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vais i en donnei la prem e Cai je ne veux i her plus longtemp .
I .Hun uih ji une fille.., ei je tu I épou ii que i m ne m'en détourn<
I l'aboi «!. elle fut ln< rédu i
— Allons doni !
— Si. C'est sérieux.
Sa : iante ne la s. un ,,ii p is de
l'instin< n\ e jalousie des mèi i • ( omme les .unies, elle souffrait de dé. oui rir brusquement tout un pan i a< hé dans la vie de son fils. Alors, il parla. 11 se hâtait, pressé de se faire pardonner -son silent e, de n'ai oir plus de se< ret pour elle. Et, en même temps, il aurait voulu tout i a< onter, pour tout re\ \\ i e.
I I pointa les étapes : l'ao idenl à l'usine, les visites cité Mirabeau, chez la tante Félicie, la lente décou\ erte d< cette nature à l.i fois raide et tendre, incult< fertile, ombrageuse et souri. une, la guérison, les fleurs, le petit café, L'idée. ger« niée là, éclose chez Gaston, promej réchauffée dans la foule, et maintenant épanouie.
Il épiait, sur le visage de sa mèr ;, le reflet de son récit. Il y croyait bien lire une surprise peu à peu attendrie. Mais son projet, à mesure qu'il le sortait au jour, qu'il le coulait dans le moule pré< is des mots, lui apparaissait plus difficile, plus hérissé. Un moment, il eut peur. Et tant pour jeter un argument de plus dans son plaidoyer que pour retarder l'instant du jugement:
— Parbleu ! nous en connaissons, autour de nous, des bourgeois qui épousent une ouvrière. Nous pourrions citer tout de suite deux ou trois noms. Des ménages qui marchent, et qu'on accepte.
Mais quand l'épousent-ils ? Après qu'elle a été leur maîtresse ou qu'elle a un enfant. Ils prennent la main droite après la main gauche. Ils régularisent. Mais pourquoi ce détour, ce sentier de traverse? Pourquoi présenter une créature déjà amoindrie aux gens à qui on veut l'imposer? Est-ce que ce ne serait pas à Ja fois plus habile et plus généreux
de prendre la route dro bra d'une
f( niiii- epro !
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tiraillées d'un ricti Voilà Maint* tant que Elle avait l<
"ire. Elle 1< • d'un j ht ■
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Je dis qu'il faut voir...
Elle consentait ut p.,
né< Uofs il lui jeta l< autour
du cou et. sanglotant de
Un tout petit enfant :
— AJl ' je i n, maman.
tu ne me gronderais pas...
Et quand leur étreinte fut dénou
— M. lis non, mon pamre grand, je ne te gronderai pas. Bien sûr, ■ rais pas une maman. suitOUl une maman française, si je ne t'avais pas souhaité dans un coin de mon cœur un parti plu^ reluisant, et si je ne m'effrayais pas un peu des résistant es que tu vas rcn< outrer. Mais qu'est-ce que je veux avant tout? Je te l'ai dit: ton bonheur. Et tel que je te connais, tu seras heureux si vous vous <iime/ et si eette petite est vraiment digne de toi. Car c'est cela qu'il faut voir. Tout dépend d'elle. Estelle digne de toi? C'est-à-dire est-elle honnête, est-elle capable de s'élever jusqu'à toi ?
Il répliqua, si joyeux de pouvoir parler ouvertement de sa Jeanne:
— Oh! tout crie qu'elle est honnête. Sa vie près de sa tante et surtout cettecrainte de mal tourner, cette horreur presque maladive de l'aventure, de l'inconnu...
— Voilà une maladie qu'il ne faut pas guérir, docteur! Enfin, espfrons que ton diagnostic est bon.
— Je te jure que, quand elle s'en est expliquée, toutes ses paroles sonnaient la franchise. Je me souviens même qu'au moment où, seul dans ce petit café, je la croyais à jamais perdue pour moi, c'était une sorte de contentement au fond de ma peine, une lumière dans le noir, de penser: « Elle est honnête, elle est honnête. » J'étais heureux nour elle.
dans tous les mondes des femmes parties de l'atelier. Combien d'hommes politiques ont choisi à leurs débuts d'humbles épouses qui, peu à peu, les ont suivis dans leur essor... Mais vois-tu, c'est capital. Car si tu n'arrivais pas à en faire, dans l'intimité, ta vraie compagne d'esprit, ton équivalente, si au dehors tu devais trembler à chacun de ses gestes, à chacune de ses paroles, votre vie à tous deux en serait vite empoisonnée...
— Mais si elle n'était pas fine et compréhensive, crois-tu que l'idée me serait jamais ve- ^i nue de l'épouser ) Est-ce qu'un mot, un geste vraiment triviaux ne m'auraient pas éloisrné d'elle à jimais?
— Oh! là-dessus, dit-elle, je me méfie de ton témoignage. Les hommes sentent mal ces nuances-là. Surtout quand ils sont amoureux. Entre femmes, on se pénètre plus vite et mieux. Tâche de me la faire rencontrer cette petite. Je lui ferai passer l'examen, moi. Veivxtu? Sans qu'elle s'en doute, pour lui éviter un chagrin possible. Mais si elle est reçue, je te promets que j'en serai la première heureuse. Et, parbleu! je serai la première aussi à le tailler ton petit sauvageon!
— Ah! maman, tu es bien la meilleure, la plus intelligente, la plus généreuse...
— Veux-tu bien te taire, dit-elle Tu sais bien que tout le mande trouve que tu me ressembles...
DES]VEDETIES DE MUSIC-HALL. DÉBITAIENT LE! Rï