‹ Marie-Antoinette et sa familleChapitre 100 sur 142 · I. Madame Campan, p · texte numérisé non relu

I. Madame Campan, p

rî VAIIE-ANTOINETTE

i^rCf >.:=£Lr:V. 71: réi^rilLi ^n-? (kmiêre fois sa popularité tout en

;i: fi-.»^'i::'. 11 îz^ i-f M^iim-? Elisabeth, « le peu de couronne

::: . >::i.»-: iri.: f !!■:•.: i?r >. p-îrailt à la reine, rassurée, d'élargir le

iiziT T- . i- r-i c :e< ;eii ie 5«:q enfant, qui sVtiolait à Tombre et

1 î>: '^m :-"- ^rrii: isfei s-ravent en voiture avec sa gouver- :ai f 'y. il^ii:. r.^^ri'T ::fi5 I« Jeudis, chez M"' la marquise :•£ L:; :-■. ru Tir^f-iCi.: i- iur^ror? Saint-Germain un bel hôtel avec :.: -.L>:i ;.iriu. La - rfcrrcv^it des fleurs, l'air et la liberté, et ii>5i. -:: :c i-î-ix Tii:ii:5 ie >:a ije, qui jouaient et couraient

Mj-5 :':î^ i.>n:o:c5 T'xec: nr*rs et insuflSsantes au dévelop- •.•fc:»:^:* i iz '.-zciÇKTinKCZ 'jrsikZfzC: i l'ambition d'un jardin tour^ :.►:■.":!.• r: ":r- yirri*ir il ni ie Fnaoe. Le 7 a\Til 1790, il avait sLs: -j^^ -:-:.r :: /x-rif::" ii ziteCIeur? d'exprimer ce regret : c'était ;i ■:■ : i-: là rornirre c:t"' :t *:c ie Madame Royale. «Je suis :-.r :T-..:.-. j./ urJhui. dit-il l M* de Tourzel, de n'avmr plus :.. . ^ : . : . jr.i;- î^iit pour r ]♦::..■. v;\ bien beaux bouquets, Tun :::;;• r:.^::..;::. l'iiutiv pijijr ma ?j...:. •

E:.:.:. v- \'}:'i\ tunint c:n.':. f. >\ir !a demande de M"* de T urzvl, i-.' ::: ::■ anau^or la j-.;::. :: ii jj^rdinier du palais, qui .^\.:.t !• ':: ii:» part;' iil:»?r «lu D.-. •.:::..:•.. 1'-: jardin était à Textréniilé dr la îvr..i--v 'il iv'vd de l'e.tu vî de pLiin-pied avec le quai. Il *:U\{ eiiî"i.ir'' d'ui;»-' ilalro-VMie, qui t.'U-jiiait ii uii pa\illon habité pr ral»l>j d'A\au\ >"ii prLM:opt»:ur. 11 p:i:^^ait tr».'is heures par jour dans oe petit pait».'nv, où il ûl'.'vait des lapins, entretenait des oiseaux, .•uhivîiit de> ll-urs, "ù il recevait parfois l'état-major du ivyinieiit d'.iil'ants l«.»riiit- par l'abbé Antheaimie. sous le nom de Hoyal

\ U>ui.< Wll, par M. de Boauche^sne, t. I, p. 4i>.

lilLŒ-UT-ZKyETTE

'«r-iMnr : « Jfon nfe. î» ro. i"a phis d'autres gardes que

1.- r'ane icn«:e av^ait senti -mccôsl :«ÉSe absence de ses gardes

y^Miubbût iOG. 'iîTicr d'-êcr? a&bi? oavers tout le monde,

^rzri'jL 3^«r5 îes çiriîs laif'ir.vTy, ?« sudiens du moment. Il

/.T-ii TTir îîîir !i:s:;rrfr. -^ le^r r^niiraaLh ks marques de son

-aiaiinne zi^in'zCjiz^iTr:. L-*r seirr l'iis 3 se âdia, dans une circon-

^auL-^ ^<i m iTtr: -kL:; li 5.:l5•^rç<îl>^i:îê caisêante d'un enfant qui

it-aiT DL inziz 5r Hrurl H' €^ ôe Lmis AJV dans les veines. Avant

it fcnx ri ihkeau p.:ar s^ r^Lnlre à srni petit jardin, U s'exerçait au

Tianffrxrrt^: d'uii fusil. Aa mcmeot du d^>art, Tofficier de la garde

Tadccale de s-ercice lui dit : i Monseigneur, puisque vous allez sortir,

ysA'^z-moi votre fu^il. - Le Daup^hio le refusa brusquement. M"* de

Tourzel rayant repris de cette vivacité : « Si monsieur m'eût dit de

Je lu: doLDer, k la bc^nne heure, mais le lui rwirfre * ! »

Le Dàijfiirj savait déjà qu'on meurt plutôt que de rendre son

5; ;-: D.v.;: /.::: s^wa:: vtre alTable, n.-j-mo pour les \isages et les jcf-rj^icf :::"L i/AÏ-T.i:: pas. on devinf? combien les hommes honorés i^ ^a ::::■..:.:-: io ses Aucustes parents, ou signalés à ses yeux par .iMT rc:.-:..! sso.:.::, -.:a>:::t vr.viivriîiés par lui des marques de ses :::.::-:s -:7.".::s. L ^\::u;a:: de leur plaire, de nuancer ses saluts et s. -. : :u.v::.i il avait eu occasion d'exercer ce talent d'un : .:;::. .s: ri: i jal-n.eiit pivcoces. il venait demandera roreille vie sa ::.::v u::v oi:c:ui*a^e:uite approbation : f^^-ce bien comme

0:: c;::ir«rcnJ de c]iielle sollicitude jalouse Marie-Antoinette entou-

.' : -.'< wr. : I. p. 46.

rait cet enfant, son unique bonheur, son unique espoir, au milieu des intrigues qui cherchaient à lui ravir la confiance du susceptible Louis XVI, au milieu des dangers qui menaçaient sans cesse son honneur ou sa vie. La reine tremblait sans cesse, non pour elle, mais pour ses enfants. La nuit du 13 avril 1790, la nuit pendant laquelle La Fayette a prévenu le château de veiller, le roi, accouru chez la reine au bruit de deux coups de fusil, résultat d'une de ces échauffoùrées nocturnes presque périodiques, ne la trouve pas chez elle. Il entre chez le Dauphin par cet escalier dérobé dont le père, la mère et la gouvernante savaient seuls le chemin et avaient seuls la clef. Il y trouve la reine, qui l'avait devancé, et, les yeux étincelants à travers leurs larmes, tenait le Dauphin dans ses bras pressé contre son cœur.

ce Madame, dit le roi avec un doux reproche, je vous cherchais et vous m'avez bien inquiété.

— Monsieur, répond Marie -Antoinette en montrant son fils, j'étais à mon poste. »

Ce poste, depuis l'alerte de 1790, Marie-Antoinette ne le quitte plus ; elle ne sort, et toujours accompagnée de ses enfants, que pour des courses de charité ou d'instruction dans Paris. Son temps le plus précieux allait à cette éducation, tout le superflu de son argent passait à cet exemple. La charité est la flatterie des rois. Elle se berçait de l'espoir de ramener le peuple à elle en l'accablant de bienfaits et de lui rapprendre l'amour par la reconnaissance. Toute occasion lui était bonne pour servir de prétexte à ces largesses si noblement intéressées, à ces bonnes œuvres, à ces dégagements au mont-de-piété de tous les gages pour moins de vingt-cinq livres, à ces délicates avances d'une mère qui, dans l'intérêt de ses enfants, voulait être à toute force aimée de « ses charmants vilains sujets », comme elle disait encore en souriant. Un jour elle conduisait ses enfants au fau-

bourg Saint-Anloine, & la manufacture des glaces. Et c*e8t ce jour-là qu'elle trouva, dans un compliment malencontreux . de M. de La Fayette, Toccasion de lui donner une leçon ingénieuse et délicate, innocente vengeance de tant de griefs. Le peujde se précipitait de toutes parts sur les pas du roi et de sa famille, a Voyez, madame, dit alors M. de La Fayette à la reine, voyez comme ce peuple est bon, quand on va au-devant de lui. — Oui, monsieur, lui répondit la reine, mais vous savez bien qu*il n*en est pas tout à fait de même quand il vient au devant de nous. » M. de La Fayette sentit Fallu^OD et garda le silence au souvenir d'octobre * .

Une autre fois la reine emmenait ses enfants à la manufacture des Gobelins, dans ce quartier misérable et sordide dont les autorités entendaient dire à la reine avec attendrissement : a Vous avez bien des malheureux, mais les moments oii nous les soulageons nous sont bien précieux. » Elle menait encore ses enfants aux Enfants-Trouvés, pour leur apprendre qu'il est des enfants sans père ni mère. A ceuxlà le Dauphin, obéissant à une sorte de pressentiment, avait voué une prédilection touchante. II en parlait souvent, il voulait sans cesse revenir parmi ces orphelins. Et pour eux il devenait avare, thésaurisant à leur intention dans le petit coffret qu'il tenait de Madame Elisabeth, complice de ses généreuses épargnes.

Malgré tous ces efforts, tous ces sacrifices, de 1789 à 1791, l'impopularité de la reine, dont la présence auprès du roi gênait les desseins les plus ambitieux et les plus coupables, grandissait de plus en plus, au point de sembler à certains ministres, par trop amis de leurs aises, un obstacle au gouvernement. On l'accusait, quand Louis XVI cédait, de l'avoir empoché de céder plus vite. Quand il résistait, on Taccusail de lui inspirer à la fois le refus et la force do

l. Weber, p. 290.

le maintenir. On exagérait en cela son crédit et on calomniait ses intentions, qui s'arrêtèrent longtemps à la recherche du difficile problème d'une conciliation. Mais la Révolution avait raison quand elle sentait en elle l'organe et, au besoin, le chef d'une résistance désespérée, quand elle pensait dans sa haine ce que Mirabeau allait dire dans son admiration après Uivarol : « Le roi n'a qu'un homme auprès de lui, et cet homme, c'est la reine. »

Cet homme ou plutôt cette femme, à laquelle on supposait la hardiesse et le cœur d'un homme, se laissait plus d'une fois aller aux faiblesses de son sexe ; plus d'une fois elle pleurait dans ces moments de réaction, où l'effort de cette lutte inutile, les mains enchaînées, la laissait parfois retomber dans les spasmes et les larmes, revanche de la nature surmenée et du tempérament rebelle parfois aux courages de l'esprit. Alors la reine pleurait; elle pleurait en écrivant à M™* de Polignac, à sa sœur, en promenant à Saint-Cloud cette villégiature surveillée qui lui rappelait, par le contraste, les libres jeux et les plaisirs sans mélange de Laxembourg et de Schœnbrunn. Elle pleurait, tout en s'efforçant de dérober ses larmes à ses femmes, à ses enfants et au public qui les devinaient parfois à ses yeux rougis. Alors la certitude d'être plainte adoucissait au moins pour elle le regret d'avoir été surprise.

Il y a conrnie une touchante légende de traits divers se rattachant à cette partie mélancolique de la vie de la reine. Disons-en quelquesuns, et comme l'imagination populaire, datons quelques récits de ce temps oîi la reine pleurait, comme nous en daterons bientôt d'autres du temps où la reine eut des cheveux blancs. Ces cheveux blancs, ils poussaient déjà tristement à ces tempes fiévreuses, tandis que coulaient ces pleurs que lui arrachaient les efforts de ces ennemis trop habiles qui avaient deviné à la fois le secret de sa sensibilité et le défaut de son armure.

r% SAIIE-J.5T0I5ETTE

El hiKZ 17%*. J& r^xr. ^çns: ks cértnKnies hmniliantes de cet '^ I T-rr-^'wr\ riicz^ i ôe h F^dênlîoD. éUît revenue à

:?ftji::-»Ili:Qi. Lu :zi î-Ki^in;, niciiaê lk4o!xk>. pénétra jusque dans .e? îLriz:? :zfitre3r5 iîizé Tî^iesDie d'assassiner la reine, et fiil con- TiTiz Ziir jk T»hj». râ K: ■•:«:::-& eG^:«èdta la reine de sortir, dans . t?::ciT'J:.*=«E:i?c: ôz c« truciïkbie pr:^. Il disparut mystérieuseizfiii:, r.LLf i-i :c: r - r2i-:cTekr sa tcGtathe pro\identiellement avortée. Ui»r :-:itr~r-:l::ir- rzL âf^-hr.^SM^x au roi, décou^iit aussi qu'il ?^ ririi:: :il r^'^ ieciz»: is-miier b p?ine. c Elle m'en parla, dit M"^ Cb^ZihiL. îClis ^i =.•:iI^i^? êsD:<i>a. ainsi qu"à son premier Crr-yr-ilz. >I. Vî.i- dAi^r. i •!/? li'est qu'à sm insu qu'on prit, durant jî-ii^î^^irs zjiis. 0^:5 f r^.^uti;!:^ qu'eDe n'eût point approuvées, et •ri'rlîr iî o«5cr, «TTisn-i elle 1rs connut, par ce mot décisif :

STCTf-^fr-T T2J zz yi zfrzzizjen pa* iia snin de poison centre moi. Les Brinvil- LrTî ir- s-.'i: ;ifcf :•: ?r >:T'rIr—::. r>i ^ li cal>ni!iie. qui vjut beaucoup mieux pour

L:i :v;:.v ::ii5 :.:.â:: ;:-::. *:: >^< vîT.rts pour combattre cette • ^l.::::.:-:. •::. ::.-"!i>? î•::^-:^ :ur >::; i:iipui5s;ii"iCe p«>ur on triompher, '.■aiv!.: '.:. -irTv*. s.:. [/:> çrjir.i et >.:n >oul incurable chagrin, le seul *:\:: .-.rrâ ::.;•.: \ >:•: .>u:- \;::! «Jvs Linr^es qu\lle avait encore la forw '!v «îvr i- " :-..! : .:. ^.î:> parvoîiir îoujvurs à les cacher à l'œil perçant

Lij j' ur «ju il tnteniîait faire l'application encore usuelle de ce [.iwvriw: «juo lr.> »jv»Jnemonts devaient tant démentir: Heureuse comme fine rcirte, le jeune Dauphin lit une sorte de bond de suq^rise et de dOsapi^rL'batii'n: «t. axant qui-n eût pu lui demander la cause de ce in-.ai\.ni'î.l iniprOvu, il s'adressait, les larmes aux yeux, à la personne

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