‹ Marianna (volume 2)Chapitre 43 sur 68 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

d'elle , dénoua froidement les rubans de sa capote de voyage , qu'il jeta sur un meuMo ; puis, s'appuyant contre la cheminée, pâle, le visage défait , les bras croisés sur sa poitrine, il la regarda en silence.

S-^'édit. Il, ^^

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— Ecoute-moi , dit-il enfin , et , quand j'aurai parlé, lu seras juge dans la propre cause. Il ne le sera fait exactement que ce que tu croiras avoir mérité. Je crois, moi , que tu as mérité de mourir, et je suis venu pour te tuer.

Mais si lu en décides autromeni , lu vivras. Ecoute donc, et sois calme, car lu partiras, je te le jure; seulement le voyage sera plus ou moins long, voilà tout.

— Tuez-moi tout de suite, je ne demande pas mieux, s'écria-t-elle.

— Non , dit Henry , il faut d'abord que lu m'écoutes, — Je ne pense pas qu'il y ait au monde une créature plus ingrate que loi envers la destinée; je ne crois pas qu'il soit sur lerre un être qui ait renié plus d'aflcclions sacrées que lu n'en as renié; tu vas en juger. Tu avais une sœur, une sœur adorable, un ange de grâce et de vertu , une âme toute divine; je ne sais même pas comment tu as jamais osé me parler d'elle; quand tu me parlais d'elle, je rougissais pour toi. Elle t'aimait, comme la mère la plus tendre peut aimer une fille adorée; lu étais sa joie, son orgueil , sa sollicitude j elle eût donné sa vie pour mena-

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