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doise et la blonde faisait de même. Mais il ne devait rien effacer, et les parents se réservaient le droit, et se faisaient un devoir d’entrer, après le départ du garçon, dans les secrets confiés à l’ardoise. Après deux mois, trois mois était la limite, le garçon devait se prononcer : ou demander la fille en mariage, ou se retirer.
Voici maintenant comment les choses se passaient dans certaines provinces de la Bretagne, en France; je cite textuellement le Père Hamon, dans son livre intitulé Misères Humaines : “ Le dimanche, après vêpres, la jeunesse danse des rondes bretonnes, sur la place de l’Eglise ou dans un champ du voisinage. Les vieux parents, assis en cercle, fumant tranquillement la pipe et devisant ensemble de l’agilité des danseurs, de la bonne grâce et des qualités diverses des danseuses. Alors un père de famille dira à son garçon de vingt et quelqués années : “Ecoute, mon garçon, te voilà d’âge à te marier... As-tu remarqué la petite une telle? C’est une fille
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sérieuse ; elle est avenante et modeste, elle fera une bonne ménagère ; si tu la prenais pour femme?... Qu'en penses-tu? ” Nés dans le même village, ces jeunes gens 8e sont connus dans l’enfance, ils furent élevés ensemble; ensemble aussi ils firent leur première communion. Le jeune homme n’avait donc pas besoin de longues réflexions : il disait oui, et l’on se mariaïit. ”
ailleurs, chez les autres peuples, les choses se passent autrement, variant avec les usages et coutumes de chaque pays.
Dans ce pays, la fréquentation est simple et naturelle: le garçon visite la fille, et la fille reçoit le garçon chez elle. Rien de plus simple et de plus naturel. En soi, cette manière de faire est irréprochable.
Ceux qui veulent la condamner, en la comparant à la manière de faire d’autres pays ou d’autres temps, se trompent, parce qu’ils ne tiennent pas compte des circonstances.
Je comprends que ce vénérable vieil-