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Les catholiques qui pratiquent l’onanisme conservent au moins un reste de pudeur. Ils prétendent, ou veulent croire, qu'ils ont des raisons qui leur permèttent d'empêcher la famille, et qui les excusent du crime. Ne vous faites pas illusion, mes frères. Prenez garde que VOS belles raisons ne soient pas plutôt de futiles prétextes, dont vous n'êtes pas vousmêmes bien convaincus de la valeur réelle.
Mais examinons ensemble ces raisODS, et voyons jusqu’à quel point elles peuvent vous excuser. Elles sont de trois chefs. Il y a la raison de jouissance, la raison d’économie, et la raison de santé.
La première, nous l'avons traitée suffisamment, en parlant des dispositions que l’on doit apporter au mariage. Nous n’avons pas à y revenir. Nous dirons seulement qu’elle est simplement monstrueuses, et que la seule vraie jouissance 8e trouve dans l'accomplissement du devoir:
elle est le fruit de la vertu et non pas du
vice.
La raison d'économie est celle que l’on allègue le plus souvent. On dira : “Ona autant d’enfants qu’on peut en faire vivre. — On n’est pas obligé d’avoir plus d'enfants qu’on ne peut en élever. —C'est mieux de re pas avoir d’enfants que d’en avoir pour les mettre dans la misère. ?”
Cette raison, si plausible en apparence, ne vaut rien en réalité et est appuyée sur le vice.
D'abord, je dis qu’elle ne vaut rien. Je suppose que vous êtes sincères, Car autrement vous ne seriez que de mauvais farceurs; je suppose que vous croyez réellement que vous ne pouvez pas avoir d’autres enfants sans les mettre dans la misère, Dans ce cas, je dis que votre raison n’est pas fondée, et que vous vous trompez. Et la preuve, c’est que je puis vous montrer, dans cette paroisse même, des familles plus nombreuses que la vôtre, où les enfants ne sont pas dans la misère, et dont les parents ne sont pas mieux parta-
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