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— Si voua m'aimiei un peu, vou .nu i<
l'ui ., poui j ».i m ^« i le i <«u|i trop i ude, die continua plus dou< em ml :
Allons, \ faites pas i •
figure là. ( i l un moment .< pa Cro) <■/ vous que m pour
moi : Mettez vous à ma pla< e. J'ai dû quitter mon père, Maman est morte.
A\ <•. m. i belle mère, L'existence était imible. Je n'ai plus que i ette pau\ re tante qui vil surtout a\ Je remontre quelqu'un qui est bon, qui est aimable, qui s'intéresse à moi, qui
m'est supérieur eu tout, qui ni'- fait voir
avec quatre mots des tas de choses que j'ignorais. Et je dois le rep ter toute seule. De nous deux, êtes-vous le plus à plaindre? Certainement, j'aurais du plaisir à être votre amie. Vous voyez que je suis franche. Mais il ne faut pas, il ne faut pas!
Sa voix s'amollissait. Il voulut parler.
Déjà elle poursuivait:
— Et vous sentez bien, au fond, que je vous évite une mauvaise action. Plus tard, quand vous serez établi, marié, quand je ne serai plus pour vous qu'un petit souvenir, vous me saurez gré de mon refus. Allez, n'ayez pas trop de regrets. Car, si nous nous voyions après ce que je viens de vous dire, vous auriez des remords, moi de la rancune, et nous serions de tristes amoureux... Je vous le demande comme une preuve d'affection: ne me poursuivez pasl Oubliezmoi. Soyez généreux. Je vous en supplie. Car si vous refusez, si vous cherchez toujours à me voir, je vous jure que, pour vous échapper, je retourne à Limoges, malgré la vie qui m'attend là-bas...
Elle rapprocha encore son visage triste et charmant: — Allons, promettez-moi.
Il eut un geste évasif, qui pouvait passer pour un acquiescement.
Que répondre? Elle lui avait parlé tout haut comme il n'avait pas osé se
j .ir i- i tout ba i i
1 • i"" m rai on. Lui qui < piquait de
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n'avait il pa pré* u <|u'il s.- h. -un-
ti, qu'il -'ut, ■ nrr
mier élan vers < lie ? [In 1 banque un papillon épin-
au mur.
il ne souffrait pas, dans son orgueil d'homme i ultivé, d'être réduil ilen
1 e par 1 1 tte petite ouvrière. Mai-, \>\ nier, il souffrait da i tendresse de ne pas pouvoir s'évader, arrachi bâillon, trouver un cri, des mots a I ersuas i a • forts pour lui montrer encore une issu possible vers le bonheur... Mais non. Rien, Elle -e leva en lui tendant la main:
— Dites-moi adieu, sans rancu:
Il eut une révolte Tout cela n'était ; possible. Après l'avoir tenue là, devant lui, près de lui, il n'allait pas la laisser partir, à jamais. Il la supplia, égaré:
— Laissez-moi au moins... vous accomicr... jusque là-bas... chez vous.
Elle secoua la tête, avec un pauvresourire:
— Voilà comment vous tenez votre promesse?... Et puis, à quoi cela nous servirait-il? A nous laisser un peu plu3 de regrets... Et tandis qu'il restait anéanti, incertain d'être bien éveillé, elle gagnait la porte. Alors, il s'emplit désespérément les yeux de la silhouette exquise. Il s'en enfonçait chaque trait, chaque ligne dans la mémoire, depuis la gerbe pure de la taille, jusqu'à la petite moue du profil, pareille à une promesse de baiser.
tV^>££ x sortait d'un de ces dîners in
*£\j tunes et savoureux que don-
$g£/J( naient fréquemment les Gaston Bréau. Leur table était renommée. On ne mangeait pas ailleurs
ce qu'on mangeait chez eux. Jaloux de Gaston et Madeleine rapprochaient, at-
leurs recettes, ils se refusaient à les di- tisaient les affinités, soudaient des grouvulguer. Non pas qu'elles fussent exoti- pes avec une grâce alerte, ques ni compliquées. Ils avaient trop bon Accoté au montant d'une porte, Léon
goût. Ils les empruntaient simplement -admirait son frère. Quel être séduisant aux vieilles traditions provinciales. Des prestigieux! Pincé dans son habit, il plats de pays. Mais quel art, quels soins, s'élançait du sol, ardent et souple, en jet sous cette apparente simplicité! L'oncle de flamme. En voilà un qui ne devait Courtemer, fin gourmet, pour célébrer pas connaître d'obstacles... Et il se vit, ces coulis lentement consommés, ces viandes mitonnées avec amour, ces sauces patiemment réduites, tous les mets diminués de volume et concentrés d'arôme disait :
— Chez Gaston, on ne met pas les petits plats dans les grands, on met les grands plats dans les petits.
Très répandus, les Gaston Bréau composaient des tables amusantes, où se coudoyaient des professions bariolées.
Et la liste de leurs invités ressemblait à la carte du menu, comme elle choisie, variée, harmonieuse.
Cependant, les convives se répandaient dans le grand salon, où la mêlée des habits noirs et
des robes blanches animait le décor un en contraste, avec sa barbe et son teint peu froid ^des tentures et des meubles de pirate, dans son « sifflet d'ébène » clairs qui miroitaient sous la lumière encore tout froissé des longs séjours
MADELEINE BREAT ALLUMA INE MEN E CIGARETTE d'oKII.M
sèche des bulles électriques.
On fumait partout. Madeleine Bréau, payant d'exemple, alluma une menue cigarette d'Orient, qu'elle tirait, la bouche arrondie, les sourcils froncés les paupières basses. Ainsi elle supprimait cette morne attente où macèrent les femmes pendant la séance du fumoir. La chaude gaîté du repas se prolongeait sans cassure.
dans la cabine.
Mais Gaston lui prit le bras et, l'entraînant vers le petit salon:
— Comment, comment, tu ne fumes pas? A quoi penses-tu, ce soir?
Il l'amena devant un étalage de boites où les cigares s'alignaient, pleins et vernis comme des châtaignes, longs comme des torpilleurs, sous leur ceinture
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h, îdge. ( ommenl trouve tu la p« rite I ., petite l<"' ii ( onnais p l .i voisine de table, voyon
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— Ah I... ( Comment, l 'en était ui
i ne ii. m- ée possible. I raston tombail bien I ( l'était une dou< c monomanie, i hei son frère el sa belle sœur. I depuis < inq ans. à i ha< un de ^>s < ongés, ils es sayaienf de le marier. Sa< liant son horreur des présentations officielles, ils rusaient. A tous leurs dîners il- invitaient tl,-, jeunes filles. Tantôt, il- n'avaient pas de vuc> sur elles. Tantôt, i omme disait Léon, c'en était une. Si bien qu'il- malheureux ne savait jamais d'avance si le piège était tendu.
Gaston répéta:
— Kh bien ! qu'en dis tu?
Et Léon, bourru:
— Je n'en dis rien. Que veux-tu qu'on dise de tes jeunes demoiselles à marier? Le genre ingénu se tait et le genre émancipé bluffe. Si bien qu'on ne sait rien ni de l'un ni de l'autre. Ta demoiselle Roch? Elle boit de l'eau et elle aime l'auto. Voilà tout ce que je peux t'en dire. Je ne l'ai même pas regardée. D'ailleurs, à table, la seule personne qu'on ne voie pas, c'est sa voisine. A moins d'avoir des yeux de côté, comme les poissons...
Gaston la lui montra, à travers la baie. Elle offrait du sucre derrière Madeleine, qui tendait les tasses de café.
— Eh bien! regarde-la.
Léon eut un coup d'œil nonchalant:
— Ce n'est pas mon type.
— Ah! fichtre! tu devrais bien me le montrer, ton type...
Léon gronda sous sa moustache:
— Si je pouvais...
— Au moins, poursuivait Gaston, je ia choisirais sur échantillon, ta « complémentaire ».
Il raillait une théorie chère à son frère. Pe même qu'à chaque couleur cores-
pond une i ouleui i omplémentaii
nie < ul< qui, iiu'l.ni i.i |»t<
mii ri n on ritue la I blam le
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lui. don donnei le bonhi u i li -,
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fluents. lu sont riches. En somme, toute la fortune, du i 6té de maman
dans la faîen lire qui
I ropn ■ ont à la men i d'une
e industrielle, d'un • lution i nomique trop rapide, d'une invention nouvelle, que . même d'uni
durable.
— Tu e- ^.11 ! Eh bien! je bran de la < lientèle.
— Tu en parles à ton aise, répondit Gaston. Il y a plu-, de médecins que de malades. Non. non, tu as tort. Ne me fui- pas dire de banalités. Mais tu bien que l'argent, au fond, c'est de la sé< uni»', c'est de la force, c'est du pouvoir...
Léon hésitait à répondre. Son fr»r<avait épousé la fille du raffineur * rice. Il dirigeait la florissante entre] i Trop de franchise sur le mariage ri< lie pouvait le froisser. Cependant:
— Mais je ne méprise pas l'argent !
Si je le disais, personne ne me croirait. Pas même moi. Certes, il fait la vie plus dense et plus large. Mais je vois très nettement l'aisance qui répond à mes goûts. Au delà, tout me serait du superflu. Et ce superflu ne vaudrait pas pour moi l'atroce supplice de supporter une femme qui ne me plairait pas.
Oh! sur ce terrain-là, il pouvait marcher. Madeleine était bien la plus fringante, la plus mousseuse petite bellesœur. Et. malgré sa vive allure, le couple semblait uni.
— Note bien, continua-t-il, que je ne parle pas surtout du caractère. Evidemment, j'aimerais mieux rester célibataire que d'épouser une femme qui m'arriverait avec des idées de tous points opposées aux miennes. Mais...
— Bah ! interrompit Gaston, la vie émousse les pointes. Chacun y met du
sien. Le mariage, c'est une concession à perpétuité...
— Je te dis que nous sommes d'accord là-dessus. D'autant que l'être moral est p'astique. On amollit la durcir, on émeut l'inertie, on éduque l'ignorance. Mais l'irréductible, c'est la forme physique. On retouche peut-être un caractère, mais on ne redresse pas un nez camus, on n'étire pas une nabote. Et voilà surtout l'effroyable: avoir à son bras dans le monde, devant soi à table, à côté de soi en voiture, le long de soi au lit, une femme dont on se dit : « Bon sang! qu'elle est mal fichue... » Oui. oui, il faut avoir le courage de l'avouer: voilà la vraie expiation, la vraie rançon du mariage sans amour, du mariage calculé. C'est le continuel martyre de nos sens affinés, devenus exigeants : c'est la silhouette qui offense les yeux, la voix qui blesse l'oreille, le parfum qui offusque l'odorat, c'est un corps tout entier qui déçoit les caresses. . . Et, au contraire, quel ravissement de vivre aux côtés d'une compagne qu'on ait du plaisir à voir, à entendre, à respirer, à étreindre ! . . . Un plaisir qui vous tient toujours en alerte, qu'on attend, qu'on se promet aux minutes où on ne le tient pas... Un plaisir de tous les instants, qui renaît de lui-même, dont on ne se lasse jamais, qui se renouvelle, jaillissant, en source, en onde intarissable... Comme la vie doit en être plus féconde, plus grasse, plus fleurie! Comme on doit être bon, parce qu'on est heureux!... Ah! mon cher, est-ce que cela ne vaut pas qu'on y sacrifie des satisfactions d'orgueil et d'argent? Suppose une femme, d'ailleurs droite, saine et fine, qui posséderait à mes yeux ces magiques attraits de visage et de lignes. La voilà, la corn-
ue serait pas de cher< her, où qu'elle soit, une pareille promesse de bonheur?
Tout surpris d'une telle sortie faite sur un tel ton, Gaston observait curieusement son frère. Et comme le bridée l'impérieux bridge — ce tennis du soir — réclamait ses fidèles, il rompit, tout en tapotant de la main l'épaule de Léon :
— Hé, hé, mon petit, tu parles comme quelqu'un qui l'aurait trouvée, la promesse de bonheur.
UE, HE, MON PETIT, TU PARLES COMME QUELQ1 I N Ql I LA TROI M I . LA PROMESSE DE BONHEUR.
V^s£t ui, il l'avait trouvée. Tout le ifi'*^la temps qu'il avait plaid* . fe mne ^lV^Qi lui avait inspiré ses paroles.
En voulant convaincre son frère il s'était convaincu lui-même. Et maintenant, il voyait clair en lui. Oui, ce fut là, dans cette chatoyante atmosphère do pulence, dans la digestion du fin repas, dans la fumée du cigare de luxe, ce
plémentaire! Est-ce que la vraie sagesse fut là, que, pour la première fois, cette
1/ I/.7 \GE l'I hl M l/.Y
pcn ivil en lui, i»i il lai
i pou 'i feûnn(
Parbleu, elle lui avait déjà ti l'espi ii i 'avant veille quand il était 1 1 s.ui dans 1<- petit i afé, ell it brillé
un instant Evidemment, reste un iiim\ «M i < r> m ierl Mais ell - était \ n«éteinte, refou] I m pai toutes V i
fort e - de Patai isme. i Epoui ei une ou- \ i ièi c ! i Mais, depuis, qu'elle sourde mination, dans les ténèbres de 1 in< on i icnt ... I ançanl | ai tout ses rai ines, se nourrissant de sucs généreux, elle perçait au jour, éclatante.
Enfin, il se retrom ait ! Il n'os< Ml ût plus comme une boussole affolée, il re couvrait sa pleine santé d'esprit, le jeu .use de sa décision stable. Impatient d'être seul, il prit rapidement congé.
Du boulevard Malesherbes, où habi talent les Gaston Bréau, il décida de rentrer à pied quai Henri-IV. Oui ne connaît la fine volupté de promener dans la foule un heureux secret? On voudrait prendre tous ces inconnus à témoin de sa joie. Elle s'exalte d'être contenue, elle s'électrise au frottement de toutes ces existences.
Dans la nuit chaude, entre les frondaisons des arbres qui bordaient le boulevard Malesherbes, scintillait une large coulée de ciel, un fleuve aérien qui charriait des étoiles. Quand on levait la tête, elles semblaient tomber, pleuvoir en grosses gouttes laiteuses et vernies.
Epouser Jeanne... Quel joli geste 1 Etre bon, être propre, être chic, rien qu'en tendant la main à cette enfant. Epouser Jeanne... A lui, cette fleur de jeunesse, ce ferme visage, ces trésors, ces perfections, dont la seule vue accélérait en lui le rythme de la vie. Epouser Jeanne... C'était la conduire de fêtes en surprises, initier cette petite âme toute neuve à tout ce qu'il y a de curieux, de beau, d'agréable et d'ingénieux sur la terre, c'était lui découvrir l'univers. Tâche séduisante entre toutes...
Au pas des portes, domestiques et concierges, à cheval sur des chaises, respiraient à gilet déboutonné. Sur les boulevards, les fournaises des brasseries, grandes ouvertes, répandaient les bu-
veurs sur le trottoit m. h «.h i oula ; .i i i i . Et au 1 <l- lumiti pal
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11 n'admettait qu'un juge. Mais, par exemple, il était prêt à s'in< liner devant sa sentence. Il prisait tn>|, -,,, mère pour
er ouii Et il 1 ain
trop pour l'affliger. Ohl il y était ment décidé: il n'agirait que d'accord avec elle. Ainsi le sort de Jeanne et le le sien tenaient dans son arrêt. Mais, telle qu'il la connaissait, les condamnerait-elle?
Incapable d'attendre, il parla dès qu'il la vit. C'était le lendemain, au premier déjeuner, qu'ils prenaient ensemble devant la baie ouverte sur la Seine. Tout de suite, il fut en confiance, rien qu'à la retrouver si avenante et cordiale dans sa toilette du matin. Très dix-huitième siècle, sa maman, avec sa grande vague de cheveux blancs dressée sur son front, son œil piquant, son profil sinueux, toute sa figure rayonnante de spirituelle indulgence.
Pourtant, il n'osa pas l'entreprendre tout droit. Il craignait une surprise trop brusque. Car elle ignorait tout de l'aventure. Jusqu'aux fleurs de Jeanne, qu'il avait dû cacher faute d'en pouvoir expliquer l'origine.
— Tu sais maman, il y en avait une, hier soir. Numéro dix-sept.
Il prétendait avoir numéroté toutes les jeunes filles que Madeleine et Gaston lui avaient présentées. Pauvre numéro dix-sept, qui l'avait aidé la veille à se révéler à lui-même et qui servait aujourd'hui à sonder le terrain!
— Oui, dit Madame Bréau, ton frère m'en a vaguement parlé. Eh bien?
— Gaston perd son temps. Enfin, voyons, n'est-ce pas terrible, de penser
A CHEVAL SUR DES CHAISES, D0MESTIQ1 KS~ET^CON JIKRGES RESPIHAIENT A GILET DÉBOUTONNÉ
que si je me laissais faire, si, sans même dire oui, je ne disais pas non, je serais déjà pris dans l'engrenage? Après deux ou trois entrevues, nous serions mariés devant l'opinion. Et je ne pourrais plus battre en retraite sans faire injure ou tort à cette malheureuse. Le monde ferait bloc autour de nous. Et pourtant, je ne saurais encore rien d'elle. C'est insensé! Tu ne le regrettes pas, dis, le numéro dix-sept ?
Elle répondit en souriant :
— Non, s'il ne te plaît pas. Tu sais mes idées. Ce n'est jamais moi qui te précipiterai. Je t'ai toujours engagé à prendre ton temps. Non pas par égoïsmc et pour te garder, quoique je sois bien heureuse d'avoir mon grand près de moi, mais pour que tu choisisses ta femme toi-même. Qui donc pourrait connaître tes goûts aussi bien que toi? Moi, mon père m'a laissée libre, les rênes flottantes. Et c'était autrement hardi, d'abord à son époque, et parce qu'il s'agissait d'une fille et non d'un garçon. Je
lui en suis toujours restée reconnaissante, car j'ai été très heureuse en ménage. Et je l'imiterai, ne serait-ce qu'en souvenir de lui...
Soulevé d'espoir, il voulut se libérer.
Il prit la main qu'elle abandonnait sur la table:
— Maman...
Mais déjà elle poursuivait :
— Naturellement, j'espère bien que tu me laisseras voix au chapitre...
— En peux-tu douter? Et la preuve...
— Oh! Une petite voix, reprit-elle, une voix d'expert, un avis à jeter dans la balance avant de se décider. Je peux me tromper. Ça arrive même aux experts. Je ne prétends pas, du fait que je suis ta mère, tout savoir. A ce comptelà, il suffirait d'avoir un enfant pour être infaillible. Ça serait trop commode! Mais je suis femme, et j'ai vécu trente ans de plus que toi. Ce sont les seuls avantages de ma jugeotte. Et puis, si tu passes outre et si tu as du chagrin, ma foi, j'aurais mieux à faire qu'à te blâmer... Je tâche-
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rai de te con t d< répare] l« mal.
Maman chérh ( >h ' non, je ne