Recueil d^Bunolstein, lettre du 13 septembre
^ MAEIE-A5TOIXETTE
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M^iie-Thérèse. avec la solidité et la ténadté aUemandes. répétait -i^jcivent 5^5 admonitions et même ses reprocbes *.
Marie-Antoinette trouvait peut-être cette sollicitude exagérée, et répondait quelquefois par le silence sur ce chapitre de ses relations avec ses tantes, traité par l'impératrice avec une fermeté toute politique, mais dans des termes où l'expérience n*étoufiait pas la tendresse. Cette double autorité allait l'emporter. G>mment la Dauphine, fille soumise et respectueuse, qui admirait sa glorieuse mère autant qu'elle l'adorait, eût-elle résisté à des lettres aussi énergiques que celle-ci?
Ce qui m'a fait de la peine, c'est le silence entier sur le chapitre de vos tantes, ce qui était pourtant le point essentiel de ma lettre, ce qui est cause de tous vos feux pas... Est-ce que mes conseils, ma tendresse méritent moins de retour que la leur? J'avoue, cette réflexion me perce le cœur. Comparez : quel rôle, quelle approbation ont-elles eus dans le monde? Et, cela me coûte à dire, quel est celui que j'ai joué? Vous devez donc me croire de préférence, quand je vous préviens ou conseille le contraire de ce qu'elles font. Je ne me compare nullement avec ces princesses respectables, que j'estime sur leur intérieur et qualités solides, mais je dois répéter toujours qu'elles ne se .«^nt faites ni estimer du public ni aimer de leur particulier. A force de bonté et coutume de se laisser jrouverner par quelques-uns, elles se sont rendues odieuses, désagréables et ennuyées pour elles-mêmes, et l'objet des cabales et tracasseries. Je vous vois prendre le même chemin, et je dois me taire?... Je vous aime trop pour le pouvoir ou le vouloir '.
Marie-Antoinette ne pouvait demeurer insensible à de pareilles objurgations, et, sauf peut-être un faible persistant pour la bonne tante