CHAPITRE II
Après ce que le leclfur vient d"app rendre el le spectacle lanienlable auquel nous venons de le faire assister, il comprend, comme Marie- Antoinette elle-même ne le pressentait que trop, que tout est terminé et que la monarchie est entrée dans la période de définitive agonie. Rien n'étonnera plus, dans les tableaux que nous avons encore & leur présenter, nos lecteurs les moins expérimentés, rien, sinon la
HAMIK-JUtTOmBTn
0e ée k BCvoWioB, qm BK&ni eaooce uoe année k joMT ■■■K an vdtaci. ^'de poanit dépk. dénier, Aossi «brégeroB»- — BM^Mtèh. ihwMiii^ Ib8 i^<litwM aort inéntables etdoat k dbiHaMBt «A piii*. IiCs scènes qui nous daneurrait à tracer ]i»aiit|lM^KlndrpéBfnp*aab,poar ainsi dire, de l'édiefle Al ■■■■91e. ImlWknes m aoal (iv que l'aoticbuntwe de l'édii^ fiML QqpeniMA ■etae tâdK, poB- êbe 8ânf>li6ée, n*est pas tenninée. SFhi <wprod, en cfct, hcBetiÉ qae des sonTerains, comme «■z dn reloar de Tarennes, ne sobI plB qne des vicUmes, il nous reste à rebaœr tes soprèmes TÎdsahKleB de leur swt, et surtooti mcMitra- Marie-Antobette entrant résolteent dans b phase de rési»tance désespérée ob les boumaox raocakrail sans l'abattre, et enclmlneront son corps sans vaincre son âme. U noos reste également à peindre Louis XVI et Madame Ëtisabett, ofihuit l'exemple et le modèle d'un autre genre de courage, cdni de la résignation, dau cette famille qui les réunit tous.
C'est cette tâche que nous allons remplir, grice aux MimoCnt, el suiloul au\ Correspondances qui éclairenl comme des flambeaux celle voie douloureuse dont les deux dernières stations seront le 20 juin et le 10 août 1792 : le 20 juin, jour de la perte définilivc par le i-oi do sa dignité, et le 10 aoùl, jour de la perte définitive de sa liberté. Entre ces deux dates se place la série d'événements intérieurs qui poussent Marie- Antoinette, devenue lioinnie d'État par la grâce du dénouement conjugal el du génie maternel, de la période expectanle et conciliatrice de sa politique h. sa périiKle militante. Le 10 août sera la grande bataille de Marie-Antoinette réduite à lutter, cl si elle la perd, ce ne sera point par sa faute. Jus(iu'à ce jour le caractère de son r<Me, en présence d'cvénemenis que seule elle domine el d'adversaires que seule elle combat, est demeuré coulroversable et mystérieux. 11 ne l'est plus aujourd'hui.
grâce à sa Correspondance. Nous espérons que personne ne nous reprochera les quelques pages consacrées à ce duel étonnant de .la plus frêle créature luttant contre le plus gigantesque adversaire, à ce combat sublime d'une femme contre une révolution, d'un roseau, mais d'un roseau pensant, contre l'orage qui renverse les sociétés.
Les trois gardes du corps de Varennes, après avoir passé la nuit de leur retour à Paris environnés de sentinelles, dans une pièce des Tuileries, furent conduits à l'Abbaye Saint-Germain, ainsi que les dames de Neuville et Brunier. MM, de Choiseul, de Damas et de Floirac, arrêtés à Varennes, furent d'abord incarcérés h Verdun, puis dirigés. M, de Choiseul sur Orléans, où la haute cour nationale était saisie de l'affaire de l'évasion, et MM. de Damas et de Floirac sur une prison de Paris. Les deux femmes de chambre, auxiliaires passifs et inoffensifs, ne tardèrent pas à être remises en liberté. Mais leurs complices^ pour parler le langage du temps, ne furent élargis que lors de l'amnistie générale qui consacra l'acceptation définitive, par le roi, de la Constitution.
La véritable prison, ce fut le château des Tuileries ; et les captifs les plus étroitement gardés, ce furent le roi et la reine. Investi par l'Assemblée du gouvernement du château et de la garde spéciale de la famille royale, M. de La Fayette déploya dans cette mission des précautions et des rigueurs que n'excusent pas suffisamment la leçon d'un premier échec et la terreur d'une responsabilité inexorable, planant sur toute la garde du palais changé en prison, depuis son chef jusqu'à son plus humble représentant. Cette terreur fut un moment une panique aveugle. Pendant quelques jours on ne put pas trouver un officier qui voulût se charger de la garde particulière de la reine, sans veiller dans la chambre même de Sa Majesté. M. de Gouvion lui-même, que le roi et la reine préféraient à M. de La Fayette, et qui ne leur rappelait point octobre, n'accepta la mission de présider à des mesures
montait chez le Dauphin, gardé à vue comme le roi, que précédée el suivie de quatre de ces geôHers à épaulettes. Les uns, il est vrai, comme Saint-Prix, l'acteur des Français, royaliste dévoué, ou M. Collot, ou M, Guingerlot, adoucissaient, par les prévenances les plus délicates et les concessions les plus ingénieuses, la rigueur tyrannique de leurs consignes. Rfais d'autres, dans un but et par des sentiments différents, en exagéraient encore les prescriptions et y ajoutaient les raffmements d'une vanité ridicule ou d'une insolente familiarité.
Toute la journée, la porte du salon où se tenait la famille royale demeurait impitoyablement ouverte, et ce supplice, si douloureux à la triple dignité de la reine, de l'épouse et de la femme, se prolongeait la nuit, troublant de ses renouvellements de postes, de ses mots d'ordre, du bruit des sabres et des crosses, la courte sérénité des heures les plus inviolables. Pendant les deux mois de juillet et d'août, en cette saison brûlante qui accroît un besoin de paix, de repos et de liberté naturel à l'àme et au corps, la reine ne put pas goûter Httéralement, dans cette vie si implacablement publique, si brutalement scrutée, une seule minute de solitude, d'ombre, de recueillement, d'intimité. M'"^ Campan, qui, le l^' septembre, reprit son senice où 31'"*" de Jarjaycs l'avait, en son absence, suppléée, nous a donné, sur cette installation et ses vicissitudes, des détails intéressants, et Madame Elisabeth, dont la gravité et la piété s'alliaient avec la gaieté des consciences pures, ne peut s'empéclier parfois, dans ses lettres, de citer de cette tragédie de la captivité des épisodes qui touchent au plus haut comique, el de rire de ce (jui en eût fait pleurer tant d'autres'.
Les geôliers armés, sans cesse tenus en haleine par les dépu-
J. Recueil Feuillet de Couches, t. HI, p. 4i3, 44i.
JIAEIE-ASTOINETTE i ds cfeAs cl If? «ocift'nilîorts populaires, no savaient oùJ r 4e h Me. On roppriira ta messe de la chapelle du d\&~u ivahfiràonBDteBsm^caBeeidiéai le rnetlaraDe BdematoDaiMcBhâipMlMt on crucifix d'éMaeti itt da fleon, du» ■■ wédât ds leur q^nrtenwnt. Les BqoB le nidésBait vurnepHnl senodreàstRi audienoe B d'une carte d'entrée, râée pv le vi^or génial de h . Malgré ou plutôt à casse même de ce hue d'en- Inves, de ce réseau de précautions» dan* les milles duquel s'endiarranèrant plus d'une fois les pieds de cette police année qm les avait combinées sans les bannoniser, le château étiît sans cesse le tbéUra d'alarmes ridicules et d'alertes grotesques. On réveillait le roi et la reine pour s'assorer qu'ils ne s'étaient pas eofins, et, un munent i^rès. Ml rérdUait H. de La Fayette pour lui annoncer une évasimi k laquelle on croyait sans cesse, à force de la redouter.
Un Id i^ime, on le comprend, n'était pas bit pour calmer, reposer et rasséréner les augustes prisuiniers, soumis tons les joiav îi la menue monnaie des insultes et des déceptions du retour de Varennes. Cependant, le roi et la reine firent preuve d'une patience, d'une résignation et même d'une fermeté qui conquirent jusqu'à l'admiration de leurs plus cruels ennemis'. Cette fermeté respire dans tous les actes publics de Jlarie- Antoinette à celte époque, dans cette déclaralion, par exemple, faite, peu de jours après le retour, aux cwmnissaires délégués par l'Assemblée, MM. Duport, Troncliet et dWndré, et dont il suffit de citer le préambule cornélien :
Je dtvUro que lo loi di-sirani partir avec ses entants, rien dans la nature n'aurait lU tiren>|tèi'lter de le ^mivrc. J'ai assez prouvé depuis deu\ ans, dans plusieurs rir-
I. • 1.0 roi ei In rr'.nt «uppoTient incroyal'lrnicnt bien leur captiijié >, ccriTaii, I« SRJail- «U M»J>iuo Êlisilietli iSfOiril Fmillrt d« Cmclm, L Jll, p. *lfl).
coDSlances, que jo voulais ne le quitter jamais. Ce qui m'a encore plus déterminée, c'est Tassurance que j'avais que le roi ne voulait pas quitter le royaume ; s'il en avait eu le désir, toute ma force eût été employée pour l'en empocher...
Mais si la reine déployait en public, avec une sorte de coquetterie héroïque, la plus inébranlable énergie, la nature se vengeait en secret et le visage trahissait, par les rides prématurées et les cheveux blancs précoces, les ravages de cette lutte intérieure qui trouvait l'âme invulnérable. Quand M"° Campan la revit, le 1" septembre, elle demeura douloureusement étonnée de ce changement, qui, en respectant ironiquement les lignes de traits toujours majestueux, et en fortifiant même le tempérament, étalait sur cette tête déjà tragique l'irréparable outrage de soucis incessants. Ces soucis, qui portaient plutôt sur l'avenir que sur le présent, et que causait moins la crainte que la prévoyance, étaient tels que la reine ne connaissait plus le sommeil. Les volets demeuraient toujours ouverts, afin que dès l'aube une clarté bienvenue dissipât autour d'elle ces ténèbres que l'insomnie rend si importunes. Quant à ses cheveux, ils étaient déjà, à trentesix ans, blancs comme ceux d'une femme de soixante-dix ans. Par une touchante pensée,. elle avait voulu dédier à l'amilié ces cheveux, argentés par cet hiver hâtif de la douleur qui devançait l'automne de sa vie. Elle avait fait couper la plus belle de ces mèches blanches, et en avait fait monter, pour la princesse de Lamballe, une bague avec cette inscription : « Blanchis par le malheur. »
On se rappelle l'impression d'admiration et de pitié profonde que Bamavc avait rapportée de son voyage de Châlons à Paris, entre le roi honnête et la reine intrépide. Il s'était donné la mission de les sauver l'un et l'autre de leurs ennemis et de leurs amis, de les arracher à leur sort et de les asseoir sur le trône raffermi. Cette campagne de réaction où son éloquence s'attendrit et où sa raison trouve dans le dévouement l'inspiration et l'émotion qui lui nflanquaient, est le
s» BAklE-AXTOI^IETTE
cteMî^mB 4e h tmnae parkncsbvv dt Bamive. Son diMmns mr ftanUBé ^ aoirpenia est m loaraeui digne de lUratmo. i farfbéë^ far h presule logMioe tl« roraieur le e^*;iS«> rAâÊantiiée coteliliuiile, lui M^ait tvlux le fca iBOié^ Ce jiH4 etpeaànaL, BuBive eat, cumme le gnnd IrUtiu, e aa frooL I] nl&a à ooe sorte d'effcnl suprême I ïcnt entier. El otOt rrânluo de ses amU, pkn e piM-<be qae la cowwâoa de ses adveraures, emporta b aïkriiaM li phi fcnnMe |B*r« Wr de l'afiûre de Vareimes. C« fat mtamiée ^mh, X. )log:oef àe Naalbou, qui fit le rapport, et D «matkA hMdncal à h miïar bars de cause du iouvtnùi, njetant IMte h ferte de mm éf asioa svr âes »u\ilîaîfeà. surtout mit t-euk c[ui se tavnaiert «■ ifctif. La hante Cour d'Orléa&s fut choi^rée de ri»- ^bmdâBm «-à-vis des cogaMes sobataemes, el ci-lte iii^tnictioa, nkrtie k dancà^ se tan» à p^t andée pv les cCelB de TaB- ■Blie qH sMril rMJtfyUI— de k riiilil^iiw
Les Acobàis, a;uC essaré de leymidie par h noknce et pt Idueute le lerrain ga^me par les constilutioanels dans la bataille parl:-oientaiiv. ne tireol que leur fouruir l'occasion d'une seconde et <an«Han(e \io>oii¥. Le 17 juillet IT91. le groupe des futurs Girondins, d'aoxtrd j-xir celle foi? avec le# agents ambitieux de ces projets de diV-i>èaiKv e« d"u~urpalion auxquels le duc d'Orléans prêta plutôt sod iK>n) que son appui, et dont il fut l'instiuntenl avant d'en être la victime, réunit au tlhanip de Mars, autour de l'autel encore debout des rèles de Id secoiMle fÀJeration. sous prvtexte de pétition à signer, tous les êléuK'uls iusumvtionnelf de Faris.
En pr\'peiice de celte audaciaise tentative, de celte insolcnie l>r\»teslalion ci'iiliv cette souveraineté dont les suffrages de l'Assembloe vt'oaienl de r^-tiabiliter le caractère et d'edaccr les fautes, te niui)ici[\-tlilè et b pinle nationale déployèrent la tardive énergie
c|ue MM. de La Fayette et Bailly avaient enfin trouvée dans le sentiment de leurs devoirs et peut-être dans les remords de leur conscience. La loi martiale fut proclamée, le drapeau rouge, signal des rigueurs de l'autorité, déployé; et sur ce Champ de Mars, devenu pour une fois le champ de bataille de Tordre, le sang des rebelles, trop longtemps épargné, coula, vengeant pour la loi deux années d'humiliation impunie. La Fayette et Bailly, qui ne s'étaient jusque-là exposés qu'aux applaudissements de la multitude, bravèrent «nfin sa colère et placèrent dans leur histoire une page de noble impopularité, qui leur en fera pardonner beaucoup d'autres bien différentes. Les Jacobins, dispersés par la force après avoir été vaincus par la raison, abandonnèrent pour un temps le théâtre purifié de la place publique, et ils se dérobèrent, par la fuite ou le silence, à de trop légitimes représailles.
Il y eut alors en France un mouvement de satisfaction qui loucha à l'enthousiasme. Chacun se félicita d'avoir échappé à l'anarchie. Et autour d'un roi prêt h jurer le pacte fondamental qui scellait l'alliance de la liberté et de la monarchie, la nation tout entière avait groupé ses forces vives harmonisées et réuni ses représentations : la garde nationale rédimée ou vengée de l'attentat d'octobre, l'armée rendue au sentiment de l'honneur et du devoir, la justice l'assurée, l'Assemblée constituante enfin saluant avec joie l'achèvement d'une œuvre qu'elle croyait immortelle * .
Ce moment de triomphante concorde et d'espérance universelle, cette passagère réconciliation de la nation et du roi furent dus principalement aux efforts du parti constitutionnel, dont les chefs réunis en comité, fameux depuis sous le nom de Triumvirat^ Duport, Lanielh et surtout Barnave, essayèrent de prendre, durant l'interrègne que
1. La Constitution, présentée au roi le i septembre, fut solennellement acceptée par lui le 1 i septembre.
leur imposait rinéligîbilité des membre? de l'Assemblée constituante, la direction occulte, et d'assurer la prépondérance. Malheureu- =^menl ils devaient échouer dans la réalisation de cette utopie de l'ambition et du dévouement. L'influence des Jacobins et des Girondins, un moment coalisés, allait, dans l'Assemblée législative, la municipalité et les clubs, discréditer, sous préteste de trahison, leur autorité; les insurrections triomphantes, fomentées par des hommes qui se faisaient républicains de dépit de n être plus ministres, ne devaient pas tarder à planter cet échafaud de la Terreur, où Bamave et Bailly devaient se rencontrer, et auquel La Fayette ne devait échapper que par la fuite.
D'octobre 1791 à jan>ier 1792, Duport, les Lameth et surtout Barnave, c'est-à-dire le triumvirat, dirigent donc ou plutôt conseillent la p«:'!itiquo de la reine, et la politique de la reine, à ce moment, esl cello du roi. IJuoiquelle échappe souvent, par une indépendance d'osprit et de caractère que justifient l'expérience acquise et Tiné- \itablo n.fiianre, à linfluence de ce triumvirat, oii Barnave seul : :.>::%•: à >• > y u\ Tautoritr d'une raisnn supérieuiv r[ d'un il-'- \ ■.:•::.•:.* d' Viî.t» re5>é. <»n i»eiit considérer les c\\*'(< du pai'ti cons- :. •;:::. ■.:.:! ■::::.n.'- 1».^ in>]:»inileurs de Marie-AiiluineU»^ durant v*:\W ' -.'. ;-: «1-. >:\o, >aîi- atténuer la part d'initiative incnnte>tal)le qiio .,.. \-. -^• : : •••' >i'«i.tan''!t»'" d'irjtellii:<r.ce. cette rapidité d'intuition, v-:; i. . ::.;::, ^i'ai eîvu>. cette variété de mo\en> par l«\<(|U(^Ilcs cllr; '- : : • ;-. : >.;> diiî.» h-i-, iinn >an> les déconcerter un peu, >es niailroc;:\-:r.t':n';s. li ♦:>! iiitéîe>>ant d'étudier un moment, d'aprcs les téniei- ^:..;^-';s c;iiî:>!iî;4Uvs, le >\stème de conciliation à la lois et do n'-sis- ::-.':. y v.iioa- 1 s ■ îai'-î.t aiivtée> le< n.éditations do la prisonnière (i»l;:..; >: .i'. !a VL»;r, couraireusenient et sincèrement constitutici.- • '.. . • . .; : .;;:• |» e 1 à pied ce i;ouvcau terrain, ré>ister à t<'Ul«'- ".-S .;•..■;:::.-. » j iii^e; t-'us les mo\ens, et ne se jeter dan^ lc> l>i-a>
ET SA FAiMILLE. 477
de la force que lorsque la force est devenue la dernière ressource et comme le refuge désespéré du droit. Marie-Antoinette avait en cela d'autant plus de mérite qu'elle ne conserva pas longtemps les illusions de Barnave, et qu'au sein même de ces fêtes de la Constitution, qui semblèrent célébrer un solennel retour de la fortune et de la popularité, elle prévit leurs prochaines trahisons.
Examinons, sans craindre de fatiguer nos jeunes lecteurs, cette part, la plus sérieuse, de la gloire de Marie- Antoinette, et suivons, d'après les Mémoires et surtout sa Correspondance^ les vicissitudes de ce rôle militant, dont le premier acte est l'acceptation inteUigente et généreuse de la Constitution.
11 est certain que si le roi, à ce moment, pouvait encore être sauvé, il ne pouvait rèlre (|uc par cette habile condescendance aux vœux légitimes do la nation. La Révolution était faite. 11 s'agissait de la clore et d'en fermer la porte, j)our ainsi dire, au nez des ambitieux et des fanatiques qui voulaient la recommencer et substituer la république à la monarchie, comme leurs prédécesseurs avaient substitué la royauté constitutionnelle à la royauté absolue. Ce qui prouve que l'unique remède était là, c'est la déconvenue des Jacobins en présence de cette acceptation qui déconcertait tous leurs calculs. « Tout est perdu, le roi est sauvé! » avait dit, à cette nouvelle, le plus fameux de leurs chefs.
Ce triomphe passager, ([ui soulevait déjà tant d'appréhensions et de colères, eût peut-être été définitif, sans l'aveugle imprévoyance de ce parti modéré, de ce côté droit, qui n'avait voulu rien apprendre ni rien oublier, et qui, incapable de sauver la royauté, s'obstina k contrarier fatalement ses sauveurs. C'est ce parti qui avait, en déclarant la qualité de ministre incompatible avec la qualité de membre de l'Assemblée constituante pendant deux ans après l'expiration de ce mandat, écarté si inopportunément Mirabeau de l'action et du
tt. CUI W Moon qn. en
; rAHOifeiée iiiililiMiiii, panlyw k nison et le dér t &BHIS, ot le lUùit, M HiHi, à d'inotiles oouhOb. efaritedegEM i|d nnuènt niBia mr périr le roi qoe r pM- fa^RB a M, à rUdrienr, h véiitdde IktdW nne k FolAnev k fat cette attitude agresaiw ■rit» ai pfotedéaeaÉ le eoitiiiieDt natioiul «t fric^Aft h gaem. n est dans la dniiife de tooles les monardiiw ^ londunl d'ttre perdues .pMM par Im» amiB que par leon
«ek
)Ummm iliiiiliiiill «»chifc,Ui>di»qBpleprt vdfaanaart MilaB« In nsM. Toot ce qn'M
i,at9MlqHB^ylaiidiM