celui de Gaston Bréau.

— Madame est là ?

Dès le seuil, l'attitude

incertaine et la réponse balbutiée du valet de chambre, ordinairement bienveillant, l'avertirent :

il se passait quelque chose d'extraordinaire chez Madeleine.

Et dans le salon où il la laissa après avoir donné de la lumière, dans cette atmosphère trop calme, derrière ces portières elle flaira l'accident. L'air ou passe du drame a son odeur, comme l'air électrisé.

Madeleine entra en boulet et, s'agrippant tout de suite aux épaules de Jeanne, levant vers elle une pauvre petite figure tuméfiée par les larmes :

— Ah! ma chérie, si tu savais, si tu savais... Ah! comme ça me fait du bien de te voir...

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