‹ Mariage [microforme]Chapitre 21 sur 28 · SE LE · texte numérisé non relu

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l'Eglise, mais encore à l’essence même du sacrement, et en fait un concubinage; car il n’y a pas de mariage possible quand on veut ne se marier que pour un temps ; c’est se rendre coupable d’hérésie, de sacrilège et de concubinage; c’est s’abaisser au niveau des payens, qui ne cemnaissent pas Dieu, et se ravaler au rang du-cheval et du : mulet, qui n’ont pas la raison; c’est s’enrôler sous la bannière de la révolte, et servir la cause du mal et de satan; c’est se mettre au pouvoir du démon : “ Ceux qui s’engagent dans le mariage, dit l’archange Raphaël à Tobie, de manière à bannir Dieu de leur coeur et de leur esprit, et qui ne pensent qu’à leur passion, comme le cheval et le mulet, qui sont sans raison ; le démon a du pouvoir sur ceux-là. ”

Enfin, la troisième raison d’être du mariage est de modérer les passions, de servir de remède à la concupiscence, et, ainsi, de faire éviter le péché. Les mariés, en entrant dans l’état du mariage, doivent donc se proposer d’user du mariage honné.

tement, et de se conserver purs et chastes.

DISPOSITIONS DES MARIÉS

Comme le mariage est un remède à la concupiscence, il devient une nécessité pour ceux qui sont exposés au péché de la chair : “ A cause du péché impur, dit saint Paul, que chaque homme ait sa femme, et que chaque femme ait son mari. ” Il dit encore : ‘ Car il vaut mieux se marier que de subir le feu des passions. ” Il est donc parfaitement légitime et louable, en soi, pour les personnes âgées, de se marier, quoiqu’en puisse dire le monde, qui est

toujours moins préoccupé des choses de la conscience et du salut que de suivre ses modes.

Pour être bien disposés, les jeunes gens doivent se marier avec l'intention bien fixée d’éviter tout péché charnel, de se respecter mutuellement en ne se permettant que ce que la loi du mariage leur permet, et d’être toujours fidèles à la foi donnée. Se marier en se proposant le péché, sous quelque forme que ce soit, serait chasser Dieu du mariage et y inviter le démon.

Avec l'intention d’entrer en tout dans les desseins de Dieu dans l'institution du mariage, il faut l’état de grâce. Le mariage, étant un sacrement des vivants, il faut, pour le recevoir dignement, n’avoir la conscience chargée d’aucun péché mortel. Celui qui se marierait en état de péché mortel, se rendrait coupable de faute grave, qui prend la nature d’un sacrilège, et se priverait des grâces du sacrement.

Les mariés doivent donc se préparer à leur mariage par une bonne confession, suivie d’une communion fervente. De plus, comme ils entrent dans un nouvel état de vie, commençant en quelque sorte une vie nouvelle, il est bon qu’ils s'y préparent par une confession générale, afin de se purifier davantage, et de régler le passé, une fois pour toutes; et afin d’envisager l’avenir avec toute la sécurité et la confiance que donne une conscience parfaitement en paix.

Mais, comme le mariage se fait à deux,

DISPOSITIONS DES MARIÉS

il peut se faire que l’un des deux ne soit pas bien disposé, qu’il soit même actuellement en état de péché mortel ; qu’arrivetil alors ? Comme le mariage est profané par celui qui le reçoit indignement, est-ce que l’autre qui est bien disposé, a sa part de responsabilité dans la faute commise ?

Nullement. Ce qui arrive dans ce cas, c’est que celui qui est bien disposé fait un acte religieux dont il a le mérite, recoit dignement : sacrement avec toutes ses

grâces ; l’autre, qui est en état de péché mortel, reçoit aussi le sacrement, mais il le reçoit indignement, n’en reçoit pas les grâces, et se rend coupable de sacrilège.

Mais indirectement, à cause de la vie commune qu’ils doivent vivre ensemble, le parti bien disposé pourra ressentir les effets du péché de son conjoint. Pour cette raison et pour le bien qu’il lui veut, il doit l’engager, par tous les moyens possibles, à se bien disposer, afin de recevoir dignement le sacrement de mariage, et de s'assurer ainsi ses grâces précieuses.

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Mes frères, vous, qui vous préparez à vous marier, entrez dans de saintes dispositions. Mariez-vous dans Ia crainte du Seigneur; n’ayez d’autre ambition que celle de lui plaire en vivant chrétiennement dans l’état du mariage, en élevant une famille qui puisse le servir sur la terre et bénir son saint nom dans tous les siècles.

“ Nous sommes les enfants des saints, disait Tobie à sa femme, le jour de ses noces, et nous ne devons pas nous uni:

comme des payens, qui ne connaissent pas Dieu. ” Puis, s’adressant au Seigneur, il ajoutait: “ Seigneur, vous savez que ce n’est point pour satisfaire ma passion que je prends Sara pour femme, mais dans le seul désir d’une postérité, par laquelle votre saint nom soit béni dans tous les siècles, ?

Puissiez-vous, jeunes hommes, entrer dans ces sentiments de Tobie. Et vous, jeunes filles, puissiez-vous dire comme Sa-

DISPOSITIONS DES MARIÉS

ra : “ Vous savez, Seigneur, que j’ai conservé mon âme pure de toute concupiscence. Si j’ai consenti à recevoir un mari, c'est dans votre crainte et non par passion. Ayez pitié de nous, Seigneur, ayez pitié de nous, et faites que nous vieillissions ensemble dans une parfaite santé.” — Ainsi soit-il,

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CÉLÉBRATION

Volo.

Oui, je le veus.

RIT. Ron.

La célébration d’un mariage, mes bien chers frères, est toujours un événement intéressant. C’est que l’on voit dans les jeunes époux une nouvelle source de vie qui va contribuer à alimenter le fleuve de l’humanité, qui roule ses eaux vives, toujours rapides, et de plus en plus abondantes, vers l'éternité.

Comme Adam et Eve, ils font souche pour donner la vie à une nouvelle généra-

CÉLÉBRATION

tion. Pour eux, c’est un monde nouveau qui commence, dont ils verront peut-être la troisième et la quatrième génération.

Aussi, voyez de quelle sollicitude l'Eglise entoure les jeunes époux: elle les conduit au pied des saints autels, prie pour eux, bénit leur union et la sanctifie. Et voyez avec quel enthousiasme les parents et les amis les acclament, et avec quelle sincérité ils les félicitent et leur présentent leurs meilleurs voeux de bonheur.

Tous se réjouissent avec les nouveaux époux, et Notre-Seigneur, comme aux noces de Cana, prend part à ces fêtes, quoique d’une manière invisible, et encourage les amusements innocents d’un mariage chrétien.

Malgré toute l’importance du mariage, sa célébration, en soi, est très simple ; mais l’Eglise a voulu l’entourer de cérémonies religieuses, toutes pleines de significations et de piété. Voyons ensemble ces cérémonies et tâchons d’en bien comprendre l'esprit.

Le grand jour arrivé, les mariés, s’étant bien préparés et étant bien disposés, et les bans ayant été publiés, se rendent à l'Eglise pour la célébration de leur mariage. Ils doivent être accompagnés de deux personnes chargées d’être les témoins officiels de la cérémonie. Il est bon que les parents et les amis les accompagnent comme gage de leur sympathique approbation, pour les aider de leurs prières ferventes, et pour rehausser par leur présence l’éclat de la fête religieuse.

Arrivés au pied des saints autels, ils prennent les places qu’on a préparées pour eux. Le marié se met à la droite de la mariée, la fille d'honneur ou le père de la mariée, se place à la gauche de celle-ci; et le garçon d’honneur ou le père du marié, à la droite de celui-ci.

Avant de procéder à la célébration du mariage, le prêtre fait aux mariés l’exhortation suivante, que je vous conseille de lire, de relire, et de méditer sérieusement.

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