LA FETE DE LA FÉDÉRATION
En juillet 1790, la famille royale, quittant Saint- Cloud pour quelques jours, vint assister à Paris aux [êtes de la Fédération. Jamais solennité n'avait autant préoccupé les foules. Le Moniteur la qualifia de « fête auguste, la plus majestueuse, la plus imposante, qui, depuis que les fastes du monde nous sont connus, ait encore honoré l'espèce humaine. » Les hommes de la Révolution française aimaient toutes les choses théâtrales. Les pompes de la mythologie, les souvenirs de l'antiquité, les spectacles grandioses les ravissaient, et rien ne charmait autant le peuple parisien que les cérémonies en plein air où il était à la fois spectateur et acteur.
Le jour fixé pour la fête avait été le jour anniversaire de la prise de la Bastille, le 14 juillet. Le r i, les membres de l'Assemblée nationale, l'armée, les déléguésMe tous les départements de France devaient tous, au Champ-de-Mars, prêter un serment solennel à la nouvelle Constitution. Cette Constitution, la foule s'imaginait naïvement qu'elle allait être la source de l'ordre, de la paix, de la liberté, du progrès, de la prospérité,
d'un état de choses qui ramènerait sur terre l'âge d'or. Les Hébreux n'avaient pas attendu avec plus d'impatience dans le désert de la loi sainte que Moïse leur apporta du Sinaï. Et cependant, comme cela arrivait presque toujours au temps de la Révolution, une inquiétude secrète se mêlait aux espérances et aux joies les plus illimitées.
Quelques jours avant la fête, le duc d'Orléans, venant d'Angleterre, où il séjournait depuis les journées d'Octobre, dans une sorte d'exil déguisé sous le ncm de mission diplomatique, était arrivé à Paris, et avait paru, le soir, au château. Cette arrivée inattendue jeta l'alarme dans les esprits. On crut que le duc, mal reçu par le roi, et presque insulté par la cour, allait organiser un grand complot. Le peuple, toujours crédule, ajoutait foi aux fables les plus contradictoires. Conservateurs et révolutionnâmes se prêtaient mutuellement les projets les plus épouvantables. Au dire des uns, une insurrection aurait lieu dans Paris ; on massacrerait au Champ-de-Mars les députés de la noblesse ; on ôterait la couronne à Louis XVI, on mettrait le duc d'Orléans sur le trône. Au dire des autres, la contre-révolution allait éclater, on égorgerait les patriotes, on fusillerait les membres les plus populaires de l'Assemblée nationale, on brûlerait les faubourgs, et Louis XVI rentrerait du Champ-de-Mars aux Tuileries,en menai que absolu. Cette panique dura peu. La foule, toujours mobile, n'eut bientôt plus aucune espèce de crainte, et, s'occupant des préparatifs de la fête, avec une activité, une passion qui tenait du délire, elle s'abandonna tout entière aux pensées de confiance et de joie.
Douze mille ouvriers travaillaient sans relâche à l'arrangement du Champ-de-Mars, où l'on devait, au
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moyen de terrassements oiroulaires, tonner an glg besque amphithéâtre, dont idins pourraient con-
tenir trois < -i-Tit mille speetateurs. C'étail le un travail
immense. Comme on craignait de ne pas pouvoir l'achever pour le 14 juillet, et oomme on tenait tiellemonfc a cette date révolutionnaire, lei distiioti invitèrent, au nom de la patrie, tous les bons oitoye
à se joindre aux ouvriers du Champ-d»'-Mars, avec des pelles et. dei brouettée. Cette invitation, conforme aux idéei de oivisme de l'époque, excite l'enthousiasme
général. Par mode, par engouement, plus encoie que par patriotisme, tout le monde se fit un plaisir et un devoir de travailler.
Le jour qui s'approche, c'est, au dire de Camille Desmoulins, « le jour de l'affranchissement de la servitude d'Egypte et du passage de la mer Rouge. C'est le premiei jour de Tan Ier de la Liberté. C'est le jour prédit par le prophète Ezéchiel, c'est le jour des destinées, c'est la grande fête des lanternes. » Patriotes de toutes classes, hommes et femmes, vieillards et enfants, riches et pauvres, qui de vous ne voudrait travailler à préparer l'éclat d'une telle solennité ? Venez donc, venez tous, venez former cet atelier gigantesque, où, comme dit le marquis de Ferrières, « la courtisane échevelée se trouve à côté de la vierge pudibonde, où le capucin traîne le haquet avec le chevalier de Saint- Louis, le portefaix avec le petit maître du Palais- Royal, où la robuste harengère pousse la brouette remplie par la femme élégante et à vapeurs. »
Le sensible Camille Desmoulins s'attendrit devant les jeunes filles qui ont les mains calleuses par patriotisme, « Ah ! que du moins, s'écrie-t-il, le lien trop dur du tombereau ne blesse pas les seins délicats de cette
vierge ! Qu'il ne mette pas ces deux témoins fidèles dans l'impuissance de déposer du vœu secret de son cœur ! » « C'est le ballet de la réunion des ordres, » dit encore Camille Desmoulins. C'est comme une giande kermesse. On travaille en chantant. Les tavernes ambulantes, les boutiques portatives ajoutent à l'animation du tableau. Entendez-vous les lazzis, les chansons, le bruit des tambours, des fanfares, des bêches, des brouettes, les voix des travailleurs qui s'appellent, et qui s'encouragent ? Voyez-vous ces séminaristes, ces chartreux qui ont quitté leurs cloîtres pour venir au rendez-vous civique ? Voyez-vous ces marquises qui dégantent leur main pour serrer celle des charbonniers ? On raconte que Saint-Just, traînant une brouette, a rencontré la comtesse Du Barry qui avait une pelle à la main. Un vieil invalide du temps de Louis XIV travaille avec sa jambe de bois. Quelle activité parmi ces cent cinquante mille ouvriers volontaires qui s'agitent ! Tant de zèle aboutit au résultat qu'on a voulu. Les terrassements s'achèvent. Le Champ-de-Mars est prêt. Que les patriotes se réjouissent ! Voilà le 14 juillet, le grand jour !
Les fédérés, rangés par départements sous quatrevingt-trois bannières, se sont réunis, dès l'aurore, sur la place de la Bastille. Les députés des troupes de ligne, ceux des troupes de mer, la garde nationale parisienne, des tambours, des groupes de chanteurs, les drapeaux des sections ouvrent et ferment la marche. L'immense cortège traverse les rues Saint-Martin, Saint-Denis, Saint-Honoré. Arrivé aux Tuileries, il reçoit dans ses rangs la municipalité et l'Assemblée. Puis il poursuit sa route par le Cours-la- Reine, et entre au Champ-de- Mars par le pont de bateaux qui a été construit sur le
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tleuve. Au bout du pont s'élève ou arc de triomphe
00 lit les (1. 'vises suivantes :
h \ ou oraiodrom pins, tubalten \ dus qui Doui opprimie: ml nom i
« Les droits de l'homme étaienl méconnus de] le ;
Ils ont été rétablit pour l'humanité entier
Le i»>i d'un | >« - 1 1 1 » I « • iii»r»' est seul un r<»i puissant.
On lit aussi celle autre devise, qui no sera pas assez méditée :
« Vous chérissez cette liberté, vous la possèdes maintenant ; montrez-vous digne de la conserver. *
Trois cent mille spectateurs sont entassés sur les amphithéâtres latéraux. Depuis six heures du matin ils sont à leur place. Le temps est mauvais. Les averses produisent un effet singulier. Dès qu'il pleut, des milliers de parapluies aux couleurs diverses se déploient, et modifient le coup d'œil des talus. Les fédérés, dégouttant d'eau et de sueur, n'ont ni moins d'entrain, ni moins de gaieté. Pour passer le temps, les premiers arrivés se mettent à danser des farandoles. Ceux qui suivent se joignent à eux, formant une ronde qui embrasse bientôt une partie du Champ-de-Mars. Les fédérés ne se contentent pas de la danse ; ils exécutent entre eux des combats simulés, villes contre campagnes, départements contre départements, Provençaux contre Flamands, Lorrains contre Bretons. Ces petites guerres se terminent par des accolades fraternelles. Et les danses recommencent de plus belle.
Les spectateurs ravis battent la mesure et applaudissent. Les étrangers s'écrient : « Voyez ces diables de Français qui dansent, même quand il pleut à verse. » Qu'importe le mauvais temps, si le soleil brille dans les cœurs ? Enfin le cortège tout entier vient d'entrer au Ghamp-de-Mars. Les jeux cessent, et chaque fédéré va rejoindre sa bannière.
L'enceinte du Cirque, du côté des bâtiments de l'École militaire, est fermée par une grande galerie couverte, ornée de draperies bleu et or, au milieu de laquelle il y a un pavillon destiné pour le roi. Derrière le trône est une tribune particulière pour la reine, le dauphin et les princesses de la famille royale. Le souverain n'étant plus que souverain à moitié, avant de ne plus l'être du tout, on a placé à côté du trône, à trois pieds de distance, à la même hauteur, sur la même ligne, un autre fauteuil de même grandeur, couvert de velours bleu d'azur et semé de fleurs de lys d'or : c'est le fauteuil destiné au président de l'Assemblée nationale. Un vaste autel s'élève au milieu de l'immense espace que les amphithéâtres circulaires enveloppent. Il est haut de vingt-cinq pieds. On y monte par quatre escaliers terminés par une plate-forme, où, dans des cassolettes antiques, on brûle de l'encens. Sur la façade méridionale de cet autel on lit ces deux distiques :
Les mortels sont égaux ; ce n'est pas la naissance, C'est la seule vertu qui fait leur différence.
La loi dans tout État doit être universelle,
Les mortels, quels qu'ils soient, sont égaux devant elle.
Sur la façade opposée on aperçoit des figures d'anges sonnant 4e la trompette, avec ces inscriptions ;
I,A III! [)F I \ Il 1»/ M il !
« La nation, <•'«• I \ ou La 1 o n< m I cmi i •• I
mil. Ml île II LOi. »
Sur le oôté qui fait tàœ fe la Beine, on distingue une image de te Liberté h m Génie planant dans les airs, aviv une banderolle où est éorit : Constitution*
Trois oenta prêtres, revêtue d'aubes blanchee et d'écbarpes tricolores, couvrent les marches de l'autel. C'est Talleyrand, ôvêque d'Autun, membre de l'Assemblée nationale, qui va dire la messe. L'office commence. Le ciel, par un hasard heureux, se découvre Le soleil reparaît. Les cantiques, les musiques militaires, les salves d'artillerie se mêlent à la voix de l'évêque. A l'élévation, les tambours battent aux champs. Les clairons sonnent. Toute la foule est à genoux. La messe finie, La Fayette descend de son cheval blanc, se rend au pied des galeries où sont placés le roi, la famille royale, les ministres, les membres de l'Assemblée nationale, monte les cinquante marches conduisant au trône de Louis XVÏ, et prend les ordres du souverain, qui lui remet la formule du serment décrété. Se dirigeant ensuite vers l'autel, Lafayette va y déposer son épée, et, monté sur le point le plus éminent, il donne le signal du serment, en agitant un drapeau dans les airs.
Les cent pièces d'artillerie, les deux mille instruments de cuivre, les centaines de milliers de spectateurs, tout se tait. Seule, dans ce religieux silence, une voix se fait entendre ; c'est la voix de La Fayette. Une main sur le cœur, l'autre levée vers le ciel, il prononce ces paroles : « Nous jurons d'être à jamais fidèles à la Nation, à la Loi et au Roi, de maintenir de tout notre
pouvoir la Constitution décrétée par l'Assemblée nationale et acceptée par le roi, de protéger, conformément aux lois, la sûreté des personnes et des propriétés, la circulation des grains et des subsistances dans l'intérieur du royaume, la perception des contributions publiques, sous quelques formes qu'elles existent, de demeurer unis à tous les Français par les liens indissolubles de la fraternité. »
Alors tous les bras se lèvent, toutes les épées s'agitent une immense clameur retentit : « Je le jure. » Les bouches à feu des municipalités voisines proclament le serment aux plus éloignées, qui, à leur tour, par leur artillerie, le transmettent avec la rapidité de l'éclair jusqu'aux extrémités de la France, de la France transformée en un Champ-de-Mars immense, où vingt-cinq millions de Français fédérés jurent au même instant de défendre la loi ; d'être fidèles au souverain, de vivre et de mourir pour la patrie. Louis XVI se lève et prononce ces mots d'une voix forte : « Moi, roi des Français, je jure d'employer le pouvoir que m'a délégué l'acte constitutionnel de l'Etat à maintenir la Constitution décrétée par l'Assemblée nationale et acceptée par moi. » La reine prend le dauphin dans ses bras,et, le présentant au peuple : « Voilà mon fils, dit-elle ; i se réunit, ainsi que moi, dans ces mêmes sentiments. » De toutes les poitrines sortent ces cris, répétés avec un enthousiasme frénétique ! « Vive le roi ! vive la reine ! vive M. le dauphin ! » Le temps s'est complètement remis. Plus de nuages. Le soleil brille de tout son éclat.
Qui ne renaîtrait à l'espérance, devant cette manifestation colossale, devant ce délire de bienveillance et d'apaisement ? L'optimisme est dans l'air. C'est un
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oourant irrésistible. Comment -il' pour lei illu-
sions généreuses de l'infortum Loin. \\ I, (ju-imi «•«•.> illusion* là, oe ne sont point oelles d'un monai q mais bien oellei de toute une aat ion l'heur*
l'on regarde la monarchie comme la meilleure d< publiques. On s'extasie sur les méritât, les vertus du roi patriote. C'est oomme nu tableau de Greuze qui transformerait tout à coup m une fresque incommensurable. ( h\ dirait que l'anoien régime, et la dévolution, a tout jamais réoonoiliés, se donnent la baiser de pi et s'embrassent sincàrementdansune cordiale étreinte. Des frères unis avec tendresse autour d'un père de famille exemplaire, voilà le tableau que présente le Champ-de-Mars. Malheur à qui, dans cette foule innombrable, risquerait un seul mot de doute sur l'avenir I Malheur à qui aurait la témérité de ne pas croire à la résurrection de l'âge d'or !
Un Te Deum à grand orchestre vient de terminer la cérémonie. Il est cinq heures du soir. Les fédérés, en bon ordre, se rendent au château de la Muette, où les attend un immense repas servi dans les allées du parc. Il faut avouer que leur journée n'aura pas laissé que d'être laborieuse. Debout depuis l'aurore jusqu'au milieu de la nuit, ils ont été à pied de chez eux à la place de la Bastille, de la place de la Bastille au Champde-Mars, du Champ-de-Mars à la Muette, de la Muette dans leurs logements. Ils ont dansé, crié, chanté, reçu des torrents de pluie d'orage. Et cependant ils sont ravis, enthousiasmés jusqu'au septième ciel. Il faut convenir que cette génération vigoureuse, qui allait, quelques années plus tard, faire tant d'actions d'éclat, tant de prodiges sur tous les champs de bataille d'Europe, bravait la fatigue et le danger avec une ardeur et
un entrain qui lui feront pardonner bien des fautes.
Les réjouissances durèrent plusieurs jours. Il y eut, à la barrière de l'Étoile, une grande revue passée par le roi. La reine y assista en calèche découverte avec le dauphin et Madame Elisabeth. Elle parlait avec une exquise affabilité à ceux qui l'approchaient, et plus d'un fédéré eut l'honneur de baiser sa main. Le soir, la municipalité donna une grande fête populaire. Les deux principaux endroits de réunion étaient la place de la Bastille et les Champs-Elysées. Sur le terrain de l'ancienne prison, il y avait bal et on lisait cette inscription : « Ici l'on danse. » Dans la soirée, aucune voiture ne pouvait circuler. Tout le monde devait aller à pied. Tout le monde était heureux de se faire peuple.
Les Champs-Elysées présentaient un aspect féerique, avec leurs cordons de lumières pendant à tous les arbres, leurs guirlandes de lampions, leurs pyramides de flamme. « Ce fut aux Champs-Elysées, dit le marquis de Ferrières, que les hommes sensibles jouirent avec le plus de satisfaction de la fête. Le bourgeois avec sa famille mangeait, causait, se promenait et sentait doucement son existence. Ici des jeunes filles et des jeunes garçons dansaient au son de plusieurs orchestres disposés dans les clairières... Une joie douce, sentimentale, répandue sur tous les visages, brillant dans tous les yeux, retraçait les paisibles jouissances des ombres heureuses dans les Champs-Elysées des anciens. Les robes blanches d'une multitude de femmes, errantes sous les arbres de ces belles allées, augmentaient encore l'illusion. »
0 rêves trop vite évanouis ! Chimères que va faire disparaître la terrible réalité ! Fêtes étranges, où la pacification est à la surface, où les passions, les haines,
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subsistant dans tes profondeurs. Au milieu de
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Ira, pa h i m aristocratei I la laotenu .
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Pour un observateur sagaoe, il serait facile de pn qu'aux trois mois : Liberté, Égalité, Fraternité, on
ajoutera bientôt ce complément de la formule : « Ou la mort. )> On prélude à la messe par des [arandoles. David, se disent sans doute les patriotes, dansait bien devant l'arche. Pourquoi ne danserait-on pas devant l'autel de la Fédération ? N'importe 1 Ce mélange de civisme et de religion n'est pas de bon aloi. Un ecclésiastique tel que l'évêque d'Autun ne semble pas l'homme fait pour appeler sur la foule réunie au Champde-Mars les bénédictions du Seigneur. Il y a plus, dans tout cela, de mythologie que de christianisme.
Optimistes, ne vous réjouissez pas. Encore un peu de temps, ces honnêtes royalistes, ces gens sensibles, qui, avec les fédérés de Béarn, viennent de verser pieusement des larmes de tendresse au pied de la statue de Henri IV, pousseront des cris de fureur autour de l'échafaud de son descendant.
Quels sont les trois hommes qui ont été le plus en vue dans la fête du Champ-de-Mars ? Un roi, un général et un évêque.Le roi, c'est le futur martyr ; le général, c'est le futur captif d'Olmutz; l'évêque, c'est le futur proscrit, c'est le prêtre qui jettera aux orties sa chasuble, sa crosse et sa mitre. La messe que ce pontife a célébrée ne portera bonheur niàLouisXVInià ia France!