‹ Mariage de demainChapitre 34 sur 45 · I.éon le retint · texte numérisé non relu

I.éon le retint

— Ne vous montrez pas !

Le mouvement de l'étoffe futil aperçu des manifestants?Des doigts désignèrent la façade. Et une voix jeune et gamine cria :

— A bas Courtemer !

L'usinier haussa les épaules :

— Sombres brutes.

Jeanne et Léon côte à côte, s'étaient pris la main.

D'autres voix, plus mâles et plus lentes, montèrent, se mêlant :

— A bas Courtemer !... A bas Courtemer !...

L'oncle courut aux

me il en souffrait I Les regards de haine et de terreur que les siens lançaient à la foule atteignaient Jeanne au passage. Les imprécations de l'oncle Courtemer à ses ouvriers la traversaient avant de les atteindre. Quelle torture, dans le moment même où sa grossesse la rendait plus fragile et plus sensible 1

Il aurait voulu l'emporter hors de ce

salon. Mais comment s'échapper sans

paraître fuir un danger possible? Elle

s'y refuserait. S'il avait pu la bercer dans

^une de ces étreintes profondes où Ton con-

fenétres qui regardaient la cour.

— Ahl ça, est-ce qu'on ne va pas me balayer toute cette canaille? Qu'estce qu'ils fichent donc, ces soldats deplomb ?

Gaston l'avait rejoint:

— Vous avez une compagnie d'infanterie?

— Oui. Dans l'atelier de dessin. Qu'attendent-ils pour sortir ?

Léon eut le pressentiment d'un malheur. On passe si vite de la vie normale à l'accident. On entre si simplement dans

il. SE CAMPA, RICANANT, DEVANT

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