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des biens nationaux et la circulation des assignats avaient complètement révolutionnées.
Le roi persista dans le choix de la route de Varennes, par suite de sa répugnance à traverser le territoire de Tempcreur. Il exigea des postes de cavalerie à partir deChàlons, et il ne consentit pas à séparer
sa famille en deux voitures.
A ces inconvénients inhérents au projet en lui-même et qui en compromettaient fatalement le succès, il faut ajouter ceux qui étaient inséparables des préparatifs. La reine s'en occupa dès le mois de mars avec une minutie et une imprudence qui témoignent de la faiblesse des meilleurs esprits. Elle songea bien à garder vis-à-vis de M. de la Marck, de M. de Montmorin, de M. de Fontanges, un secret dont la possession les eut exposés à des représailles terribles, dans le premier moment de la colère populaire. Elle les disculpait ainsi à leur insu par l'ignorance où elle les laissa d'un projet qui n'admettait que peu de coopéraleurs. Mais si on reconnaît la reine à cette généreuse prévoyance, on s'étonne de la voir se préoccuper de soins inutiles ou dangereux : par exemple, la confection d'un trousseau pour elle et ses enfants et son envoi à Bruxelles par l'intermédiaire d'une de ses anciennes dames retirée à iViTas. L'envoi de ses diamants à Bruxelles s'explique mieux, quoiqu'il ait eu l'inconvénient de la forcer à mettre dans sa confidence M. de La Bordée son coiffeur Léonard et le duc de Choiseul, c'est-à-dire trois personnes de plus. Mais une imprudence qu'il serait plus facile de lui reprocher, si, comme nous l'avons dit, il était généreux de reprocher à Louis XVI et à sa famille des fautes que le succès eût effacées, et que le projet en lui-même comportait fatalement, c'est d'avoir voulu emporter jusqu'à son nécessaire, énorme de dimension, et qui contenait depuis