‹ Marie-Antoinette et la procès du collier d'après la procédure institute devant le Parlement de ParisChapitre 28 sur 37 · DOCUMENTS · texte numérisé non relu

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A L’AIDE desquels LA POLICE DE PAIIIS A CHERCHÉ A ÉTAULIR, LORS DU PROCÉ;S DU COLLIER, QUE CA- GLIOSTRO N’ÉTAIT AUTRE QU’I N AVENTURIER NOMMÉ JOSEPH BALSAMO, OUI AVAIT DÉJÀ SÉJOURNÉ A PARIS EN 1775.

Mt^UOIRE '.

Tout ce qui a été fait et dit jusqu’à présent démontre de la manière la plus claire que le comte de Cagliostro, mis à la Bastille en 1785, est le même individu appelé Joseph Balsamo, arrivé à Paris à la fin de 1772, venant d’Aiifjleterre avec Laurence Féliciani, sa femme.

Que la dame de Ca^jliostro, aussi mise à la Bastille, est cette même Laurence Féliciani, femme Balsamo, que ce dentier a épousée à Rome au mois d’avril 1 7G9, sur la paroisse de Sninl-Salvator in Campo, et qui a été renlérmée à Sainte-Pélagie, au mois de février 1773, sur les plaintes de Joseph Balsamo, son mari, pour raison de son lihertinage avec un sieur Duplessis.

Le 3 de ce mois, AI. le commissaire Fontaine a reçu, par la voie de la grande poste, une lettre anonyme datée de Païenne, en .Sicile, le 2 novembre dernier.

Cette lettre annonce 1“ que le prétendu comte Cagliostro est né à Païenne en 17 43 et baptisé sous le

* Archives Je t Empire, Y, 131 25.

PIÈCES jrSTIFICATIVES. Ml

nom do Joseph Balsamo, fils de Pierre Balsamo, commerçant , mort lu même année , et de Félice Braconnière, sa femme ;

2® Que la veuve de Pierre Balsamo demeure toujours ù Palerme avec Marie Balsamo, sa fille, soeur du comte Caçliostro ;

3° Que Joseph Balsamo et sa sœur ont deux oncles maternels, savoir : Mathieu Braconnièrc, l’un des premiers commis du bureau de la poste aux lettres, et l’autre, Antoine Braconnière, teneur de livres de Jean- François Aubert et C‘®, négociants à Palerme;

4“ Que Joseph Balsamo, prétendu comte de Cagliostro, a été élevé sous la conduite d’Antoine Braconnière ;

5* Qu’à quinze ans, Joseph Balsamo, annonçant le secret de trouver des trésors, dupa un orfèvre, qui eut la simplicité de lui donner deux cents onces (plus de ](H) louis d’or), avec lequel argent il se sauva et alla voyager jusqu’à l’époque où il se rendit à Rome et y épousa Lainence Félidani ;

6° Qu’en 1775, ^Vntoine Braconnière trouva Joseph Balsamo ii Naples, où il avait un train de seigneur et portait le nom de manjuis Pélégrino, ayant à sa suite, en qualité de valet de chambre, le nommé Laroca, qui s’était rendu fameux par scs aventures et avait aussi joué à Turin le rôle de marquis, (juoi(|ue perruquier;

7® Qu’à cette époque, Joseph Balsamo présenta sa femme à Antoine Braconnière, son oncle, «avec lequel ils allèrent à Palerme pour voir la mère de Balsamo et

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sa famille, et chez laquelle ils restèrent une vingtaine de jours ;

8“ Qu’après ce court séjour à Palerme, le mari et la femme ont été à Malte, d’où ils sont ensuite revenus à Naples avec M. le chevalier d’Acquino;

9“ Qu’il y a deux ou trois ans, Balsamo, après d’autres voyages, est revenu à Naples, d’où il écrivit à Mathieu Braconnière, son oncle, différentes lettres, dans lesquelles il lui parle des voyages qu’il a faits sous le nom de comte de Cagliostro ;

10“ Que ce nom de comte de Cagliostro n’est point imaginaire et tient à la famille Balsamo, puisque Joseph Cagliostro de Messine, agent des affaires de M. le prince de Villaffanca, était oncle maternel de sa mère, Félice Braconnière, et par conséquent grand-oncle de Joseph Balsamo ;

11“ Que la fille de ce Joseph Cagliostro (tante à la mode de Bretagne du prétendu comte de Cagliostro) est mariée avec un bon bourgeois de Messine et a plusieurs enfants, et qu’ enfin il y a à Messine deux familles d’artisans de ce nom de Cagliostro.

Ce .... décembre 1786.

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